SANTÉ
MORTALITÉ INFANTILE – 340 enfants de moins de 5 ans meurent chaque jour de maladies évitables
En moyenne, près de 1,6 million de personnes tombent malades par jour car elles ont consommé des aliments impropres à la consommation. L’alerte a été lancée par l’Agence sanitaire mondiale de l’ONU, relevant que 340 enfants de moins de 5 ans meurent en moyenne quotidiennement de maladies d’origine alimentaire évitables.
Plus 200 maladies causées par des aliments impropres à la consommation, allant de la diarrhée aux cancers, sont causées par la consommation d’aliments contaminés par des bactéries, des virus, des parasites ou des produits chimiques. « Chaque jour, on estime que 1,6 million de personnes dans le monde tombent malades après avoir consommé des aliments dangereux », a déclaré lors d’un point de presse de l’ONU à Genève, Dr Francesco Branca, Directeur du département Nutrition et sécurité sanitaire des aliments de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), à la veille de la 5ème Journée mondiale de la sécurité sanitaire des aliments. L’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) rappelle d’ailleurs que la sécurité sanitaire des aliments représente une composante essentielle de la sécurité alimentaire. Celle-ci joue un rôle crucial dans la réduction des maladies d’origine alimentaire.
Selon l’agence, 600 millions de personnes sont touchées chaque année par environ 200 types de maladies d’origine alimentaire. Et ce sont les populations pauvres et les jeunes qui en souffrent le plus. Par ailleurs, les maladies d’origine alimentaire sont responsables de 420.000 décès qui pourraient être évités chaque année. L’accès à une alimentation sûre, nutritive et saine est un droit humain fondamental. La salubrité des aliments est un facteur déterminant de la santé humaine. Pour garantir ce droit, les gouvernements doivent veiller à ce que les aliments disponibles répondent aux normes de sécurité. Ces normes garantissent la sécurité, la nutrition et la qualité des aliments et protègent des vies. L’OMS, en collaboration avec la FAO, dirige des groupes d’experts mondiaux et fournit des avis scientifiques pour élaborer des normes alimentaires et protéger la santé des consommateurs partout dans le monde.
La corrélation forte entre l’insécurité alimentaire et l’exposition aux risques de maladies liées aux aliments
La Journée mondiale de la sécurité alimentaire intervient dans une période de crise dans le monde. Selon la FAO, 828 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire chronique. Il y a quelques semaines, le rapport mondial de l’ONU sur les crises alimentaires a mis en évidence qu’au cours des sept dernières années, le nombre de personnes en situation de crise alimentaire est passé de 108 millions à 258 millions, certaines d’entre elles risquant la famine. « Il est clair que plus vous avez faim, plus l’insécurité alimentaire vous affecte de manière chronique aiguë, plus vous allez essayer de trouver de l’alimentation, plus vous serez exposés aux risques d’avoir accès à de l’alimentation qui n’est pas sûre, qui présente des risques en matière de contamination », a affirmé lors d’une conférence de presse à Genève, Dominique Burgeon, Directeur du Bureau de liaison de la FAO à Genève, relevant que « c’est dans les pays les plus vulnérables où il y a plus de risques ».
En fait la FAO entend rappeler « la corrélation forte entre l’insécurité alimentaire et l’exposition aux risques de maladies liées aux aliments ». C’est pourquoi dans tous les pays où elles opèrent, les agences onusiennes essaient d’appuyer ces pays, quel que soit leur situation.
SANTÉ
Malawi – Une nouvelle épidémie de poliomyélite déclarée après une détection à Blantyre
Les autorités sanitaires du Malawi ont officiellement déclaré une épidémie de poliomyélite, relançant les inquiétudes autour de cette maladie hautement contagieuse, deux ans après une précédente crise sanitaire majeure. L’annonce intervient après la confirmation de la présence du virus dans des échantillons environnementaux prélevés à Blantyre, la capitale économique du pays.
Dans un communiqué publié par le ministère de la Santé et de l’Assainissement, la résurgence de la poliomyélite est présentée comme une nouvelle phase critique, qualifiée de deuxième vague récente. Les analyses de laboratoire effectuées sur des matières fécales recueillies dans des toilettes publiques ont mis en évidence une circulation active du virus, signalant un risque élevé de propagation.
Le document, signé par le secrétaire principal du ministère, le Dr Dan Namarika, souligne la gravité de la situation, en particulier pour les enfants, considérés comme les plus vulnérables face à cette infection virale. La découverte du virus à Blantyre est interprétée comme un indicateur clair d’une menace imminente pour la santé publique nationale.
Face à cette alerte, le gouvernement appelle la population à une mobilisation immédiate. La vaccination est mise en avant comme le principal rempart contre la maladie, tandis que les citoyens sont invités à renforcer les pratiques d’hygiène et à coopérer pleinement avec les services de santé.
