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AFRIQUE DE L’OUEST

SÉNÉGAL – « Je n’ai jamais dit que je ferai un troisième mandat », Président Macky Sall

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Le président de la République du Sénégal, Macky Sall, s’est enfin prononcé de manière moins ambiguë sur la question d’un éventuel troisième mandat à la tête du pays pour l’élection présidentielle de 2024. Le chef de l’Etat affirme n’avoir jamais dit qu’il compte se présenter au scrutin présidentiel à venir. Des propos qu’il a tenus en marge d’une audience accordée à une délégation de la société civile le vendredi  12 mars 2021 suite aux manifestations violentes qui ont récemment secoué le pays.

Le président de la République Macky Sall semble maintenant mettre un terme au débat sur un possible troisième mandat. Devant les membres de la société civile, il rend superflue cette question permanente sur sa candidature à l’élection présidentielle de 2024. « Arrêtez ce débat et travaillons, je n’ai jamais dit que je ferai un troisième mandat. » Des propos qui vont sans doute rassurer le Mouvement pour la Défense de la Démocratie (M2D) qui exigeait une position claire du président Macky Sall sur cette question précise.  

Macky Sall a été réélu le 24 février 2019. Mais, avec la modification de la Constitution lors du référendum du 20 mars 2016, la durée du mandat présidentiel est passée de sept à cinq ans renouvelable une seule fois. Toutefois, le même débat que sous la présidence d’Abdoulaye Wade risquait de se poser. La loi n’est pas rétroactive et pas conséquent le premier mandat de sept ans du président Macky Sall « est hors de portée de la loi nouvelle », selon le Conseil Constitutionnel. Alors, depuis lors, le débat sur une troisième candidature de Macky Sall commençait à faire couler beaucoup d’encre et passionner le débat. Ce dernier a maintenu le flou pendant plus de deux ans en déclarant qu’il ne dira « Ni oui ni non » à un troisième mandat. Cette présente déclaration faite devant la société civile est peut être le signe de la résignation du président à faire un pas à la demande du cercle politique après les émeutes qui ont éclaté dans le pays du jeudi 4 au lundi 8 mars 2021 occasionnant 13 morts, plus de 590 blessés et des centaines d’arrestations de manifestants.

L’autre sujet important abordé par la délégation de la société civile reste l’amnistie de Karim Wade, le fils de l’ancien président Abdoulaye Wade et Khalifa Sall, maire de Dakar de 2009 à 2018, tous les deux condamnés par la justice sénégalaise respectivement pour détournement de deniers publics et mauvaise gestion de la caisse d’avance de la mairie de Dakar. Sur cette question, le chef de l’Etat se dit ouvert au dialogue afin qu’un consensus fort soit trouvé.

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AFRIQUE

BURKINA FASSO – Des VDP(Volontaires pour la défense de la patrie) condamnés pour mutilation de cadavre

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Un an après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant la mutilation d’un corps attribuée à des hommes en tenue militaire burkinabè, la justice militaire a enfin apporté des réponses. À l’époque, en novembre 2024, aucun élément ne permettait d’identifier les auteurs, le lieu ni la date des faits. L’enquête ouverte par l’état-major général des armées vient désormais d’aboutir à plusieurs condamnations lors d’une audience foraine.

Les investigations ont révélé que la scène qualifiée de « mutilation de cadavre » s’était déroulée à Sono, une commune rurale située dans la province de la Kossi, à près de 300 kilomètres de Ouagadougou, non loin de la frontière malienne. Quatre Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ont été reconnus coupables et condamnés à des peines allant de deux à trois ans de prison ferme pour « mutilation de cadavre » et « non-respect des égards dus aux morts ».

Lors de la même audience, deux autres VDP ont été jugés pour un dossier distinct. Ils avaient interpellé trois personnes à Tchériba, dans la province du Mouhoun, plus au sud du pays. Les trois individus étaient décédés après leur arrestation. Les volontaires ont été condamnés à 11 ans de prison, une partie de la peine étant assortie de sursis, selon des sources judiciaires.

À l’issue du procès, le procureur militaire, le commandant Ahmed Ferdinand Sountoura, a rappelé l’impératif de discipline et de responsabilité au sein des Forces de défense et de sécurité. Il a fermement condamné « les abus liés à l’usage excessif de la force, notamment des armes à feu », appelant l’ensemble des unités à respecter strictement les règles d’engagement et le droit des conflits armés.

