AFRIQUE
NIGER – Incertitudes autour de la mort présumée du leader jihadiste Bakoura
Le vendredi 22 août 2025, le groupe jihadiste Boko Haram a transmis un message audio à l’AFP pour démentir l’annonce de la mort de son chef présumé, Ibrahim Mahamadou alias Bakoura, donnée la veille par l’armée nigérienne.
Selon le communiqué de l’état-major, Bakoura, « tristement célèbre chef de Boko Haram », a été « neutralisé le 15 août sur l’île de Shilawa » (sud-est du Niger) au cours d’une opération aérienne « d’une précision exemplaire ». L’armée attribue à ce dernier de nombreux attentats-suicides contre des civils et des attaques meurtrières contre les armées du Nigeria, du Niger, du Tchad et du Cameroun, ainsi que l’enlèvement de plus de 300 élèves à Kuriga (Nigeria) en mars 2024.
Mais dans un enregistrement sonore en hausa, un lieutenant de Bakoura a affirmé que cette annonce était « complètement fausse » et relevait de la « propagande ». « Je suis actuellement avec lui, nous sommes ensemble », a-t-il ajouté.
Aucune preuve n’a été fournie par les autorités nigériennes, et l’AFP n’a pas pu vérifier de manière indépendante la mort du chef jihadiste. Des experts, tels que Vincent Foucher, chercheur au CNRS et spécialiste de Boko Haram, appellent à la prudence, rappelant que plusieurs décès présumés de leaders jihadistes avaient été démentis par le passé, à l’instar de l’ancien chef Abubakar Shekau, plusieurs fois annoncé mort avant de décéder en 2021.
Si elle est confirmée, la disparition de Bakoura constituerait « une victoire symbolique forte » pour l’armée nigérienne, selon l’analyste nigérien Seidick Abba, même si Boko Haram « a montré sa capacité de résilience et de réorganisation » après la perte de ses dirigeants.
Depuis 2009, l’insurrection de Boko Haram a fait plus de 40.000 morts et déplacé plus de deux millions de personnes au Nigeria et dans les pays voisins du bassin du lac Tchad. Le Niger fait face simultanément aux violences de Boko Haram dans l’est et aux attaques de groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique à l’ouest, près des frontières avec le Mali et le Burkina Faso.
AFRIQUE
SÉNÉGAL – Koweït City : Le Président Bassirou Diomaye Faye reçu avec les honneurs pour relancer la coopération.
L’offensive diplomatique sénégalaise se poursuit dans le Golfe. Le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, a foulé le sol koweïtien ce lundi en début de soirée, marquant le début d’une visite officielle hautement stratégique. L’accueil réservé au président sénégalais à son arrivée à Koweït City témoigne de l’importance que l’émirat accorde à son partenariat avec le Sénégal.

Loin du simple protocole, la réception a pris des allures de sommet diplomatique dès le tarmac. Le Président Faye a été accueilli par les plus hautes autorités de l’État, notamment le Prince héritier Cheikh Sabah Khaled Al Ahmad Al Sabah et le Premier ministre Cheikh Ahmad Abdullah Al-Ahmad Al-Sabah. La présence du Dr Cheikh Bassel Homoud Al-Malek Al-Sabah, conseiller au Conseil des ministres, en tant que chef de la mission d’honneur, souligne le soin particulier apporté à cette visite.




Crédit photo : Présidence de la république
AFRIQUE
SÉNÉGAL – Le président Bassirou Diomaye Faye en tournée officielle au Moyen-Orient
Le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a quitté Dakar ce lundi pour une tournée officielle au Moyen-Orient, marquant une nouvelle étape dans la diplomatie sénégalaise axée sur le renforcement des partenariats stratégiques.
La première étape de ce déplacement conduira le Chef de l’État au Koweït, où il effectuera une visite officielle du 12 au 14 janvier 2026. Cette mission vise à consolider les relations bilatérales entre Dakar et Koweït City, notamment dans les domaines de la coopération économique, du financement du développement, des investissements et de l’assistance technique. Le Koweït demeure un partenaire important du Sénégal, en particulier à travers ses fonds souverains et ses mécanismes de coopération multilatérale.
Au cours de son séjour, le Président Bassirou Diomaye Faye devrait s’entretenir avec les plus hautes autorités koweïtiennes afin d’explorer de nouvelles perspectives de collaboration et de réaffirmer la volonté commune de renforcer les liens historiques entre les deux États.
À l’issue de cette visite, le Chef de l’État se rendra aux Émirats arabes unis pour prendre part à la Semaine de la Durabilité d’Abu Dhabi, prévue les 14 et 15 janvier 2026. Cet événement international de premier plan rassemble des dirigeants politiques, des décideurs économiques, des experts et des acteurs du secteur privé autour des grands défis mondiaux liés au développement durable, à la transition énergétique, à la lutte contre le changement climatique et à l’innovation technologique.
AFRIQUE
SÉNÉGAL – Deux ex-ministres de Macky Sall renvoyés devant la Haute Cour de justice
Un nouveau chapitre judiciaire s’ouvre au Sénégal pour deux figures de l’ancien régime. Ismaïla Madior Fall, ex-ministre de la Justice, et Aïssatou Sophie Gladima, ancienne ministre des Mines et de la Géologie sous la présidence de Macky Sall, seront prochainement jugés devant la Haute Cour de justice. La commission d’instruction de cette juridiction d’exception a confirmé les charges retenues contre eux, ouvrant formellement la voie à un procès.
Compétente pour juger les membres du gouvernement et les anciens chefs de l’État pour des faits présumés commis dans l’exercice de leurs fonctions, la Haute Cour de justice est appelée à se prononcer sur des dossiers sensibles à forte portée politique. Les deux anciens ministres contestent vigoureusement les accusations portées contre eux.
Ismaïla Madior Fall est poursuivi pour tentative de corruption. Selon l’instruction, il aurait sollicité la somme de 50 millions de francs CFA auprès d’un promoteur immobilier, en contrepartie de l’attribution d’un marché public relatif à la construction d’un centre pénitentiaire. Des faits qui remonteraient à la période où il occupait le portefeuille de la Justice. Placé en détention provisoire avant d’être assigné à résidence sous bracelet électronique en mai 2025, l’ancien garde des Sceaux nie toute implication dans cette affaire.
De son côté, Aïssatou Sophie Gladima est inculpée pour complicité d’escroquerie sur les deniers publics. Elle est mise en cause dans la gestion de 73 millions de francs CFA, des fonds destinés à la construction d’un centre d’accueil pour les orpailleurs affectés par la pandémie de Covid-19, un projet qui n’a jamais été réalisé. Après plusieurs semaines de détention, elle avait bénéficié d’une liberté provisoire en juillet 2025. Là encore, l’ancienne ministre réfute les faits qui lui sont reprochés.
La date du procès n’a pas encore été arrêtée. Particularité majeure de la Haute Cour de justice : ses décisions ne sont pas susceptibles d’appel, une spécificité régulièrement dénoncée par certains acteurs politiques et de la société civile, qui s’inquiètent des garanties d’un procès équitable. Dans un contexte de reddition des comptes accrue, ces procédures seront scrutées de près, tant sur le plan judiciaire que politique.
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