En coordination avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les autorités affirment avoir déclenché les mécanismes d’intervention d’urgence. Les actions engagées incluent le renforcement de la surveillance épidémiologique, le déploiement de campagnes de vaccination ciblées et une intensification des actions de sensibilisation communautaire afin d’éviter une propagation à grande échelle.
La poliomyélite, qui s’attaque au système nerveux, peut provoquer des paralysies irréversibles, notamment chez les enfants de moins de cinq ans. Avant l’introduction massive des programmes de vaccination, la maladie avait laissé de nombreuses personnes handicapées au Malawi et à travers le continent africain, marquant durablement les systèmes de santé et les familles touchées.
SANTÉ
RD CONGO – Une épidémie de choléra sans précédent frappe 17 provinces
La République démocratique du Congo fait face à la plus sévère épidémie de choléra enregistrée depuis un quart de siècle. Selon l’UNICEF, plus de 64 000 cas et près de 1 900 décès ont été recensés depuis le début de l’année 2025, un niveau inédit qui met sous tension un système de santé déjà fragilisé. Les enfants figurent parmi les principales victimes : ils représentent près d’un quart des infections, avec 14 818 cas et 340 décès confirmés, a indiqué John Agbor, représentant de l’UNICEF en RDC.
Dix-sept des vingt-six provinces, y compris la capitale Kinshasa, sont aujourd’hui touchées. L’organisation souligne que le choléra, pourtant évitable, continue de se propager en raison d’un accès limité à l’eau potable, à l’assainissement et aux services d’hygiène. Dans certains espaces communautaires, les conséquences sont dramatiques : dans un foyer collectif de Kinshasa, 16 enfants sur 62 ont perdu la vie après l’apparition de la maladie.
Les données de l’Enquête démographique et sanitaire 2024-2025 confirment l’ampleur du défi sanitaire : seuls 43 % des Congolais ont accès à des services d’eau de base et à peine 15 % disposent de structures sanitaires adéquates. La crise est également exacerbée par des facteurs structurels tels que les conflits persistants dans l’est du pays, les déplacements massifs, les inondations saisonnières et une urbanisation rapide et non maîtrisée, qui affaiblissent davantage les réseaux d’eau et d’assainissement.
Face à l’urgence, le gouvernement a lancé un Plan multisectoriel d’élimination du choléra 2023-2027, doté d’un budget théorique de 192 millions de dollars, mais largement sous-financé. Parallèlement, l’initiative « Le fleuve Congo sans choléra » vise à intensifier les contrôles sanitaires le long du fleuve, principal axe de circulation du pays. Pour maintenir une réponse opérationnelle en 2026, l’UNICEF estime avoir besoin d’environ six millions de dollars supplémentaires.
SANTÉ
SÉNÉGAL – Fièvre de la Vallée du Rift : 140 cas et 18 décès enregistrés
Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a publié, ce 10 octobre 2025, une mise à jour sur la situation épidémiologique nationale.
À la date du 9 octobre, le Sénégal recense 140 cas confirmés de Fièvre de la Vallée du Rift (FVR) et 6 cas de Mpox. Les autorités sanitaires intensifient leurs efforts pour freiner la propagation et renforcer la prise en charge médicale des malades.
Fièvre de la Vallée du Rift : progression maîtrisée mais préoccupante
Depuis le 21 septembre 2025, la FVR a touché 140 personnes, dont 18 décès.
La région de Saint-Louis demeure l’épicentre avec 130 cas recensés, dont 91 guérisons. Les districts de Richard-Toll (74 cas) et Saint-Louis (44 cas) sont les plus affectés, tandis que quelques cas ont été signalés à Louga, Matam et Fatick.
Face à cette situation, le ministère de la Santé a déployé de nouveaux équipements médicaux à l’hôpital régional de Saint-Louis, notamment pour les soins intensifs, afin d’améliorer la prise en charge des cas graves.
Le ministre Dr Ibrahima Sy a réaffirmé la détermination du gouvernement à agir vite :
« La priorité immédiate est de renforcer les infrastructures médicales et d’assurer une réponse rapide et efficace pour sauver des vies et contenir l’épidémie. »
La Fièvre de la Vallée du Rift est une maladie virale transmise de l’animal à l’homme, principalement lors du contact avec le sang ou les organes d’animaux infectés. Les symptômes incluent fièvre, douleurs musculaires et fatigue, mais les cas graves peuvent entraîner des complications hémorragiques mortelles.
Mpox : 6 cas détectés à Dakar, aucun décès
Concernant le Mpox, le pays a enregistré six cas confirmés depuis le 22 août 2025, tous localisés à Dakar.
Un patient est déclaré guéri, tandis que cinq autres restent sous surveillance médicale. Aucun décès n’a été signalé à ce jour.
Les autorités poursuivent la surveillance épidémiologique et appellent les citoyens à vigilance et responsabilité.
Le ministère invite les populations à respecter les mesures de prévention, à éviter les contacts à risque et à signaler immédiatement tout cas suspect aux structures sanitaires les plus proches.
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