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AFRIQUE DE L’OUEST

MALI – Fin de l’opération Barkhane au Sahel

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Les troupes françaises, engagées au Mali depuis 2013, dans la lutte contre le djihadisme, vont se retirer du pays. L’annonce a été faite ce jeudi 10 juin 2021 par le chef d’État français, Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse à l’Élysée en amont du G7. Toutefois, la lutte contre les djihadistes affiliés au groupe État islamique et à Al-Qaïda va continuer mais elle sera désormais assurée par une force internationale composée de soldats provenant de plusieurs pays du monde.

La France a décidé de céder la place à une force internationale au Sahel. L’opération anti jihadiste, lancée depuis huit ans, sera assurée par des troupes issues de plusieurs pays tels que l’Italie, le Danemark, la Grèce, la Hongrie, ou encore la Serbie. Le président français Emmanuel Macron l’a fait savoir ce jeudi 10 juin 2021 au cours d’une conférence de presse à l’Elysée. « À l’issue de consultations (…) nous amorcerons une transformation profonde de notre présence militaire au Sahel », a affirmé d’emblée le chef d’État français avant d’annoncer la « fin de l’opération Barkhane en tant qu’opération extérieure » et la mise en œuvre « d’une alliance internationale associant les États de la région ». Une telle décision entrainera petit à petit la fermeture des bases militaires françaises au Mali puisque les opérations seront désormais entre les mains des forces spéciales. 

Un retrait qui marque l’entrée dans une nouvelle phase de lutte contre le djihadisme au Sahel. La France qui a déjà perdu 50 hommes sur les 5100 déployés depuis le début de l’opération Barkhane en 2013 a invité le gouvernement malien à ne pas entamer de négociations avec les goupes djijadistes de l’Etat islamique encore moins avec les organisations affiliées à Al-Qaïda regroupées au sein du GSIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans). Dans ce combat désormais internationalisé, l’Italie, le Danemark, la Grèce, la Hongrie et la Serbie ont prévu de fournir des hommes. « Notre objectif, c’est d’arriver à 2 000 hommes sur Takuba, avec un pilier français autour de 500 hommes, dans la durée, et une coopération avec les armées de la région, avec plusieurs emprises [bases militaires, NDLR] mais à chaque fois en appui, avec des militaires qui seraient là dans la durée aux côtés des militaires sahéliens, ce qui est une logique différente de celle des opex« , avait déclaré Emmanuel Macron au mois de février 2021.

A rappeler que cette décision de la France a été motivée par le deuxième coup d’État en huit mois perpétré par le Colonel Assimi Goita. En guise de sanction, le président français avait annoncé, le 30 mai 2021, le gel des opérations conjointes avec l’armée malienne. D’ailleurs, Emmanuel Macron n’a pas apprécié la reconnaissance par la Cedeao du colonel Assimi Goita comme président de la transition. Pour lui, c’est un précédent dangereux pour le continent africain.

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Au Koweït, Le président Bassirou Diomaye Faye à l’écoute de la diaspora sénégalaise

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En clôture de sa journée officielle au Koweït, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a accordé un temps d’échange à la communauté sénégalaise résidant dans le pays. Cette rencontre, empreinte de proximité, s’inscrit dans la volonté affichée par le Chef de l’État de renforcer les liens entre le Sénégal et sa diaspora.

Face à ses compatriotes, le Président a mis en avant leur capacité d’intégration et leur contribution positive à l’image du Sénégal à l’étranger. Il a salué une communauté respectueuse des lois du pays d’accueil, tout en restant profondément attachée aux valeurs nationales. Pour le Chef de l’État, les Sénégalais du Koweït incarnent une diaspora responsable, consciente de son rôle économique, social et diplomatique.

Bassirou Diomaye Faye a également tenu à rappeler l’engagement des autorités sénégalaises à veiller à la protection des droits de leurs ressortissants à l’étranger. Il a insisté sur l’importance d’un accompagnement institutionnel constant afin de garantir leur sécurité, leur dignité et leur épanouissement.

