AFRIQUE DE L’OUEST
SÉNÉGAL – Un recours en annulation contre la levée de l’immunité d’Ousmane Sonko déposé auprès du Conseil Constitutionnel
Les députés de l’opposition sénégalaise ont saisi, le mercredi 03 mars 2021, le Conseil constitutionnel d’un recours en annulation contre la levée de l’immunité parlementaire du député Ousmane Sonko. Un recours qui a un pouvoir suspensif jusqu’à ce que le Conseil Constitutionnel délivre son avis.
Les députés de l’opposition parlementaire ont déposé, mercredi, auprès du Conseil constitutionnel, un recours en annulation contre certaines dispositions de forme législative contenues dans le projet de résolution proposé par la Commission des Lois, le 15 février 2021, et le projet de résolution adopté par l’Assemblée Nationale le 26 février.
C’est la première fois, depuis l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale, selon ces députés, qu’une demande de levée d’immunité parlementaire fut introduite sans que le dossier judiciaire ne vise nommément un député concerné. « Cette procédure contre X constitue aux yeux d’une bonne partie des spécialistes et de l’opinion nationale comme une violation manifeste des droits de l’Assemblée Nationale et des droits fondamentaux des députés », peut-on lire dans le document adressé à la plus haute juridiction du pays.
Ces parlementaires attirent l’attention du Conseil Constitutionnel sur « certains actes et dispositions de forme législative ainsi que les conditions de vote de la résolution » qui sont « contraires à la Constitution et la Loi organique portant règlement intérieur de l’Assemblée nationale ». Ils dénoncent ainsi « la violation des procédures établies par la loi organique portant règlement intérieur de l’Assemblée Nationale » en faisant état des vices de forme dans la composition irrégulière de la Commission Ad Hoc et sur la violation du respect des droits de la défense.
Pour le constitutionnaliste et président de l’Alliance démocratique / Pencoo, Moussa Tine, la réception de cet acte par le greffe du Conseil Constitutionnel suspend automatiquement la convocation du juge d’instruction jusqu’à la décision du Conseil constitutionnel. « Le juge du 8e cabinet doit immédiatement suspendre la convocation du député jusqu’à décision des sages. La loi ne laisse aucune alternative », a-t-il indiqué.
Un avis partagé par l’ancien président du groupe parlementaire de la majorité, Moustapha Diakhaté. Il confirme que le recours des députés de l’opposition est suspensif de la levée de l’immunité parlementaire d’Ousmane Sonko. Cependant, il souligne que le Conseil Constitutionnel est incompétent pour casser la résolution du parlement. « Les députés qui ont introduit ce recours ne peuvent pas ignorer que le Conseil Constitutionnel est incompétent pour casser une partie ou la totalité d’une résolution de l’Assemblée nationale. Ils font de la politique politicienne », a-t-il déclaré avant d’ajouter : « Toutefois, dans un État démocratique, la soumission à la Loi est une obligation qui s’impose à tout le monde, y compris le pouvoir judiciaire ».
C’est pourquoi, indique-t-il, dès l’instant que le 10ème des députés de l’Assemblée nationale a saisi le Conseil constitutionnel, la procédure d’audition du député intéressé doit être suspendue. « Néanmoins en droit sénégalais, les recours en annulation des actes des pouvoirs publics sont adressés à la Cour suprême et non au Conseil Constitutionnel. Le Conseil Constitutionnel est incompétent pour se prononcer sur une résolution de l’Assemblée nationale », a-t-il souligné.
En vertu de la Loi organique portant Conseil Constitutionnel, explique-t-il, l’institution ne regarde que la constitutionnalité des textes de Lois. « La levée de l’immunité d’un parlementaire n’est pas une Loi. C’est une décision de l’Assemblée nationale », fait-il observer avant de conclure : « Toutefois, par respect au Conseil constitutionnel, la convocation du député Ousmane Sonko par le juge d’instruction doit être suspendue en attendant la décision du Conseil constitutionnel. »
AFRIQUE
SÉNÉGAL – Au Koweït, Le président Bassirou Diomaye Faye à l’écoute de la diaspora sénégalaise
En clôture de sa journée officielle au Koweït, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a accordé un temps d’échange à la communauté sénégalaise résidant dans le pays. Cette rencontre, empreinte de proximité, s’inscrit dans la volonté affichée par le Chef de l’État de renforcer les liens entre le Sénégal et sa diaspora.

