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AFRIQUE

AFRIQUE DU SUD – Nathi Mthethwa, diplomate et ancien ministre, décède à Paris

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Selon les premiers éléments de l’enquête, la disparition de Nkosinathi Emmanuel Mthethwa, dit Nathi, avait été signalée dès la veille de sa mort par son épouse. Parti de son domicile vers 16h30 pour assister à un cocktail, l’ambassadeur n’avait plus donné signe de vie jusqu’à l’envoi d’un SMS inquiétant à 21h30, dans lequel il présentait ses excuses et exprimait son intention de mettre fin à ses jours.

Son corps a été découvert le lendemain, mardi vers 11h30, dans la cour intérieure d’un hôtel parisien où il avait réservé une chambre dix jours auparavant. Selon le parquet, la fenêtre de sa chambre, située au 22ᵉ étage, avait été forcée. Aucune trace de lutte, ni de stupéfiants, ni de médicaments n’a été relevée par les enquêteurs. Le personnel de l’hôtel a précisé que le système de sécurité avait été brisé à l’aide d’une paire de ciseaux retrouvée sur place.

Une perte pour la diplomatie sud-africaine

Dans un communiqué, le ministre sud-africain des Relations internationales, Ronald Lamola, a qualifié cette disparition de « perte nationale et diplomatique », précisant que les circonstances exactes demeuraient sous enquête des autorités françaises.

Le président Cyril Ramaphosa a rendu hommage à l’ambassadeur, saluant son rôle dans le renforcement des relations entre l’Afrique du Sud et la France, ainsi que sa contribution aux initiatives internationales communes.

Une carrière politique marquée par des responsabilités majeures

Nommé ambassadeur en France en février 2024, Mthethwa avait occupé plusieurs portefeuilles ministériels : ministre de la Police (2008-2014), des Sports, puis des Arts et de la Culture. Son mandat à la tête de la police reste marqué par la tragédie de Marikana en 2012, où 34 mineurs en grève furent tués lors d’une répression violente.

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Ancien militant de l’ANC et figure de la lutte anti-apartheid, proche de Jacob Zuma, il avait intégré l’aile militaire du parti avant de devenir une personnalité politique de premier plan. L’ANC a salué « un guide et un bâtisseur de cohésion », rappelant qu’il avait contribué, entre 2007 et 2022, à définir la ligne politique du mouvement.

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AFRIQUE

MADAGASCAR – Après Poutine, le président Michaël Randrianirina consolide ses liens avec son homologue Emmanuel Macron

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Après des déplacements officiels aux Émirats arabes unis, en Afrique du Sud et en Russie, le nouveau président de Madagascar poursuit son offensive diplomatique en France.

Le colonel Michaël Randrianirina a été reçu mardi à l’Palais de l’Élysée par son homologue français, Emmanuel Macron. Selon la présidence française, les échanges ont porté sur « l’accompagnement de la transition malgache » ainsi que sur le « renouvellement du partenariat bilatéral » entre Paris et Antananarivo.

Il s’agit de la première visite du chef de l’État malgache en France depuis son arrivée au pouvoir en octobre, à la suite d’un vaste mouvement de contestation populaire ayant conduit à un changement à la tête du pays.

Cette séquence diplomatique intervient toutefois dans un contexte stratégique sensible. La semaine précédente, Michaël Randrianirina s’était rendu à Moscou pour rencontrer le président russe Vladimir Poutine. À cette occasion, le dirigeant du Kremlin avait qualifié Madagascar de « grand partenaire » de la Russie en Afrique, mettant en avant les perspectives de coopération bilatérale.

La succession de ces visites illustre une stratégie d’équilibre : consolider les relations historiques avec Paris tout en diversifiant les alliances, notamment avec Moscou et d’autres puissances émergentes. Pour Antananarivo, l’enjeu est double : obtenir un soutien politique à la transition en cours et capter des appuis économiques dans un environnement international marqué par une compétition accrue d’influence sur le continent africain.

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Finale sous tension : Le PM Ousmane Sonko critique la gestion marocaine du dossier

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Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a vivement réagi à la condamnation de plusieurs supporters sénégalais au Maroc, à la suite de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 disputée le 18 janvier.

Les supporters avaient été interpellés après la rencontre, accusés de violences contre les forces de sécurité marocaines et de dégradations matérielles. Jeudi dernier, un tribunal marocain a prononcé des peines allant de trois mois à un an de prison, assorties d’amendes pouvant atteindre 545 dollars.

S’exprimant devant le Parlement, Ousmane Sonko a estimé que l’affaire « dépasse le cadre du sport », regrettant une escalade qu’il juge disproportionnée entre deux États partenaires. « Pour deux pays qui se considèrent comme amis, les choses n’auraient pas dû aller aussi loin », a-t-il déclaré.

Le chef du gouvernement sénégalais a également affirmé que le traitement réservé aux supporters « ne rend pas honneur » aux relations bilatérales entre Dakar et Rabat. Il a assuré que les autorités sénégalaises ont entrepris toutes les démarches diplomatiques nécessaires en vue d’obtenir leur libération.

En cas d’impasse, le Sénégal pourrait activer un accord bilatéral prévoyant le transfert mutuel de personnes condamnées, permettant aux supporters de purger leur peine sur le sol sénégalais.

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Sur le plan sportif, la finale s’était soldée par une victoire du Sénégal (1-0) face au pays hôte, le Maroc. La rencontre avait cependant été émaillée d’incidents ayant conduit à des sanctions disciplinaires visant à la fois des joueurs et des supporters des deux camps.

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AFRIQUE

TCHAD – SOUDAN – N’Djamena ferme sa frontière face aux incursions armées

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Le Tchad a décidé lundi de fermer sa frontière avec le Soudan jusqu’à nouvel ordre, invoquant des « incursions répétées » de groupes armés impliqués dans le conflit soudanais. N’Djamena affirme vouloir empêcher toute propagation des hostilités sur son territoire.

Dans un communiqué officiel, les autorités tchadiennes soulignent leur détermination à préserver l’intégrité territoriale du pays et à prévenir toute extension de la guerre. La décision intervient après l’attaque, ce week-end, de la localité d’Al-Tina, au Darfour, par les Forces de Soutien Rapide (FSR), qui ont revendiqué la prise de la ville frontalière.

Ce nouvel épisode s’inscrit dans une série de tensions transfrontalières. En janvier, une confrontation avec des éléments des FSR avait entraîné la mort de sept soldats tchadiens, accentuant les préoccupations sécuritaires de N’Djamena.

Le gouvernement tchadien affirme se réserver « le droit de riposter » en cas de violation de son territoire. Les déplacements de personnes et de marchandises sont suspendus, même si des dérogations strictement encadrées pourront être accordées pour des motifs humanitaires.

La fermeture intervient alors que le Tchad accueille déjà des centaines de milliers de réfugiés soudanais depuis le déclenchement du conflit en avril 2023. Entre impératif sécuritaire et pression humanitaire croissante, le pays se trouve confronté à un équilibre délicat à sa frontière orientale.

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