Dans son adresse, le Président a souligné le rôle stratégique de cette communauté, qu’il considère comme un levier essentiel du rapprochement entre Dakar et Koweït City. Il a invité ses membres à poursuivre leurs efforts en faveur de l’unité, de la solidarité et du rayonnement du Sénégal, contribuant ainsi au renforcement de l’image du pays sur la scène internationale.

Source : Présidence de la république

Crédit photo : Présidence de la république

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AFRIQUE

BURKINA FASO – Un gouvernement resserré et des ministères rebaptisés pour marquer la transition

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Le Burkina Faso a procédé à un remaniement gouvernemental le 12 janvier 2026, annoncé officiellement par le secrétaire général du gouvernement et du Conseil des ministres. Sans bouleverser l’architecture générale de l’exécutif, cette recomposition confirme le maintien du Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo à la tête du gouvernement, tout en introduisant des ajustements ciblés, tant sur les hommes que sur les portefeuilles ministériels.

La nouvelle équipe gouvernementale compte désormais vingt-deux ministres. Le remaniement enregistre quatre départs, deux nouvelles entrées et une série de changements de dénomination de ministères, traduisant une volonté politique affirmée de redéfinir les priorités de l’action publique dans un contexte de transition sécuritaire et institutionnelle.

Parmi les changements notables figure le départ de Roland Somda, jusque-là ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi. Son éviction intervient dans un contexte marqué par l’élimination précoce des Étalons du Burkina Faso dès les huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations au Maroc, un échec sportif qui semble avoir pesé lourd dans la décision. Il est remplacé par Annick Lydie Zingué Ouattara, nouvelle figure appelée à redynamiser ce département stratégique pour la jeunesse burkinabè.

D’autres ministres quittent également le gouvernement. Luc Sorgho cède son poste aux Infrastructures, Roger Barro quitte le portefeuille de l’Environnement, tandis que Boubacar Sawadogo n’est plus en charge de l’Enseignement secondaire. Ces départs traduisent une volonté de réajustement sectoriel dans des domaines clés du développement national.

Au-delà des changements de personnes, ce remaniement se distingue surtout par l’adoption de nouvelles appellations ministérielles à forte charge symbolique. Le ministère de la Défense devient officiellement le ministère de la Guerre et de la Défense patriotique, toujours dirigé par le général de division Célestin Simporé. Le ministère de la Fonction publique et du Travail est rebaptisé ministère des Serviteurs du peuple, tandis que l’Habitat et l’Urbanisme sont fusionnés au sein du ministère de la Construction de la Patrie.

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Certains départements stratégiques conservent toutefois leur stabilité. Karamoko Jean Marie Traoré reste à la tête du ministère des Affaires étrangères, même si les références à la coopération régionale et aux Burkinabè de l’extérieur disparaissent de son intitulé. De son côté, Edasso Rodrigue Bayala demeure ministre de la Justice, mais sans le portefeuille des Droits humains.

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Koweït City : Le Président Bassirou Diomaye Faye reçu avec les honneurs pour relancer la coopération.

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L’offensive diplomatique sénégalaise se poursuit dans le Golfe. Le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, a foulé le sol koweïtien ce lundi en début de soirée, marquant le début d’une visite officielle hautement stratégique. L’accueil réservé au président sénégalais à son arrivée à Koweït City témoigne de l’importance que l’émirat accorde à son partenariat avec le Sénégal.

Loin du simple protocole, la réception a pris des allures de sommet diplomatique dès le tarmac. Le Président Faye a été accueilli par les plus hautes autorités de l’État, notamment le Prince héritier Cheikh Sabah Khaled Al Ahmad Al Sabah et le Premier ministre Cheikh Ahmad Abdullah Al-Ahmad Al-Sabah. La présence du Dr Cheikh Bassel Homoud Al-Malek Al-Sabah, conseiller au Conseil des ministres, en tant que chef de la mission d’honneur, souligne le soin particulier apporté à cette visite.

Crédit photo : Présidence de la république

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