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CULTURE

SÉNÉGAL : « Queen Biz » : Un coup de gueule de Chérif Sadio.

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Passionné des médias et de l’évolution du sport, chroniqueur, traducteur et interprète indépendant, Chérif est un jeune chômeur d’une vingtaine d’années, diplômé en langues et civilisations étrangères, actuellement à la cherche à la Sorbonne (Paris). Il nous parle d’une réalité sociale dépeint autour de l’artiste chanteuse « Queen Biz ». Selon lui, les réseaux sociaux sont devenus un lieu de manifestation du terrorisme intellectuel ou sentimental.

La sorcellerie, c’est quand tu n’aimes pas Queen Bizz et que tu passes tes heures sur sa page pour y poster tes commentaires maladroits. Tu n’aimes pas l’artiste, ne te brûle pas le cœur, vas surfer sur la page de celle que tu aimes et laisse-la vivre sa vie musicale. 

L’indiscipline virtuelle commence à atteindre le plafond au Sénégal. Coumba Diallo n’est pas bonne chanteuse mais elle a quand-même plus de vues sur les plateformes et gagne des contrats que certaines de vos « art-tristes » qui se dépigmentent la peau pour paraître belles ne touchent pas. Vous êtes vraiment des sorciers virtuels. Et si et seulement si vous avez en vous, le pouvoir de la tuer, vous n’hésiterez certainement pas.

L’artiste Queen Biz.

Ce pays est une vraie arnaque, où l’hypocrisie se manifeste surtout quand la personne est morte. De ton vivant, on fait tout pour t’empêcher de décoller mais une fois morte, tu vois tous les hommages qui se justifient après, par les prétextes selon lesquels Dieu a dit dans le Qur’an qu’il faut parler du bien de la personne une fois qu’elle rende l’âme. Mais ils oublient que le même Dieu interdit à ses fidèles de saboter les œuvres de leurs semblables.

L’artiste chanteuse Queen Biz à Northern Ireland.

Les réseaux sociaux sont devenus un lieu de manifestation du terrorisme intellectuel ou sentimental. Les uns utilisent les utilisent pour le partage d’informations, d’idées, d’aide et de communication, bonifiant même leur savoir dans bon nombre de domaines. Par contre, d’autres ont le temps de passer leurs journées à se moquer des gens qui font des preuves dans le secteur où ils évoluent. 

Coumba fait partie des artistes qui ont fait les bancs jusqu’à à niveau supérieur et elle n’était pas une étudiante nulle. Parmi ceux qui tentent de la rabaisser dans les RS, je suis sûr et certain qu’elle est plus instruite et diplômée qu’eux, malgré sa carrière musicale. En plus, elle est fière de ce qu’elle est, et elle ne peint pas sa peau pour devenir une blanche. Heureusement que la méchanceté est gratuite sinon elle ruinerait les plus cons parmi nous les êtres vivants, surtout chez nous, au Sénégal.

© Chérif Sadio

L’artiste chanteuse Queen Biz.
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CULTURE

SÉNÉGAL – Mohamed Gassama publie Sonko, l’omniprésent, une analyse du phénomène politique sénégalais

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Le journaliste et écrivain Mohamed Gassama signe un nouvel ouvrage consacré à l’une des figures les plus marquantes de la vie politique sénégalaise contemporaine : Ousmane Sonko. Intitulé Sonko, l’omniprésent, le livre se veut une réflexion sur le parcours, l’influence et la place qu’occupe le leader du Pastef dans le débat public sénégalais. La cérémonie de dédicace a eu lieu le 25 juillet dernier à la Maison de la presse.

Selon son auteur, cet ouvrage « n’est ni un plaidoyer ni un réquisitoire ». Il s’agit avant tout d’un travail d’analyse qui cherche à comprendre les mécanismes ayant fait d’Ousmane Sonko une personnalité incontournable de la scène politique nationale. À travers une approche journalistique, Mohamed Gassama s’intéresse à la manière dont le leader du Pastef est devenu, au fil des années, un acteur central des grandes séquences politiques du Sénégal.

Le titre, Sonko, l’omniprésent, traduit cette réalité politique : qu’il soit dans l’opposition ou aux responsabilités, Ousmane Sonko demeure au cœur des débats. Son ascension, son discours sur la souveraineté, la gouvernance et les réformes de l’État, ainsi que sa capacité à mobiliser une large frange de la jeunesse, ont profondément transformé le paysage politique sénégalais.

