Connect with us

AFRIQUE

SÉNÉGAL – Diomaye à Luanda, Sonko à Abou Dhabi : les Sénégalais face à un flou inédit

Publie

le

Au Sénégal, une nouvelle zone d’ombre s’est installée autour du tandem exécutif formé par Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko. Les deux hommes, habituellement au centre de toutes les attentions, se sont retrouvés simultanément hors du pays : le président à Luanda pour le sommet Europe-Afrique, le Premier ministre à Abou Dhabi pour une mission économique. Rien, en théorie, n’interdit cette double absence, mais la tradition républicaine veut que l’un des deux reste toujours à Dakar pour garantir une continuité visible du pouvoir. Cette fois-ci, ce protocole tacite n’a pas été respecté, et cela a suffi à nourrir les débats.

Ce qui a surtout alimenté la polémique, c’est la nature silencieuse du déplacement d’Ousmane Sonko. Aucun communiqué, aucun mot en Conseil des ministres, aucun agenda partagé par la Primature. L’information est finalement sortie non pas par les canaux officiels, mais par un message publié sur X par Madiambal Diagne, farouche opposant au régime. Il y affirmait que Sonko avait quitté Dakar à bord d’un jet privé, direction Abou Dhabi, la veille même du départ du président pour l’Angola.

La suite a pris l’allure d’un feuilleton improvisé. Presse, analystes et citoyens ont multiplié les questions : pourquoi ce silence ? Pourquoi un déplacement aussi stratégique n’a-t-il pas été annoncé ? C’est finalement le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, qui a apporté les seules précisions disponibles, évoquant un voyage officiel du Premier ministre et du ministre des Finances pour rencontrer des investisseurs potentiels. Aucun détail supplémentaire, aucune date de retour : le flou reste entier.

Dans un contexte de tensions palpables entre Diomaye et Sonko, ce déplacement parallèle ne passe pas inaperçu. D’autant que les deux hommes poursuivent le même objectif : trouver des financements pour un pays confronté à une dette historique. À Luanda comme à Abou Dhabi, la quête est la même, mais les méthodes diffèrent — assez pour alimenter toutes les interprétations.

Continuer la lecture
Advertisement
Cliquez ici pour commenter

Laisser un commentaire

AFRIQUE

TCHAD – SOUDAN – N’Djamena ferme sa frontière face aux incursions armées

Publie

le

Le Tchad a décidé lundi de fermer sa frontière avec le Soudan jusqu’à nouvel ordre, invoquant des « incursions répétées » de groupes armés impliqués dans le conflit soudanais. N’Djamena affirme vouloir empêcher toute propagation des hostilités sur son territoire.

Dans un communiqué officiel, les autorités tchadiennes soulignent leur détermination à préserver l’intégrité territoriale du pays et à prévenir toute extension de la guerre. La décision intervient après l’attaque, ce week-end, de la localité d’Al-Tina, au Darfour, par les Forces de Soutien Rapide (FSR), qui ont revendiqué la prise de la ville frontalière.

Ce nouvel épisode s’inscrit dans une série de tensions transfrontalières. En janvier, une confrontation avec des éléments des FSR avait entraîné la mort de sept soldats tchadiens, accentuant les préoccupations sécuritaires de N’Djamena.

Le gouvernement tchadien affirme se réserver « le droit de riposter » en cas de violation de son territoire. Les déplacements de personnes et de marchandises sont suspendus, même si des dérogations strictement encadrées pourront être accordées pour des motifs humanitaires.

La fermeture intervient alors que le Tchad accueille déjà des centaines de milliers de réfugiés soudanais depuis le déclenchement du conflit en avril 2023. Entre impératif sécuritaire et pression humanitaire croissante, le pays se trouve confronté à un équilibre délicat à sa frontière orientale.

Advertisement
Continuer la lecture

AFRIQUE

AFRIQUE DU SUD – le fils de Robert Mugabe devant la justice pour tentative de meurtre

Publie

le

Bellarmine Chatunga Mugabe, plus jeune fils de l’ancien président zimbabwéen Robert Mugabe, a comparu lundi devant un tribunal sud-africain pour répondre d’accusations de tentative de meurtre.

La juridiction a décidé de reporter l’audience au 3 mars afin de permettre la poursuite des investigations. D’ici là, l’accusé demeure placé en détention. Un second suspect, dont l’identité n’a pas été rendue publique, est également poursuivi dans le cadre de la même affaire.

Les deux hommes font en outre l’objet de poursuites pour entrave à la justice, les autorités n’ayant pas encore retrouvé l’arme utilisée lors des faits. Selon les éléments communiqués, les tirs auraient visé le jardinier d’une villa située dans un quartier résidentiel aisé de Johannesburg. La victime, initialement dans un état critique, reste hospitalisée.

L’affaire intervient dans un contexte où le nom Mugabe demeure fortement associé à l’histoire politique du Zimbabwe. Robert Mugabe a dirigé le pays pendant 37 ans avant de quitter le pouvoir en 2017. Il est décédé en 2019.

Continuer la lecture

AFRIQUE

RD CONGO – BURUNDI : le poste stratégique de Kavimvira rouvre après deux mois de fermeture

Publie

le

Après plus de deux mois d’interruption, un point névralgique des échanges transfrontaliers entre la République démocratique du Congo et le Burundi a rouvert lundi matin. Le poste de Kavimvira, situé sur les rives du lac Tanganyika, a repris ses activités à 8 heures, selon le gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi.

Ce corridor stratégique relie la capitale économique burundaise, Bujumbura, à la ville d’Uvira, dans l’est congolais. Il joue un rôle central dans l’approvisionnement et les flux commerciaux régionaux.

Le poste-frontière avait été fermé en décembre, dans le contexte d’une nouvelle offensive du M23 dans l’est de la RDC. Selon plusieurs analystes, cette poussée visait notamment à affaiblir les lignes de soutien aux forces congolaises, en particulier autour d’Uvira. La séquence avait entraîné des déplacements massifs de populations vers le Burundi.

Malgré la fermeture terrestre, les échanges économiques n’avaient pas totalement cessé, certains flux se maintenant par voie lacustre. En janvier, le M23 s’est retiré d’Uvira, invoquant une demande des États-Unis, engagés dans une tentative de médiation entre Kinshasa et Kigali. Les autorités congolaises ont ensuite affirmé avoir rétabli leur contrôle sur la ville.

Si la réouverture de Kavimvira marque un signal d’accalmie, d’autres postes-frontières situés dans des zones où le M23 demeure actif restent fermés. La situation sécuritaire demeure donc fragile, malgré la reprise progressive des mouvements de retour signalés par des responsables burundais.

Advertisement
Continuer la lecture
Advertisement

DERNIERS ARTICLES

FACEBOOK

PUB

NEWS +