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AFRIQUE

GUINÉE BISSAU – Le général Horta N’Tam nomme Ilidio Vieira Té Premier ministre

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Deux jours après le renversement du président Umaro Sissoco Embaló par le haut commandement militaire, la Guinée-Bissau poursuit sa transition sous la houlette du général Horta N’Tam. Ce vendredi 28 novembre, un communiqué du président de la Transition a officiellement annoncé la nomination d’Ilidio Vieira Té au poste de Premier ministre. Jusqu’alors ministre des Finances, il conserve d’ailleurs ce portefeuille, cumulant ainsi deux fonctions stratégiques au sein du nouvel exécutif.

Sur le terrain, la capitale Bissau retrouve progressivement un semblant de normalité. Dès les premières heures de la matinée, les commerces ont rouvert après avoir reçu l’autorisation des militaires. Dans le centre-ville, les rues reprennent vie : les cafés du Vieux-Bissau ont réinstallé leurs terrasses à l’aube, tandis que les vendeuses de bananes et de noix de cajou ont retrouvé leur place habituelle sous l’ombre des parasols, aux abords du marché central. Les écoles ont également rouvert leurs portes et les enfants ont repris le chemin des classes, cartables au dos.

Cependant, derrière cette apparente normalisation, beaucoup de Bissau-guinéens restent prudents. Dans les conversations de rue, l’inquiétude domine. Certains habitants craignent les conséquences du basculement vers un régime militaire et regrettent que l’armée soit sortie des casernes pour prendre le pouvoir politique. Pour eux, ce retour à une vie active ne résout pas les incertitudes sur la durée et la nature réelle de la transition annoncée pour les prochains mois.

Ainsi, tandis que les activités quotidiennes reprennent, le pays demeure suspendu aux prochaines décisions du général Horta N’Tam et de son gouvernement. La nomination d’Ilidio Vieira Té marque une étape importante, mais le climat reste chargé de questions sur l’avenir politique de la Guinée-Bissau.

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AFRIQUE

GUINÉE-BISSAU – Le général Horta N’Tam prend la tête de la transition après le coup de force militaire

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Le général Horta N’Tam, jusque-là chef d’état-major de l’armée de terre, a été officiellement investi ce jeudi 27 novembre président de la transition et du Haut commandement militaire en Guinée-Bissau. L’annonce a été faite lors d’une conférence de presse à Bissau, au lendemain de la prise totale de contrôle du pays par les forces armées. Proche de l’ex-président Umaro Cissoko Embalo, le général Horta N’Tam a prêté serment au siège de l’état-major, devenu désormais le nouveau centre du pouvoir.

La brève cérémonie, organisée sans protocole ni hymne national, s’est déroulée sous haute sécurité. Les trois corps de l’armée – terre, air et marine – ont confirmé l’installation officielle du nouveau dirigeant pour une transition politique fixée à douze mois.

Pendant ce temps, le président déchu Umaro Cissoko Embalo demeure détenu à l’état-major, tandis que plusieurs personnalités politiques ont été arrêtées, dont Domingos Simoes Pereira, chef du PAIGC. D’autres opposants, magistrats et responsables électoraux figurent également parmi les personnes interpellées. La capitale, totalement paralysée, reste sous forte surveillance militaire malgré la levée du couvre-feu. Les médias sont en grande partie réduits au silence, hormis les canaux officiels contrôlés par les militaires.

Dans son premier discours, le général Horta N’Tam a justifié la prise du pouvoir par la nécessité de contrer une “menace de déstabilisation menée par des narcotrafiquants”. L’armée a également annoncé la réouverture des frontières, fermées dans la foulée du putsch.

Les réactions internationales ont rapidement suivi. La CEDEAO a condamné « un coup d’État » interrompant « illégalement » le processus électoral et menace de prendre des mesures pour rétablir l’ordre constitutionnel. Le Ghana, la Russie et les Nations unies ont exprimé leurs inquiétudes. Le Sénégal, voisin direct, reste pour l’instant silencieux.

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La Guinée-Bissau se trouve ainsi plongée dans une nouvelle crise politique majeure, au moment même où le pays attendait les résultats du scrutin présidentiel. L’issue de cette transition militaire reste, pour l’instant, une grande inconnue.

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