Au-delà du portrait d’un homme politique, Mohamed Gassama invite également le lecteur à s’interroger sur les mutations de la société sénégalaise. Le livre explore les attentes d’une jeunesse en quête de changement, le rôle grandissant des réseaux sociaux dans la communication politique, ainsi que l’émergence de nouvelles formes de militantisme qui ont accompagné l’essor du Pastef. Il s’intéresse aussi aux perceptions contrastées que suscite Ousmane Sonko, à la fois adulé par ses partisans et vivement critiqué par ses adversaires.

L’ouvrage s’inscrit dans une production éditoriale de plus en plus riche consacrée au leader politique sénégalais. Ces dernières années, plusieurs essais ont tenté de décrypter son parcours, son discours et son impact sur la vie publique. Avec Sonko, l’omniprésent, Mohamed Gassama apporte une contribution supplémentaire et une lecture centrée sur le phénomène politique et médiatique que représente aujourd’hui Ousmane Sonko.

À travers cette publication, le journaliste entend alimenter le débat d’idées en proposant aux lecteurs des clés de compréhension d’un acteur dont l’influence dépasse désormais le cadre partisan. Que l’on partage ou non ses convictions, Ousmane Sonko reste l’une des personnalités les plus observées de la scène politique sénégalaise, faisant de son parcours un objet d’étude pour les journalistes, les chercheurs et les observateurs de la vie publique.

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CULTURE

SÉNÉGAL – PBS célèbre 37 ans de carrière avec un concert exceptionnel à Dakar

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Le groupe emblématique du hip-hop sénégalais Positive Black Soul (PBS), formé par Didier Awadi et Duggy Tee, a célébré ses 37 ans de carrière lors d’une conférence de presse organisée le mercredi 22 juillet au Grand Théâtre national de Dakar.

Cette rencontre avec les médias a été l’occasion pour les deux artistes de revenir sur leur parcours, mais aussi de présenter le programme des festivités prévues pour marquer cet anniversaire symbolique.

Point central de cette célébration : un concert exceptionnel annoncé pour le samedi 8 août 2026 dans la grande salle du Grand Théâtre. Cet événement inédit promet de retracer l’histoire du groupe, considéré comme un pionnier du rap africain, et de réunir plusieurs générations de fans autour de leur répertoire engagé.

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CINÉMA

RD CONGO – Kinshasa célèbre le cinéma africain avec la 13e édition du FICKIN

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Le Festival international du film de Kinshasa (FICKIN) a lancé sa 13e édition dans la capitale de la République démocratique du Congo, confirmant son ambition de promouvoir le cinéma africain et de valoriser les récits portés par les créateurs du continent.

Pendant cinq jours, près d’une cinquantaine de films — longs, moyens et courts métrages — issus d’une dizaine de pays sont projetés, offrant au public une diversité d’œuvres et de regards. Au-delà des projections, le festival propose également des ateliers, des master classes et des espaces de débat.

Pour son fondateur et directeur, Tshoper Kabambi, l’essence même de l’événement reste inchangée : favoriser les échanges entre professionnels du cinéma et passionnés. Il souligne que le festival se veut avant tout un lieu de rencontre, de partage et de transmission.

Parmi les œuvres présentées figure Simon et Amos, un long métrage réalisé par Riphin Kalala. Inspiré de l’histoire biblique de Joseph, le film aborde des thématiques universelles telles que l’esclavage, le pardon et le vivre-ensemble. Le réalisateur évoque avec émotion l’accueil réservé à son œuvre, comparant cette expérience à celle d’un parent voyant son enfant grandir et être reconnu.

Le FICKIN représente également une source d’inspiration pour les artistes locaux. L’actrice Précieuse Lumengo, habituée de l’événement, souligne l’impact des projections sur sa motivation et son engagement artistique. Selon elle, découvrir les créations d’autres cinéastes renforce l’envie de progresser et d’atteindre de nouveaux sommets.

Au fil des éditions, le festival s’impose ainsi comme une plateforme incontournable du paysage culturel congolais, alliant diffusion d’œuvres, formation et réflexion autour des enjeux du cinéma africain.

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