Face à ses compatriotes, le Président a mis en avant leur capacité d’intégration et leur contribution positive à l’image du Sénégal à l’étranger. Il a salué une communauté respectueuse des lois du pays d’accueil, tout en restant profondément attachée aux valeurs nationales. Pour le Chef de l’État, les Sénégalais du Koweït incarnent une diaspora responsable, consciente de son rôle économique, social et diplomatique.

Bassirou Diomaye Faye a également tenu à rappeler l’engagement des autorités sénégalaises à veiller à la protection des droits de leurs ressortissants à l’étranger. Il a insisté sur l’importance d’un accompagnement institutionnel constant afin de garantir leur sécurité, leur dignité et leur épanouissement.

Dans son adresse, le Président a souligné le rôle stratégique de cette communauté, qu’il considère comme un levier essentiel du rapprochement entre Dakar et Koweït City. Il a invité ses membres à poursuivre leurs efforts en faveur de l’unité, de la solidarité et du rayonnement du Sénégal, contribuant ainsi au renforcement de l’image du pays sur la scène internationale.
Source : Présidence de la république
Crédit photo : Présidence de la république
AFRIQUE
BURKINA FASO – Un gouvernement resserré et des ministères rebaptisés pour marquer la transition
Le Burkina Faso a procédé à un remaniement gouvernemental le 12 janvier 2026, annoncé officiellement par le secrétaire général du gouvernement et du Conseil des ministres. Sans bouleverser l’architecture générale de l’exécutif, cette recomposition confirme le maintien du Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo à la tête du gouvernement, tout en introduisant des ajustements ciblés, tant sur les hommes que sur les portefeuilles ministériels.
La nouvelle équipe gouvernementale compte désormais vingt-deux ministres. Le remaniement enregistre quatre départs, deux nouvelles entrées et une série de changements de dénomination de ministères, traduisant une volonté politique affirmée de redéfinir les priorités de l’action publique dans un contexte de transition sécuritaire et institutionnelle.
Parmi les changements notables figure le départ de Roland Somda, jusque-là ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi. Son éviction intervient dans un contexte marqué par l’élimination précoce des Étalons du Burkina Faso dès les huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations au Maroc, un échec sportif qui semble avoir pesé lourd dans la décision. Il est remplacé par Annick Lydie Zingué Ouattara, nouvelle figure appelée à redynamiser ce département stratégique pour la jeunesse burkinabè.
D’autres ministres quittent également le gouvernement. Luc Sorgho cède son poste aux Infrastructures, Roger Barro quitte le portefeuille de l’Environnement, tandis que Boubacar Sawadogo n’est plus en charge de l’Enseignement secondaire. Ces départs traduisent une volonté de réajustement sectoriel dans des domaines clés du développement national.
Au-delà des changements de personnes, ce remaniement se distingue surtout par l’adoption de nouvelles appellations ministérielles à forte charge symbolique. Le ministère de la Défense devient officiellement le ministère de la Guerre et de la Défense patriotique, toujours dirigé par le général de division Célestin Simporé. Le ministère de la Fonction publique et du Travail est rebaptisé ministère des Serviteurs du peuple, tandis que l’Habitat et l’Urbanisme sont fusionnés au sein du ministère de la Construction de la Patrie.
Certains départements stratégiques conservent toutefois leur stabilité. Karamoko Jean Marie Traoré reste à la tête du ministère des Affaires étrangères, même si les références à la coopération régionale et aux Burkinabè de l’extérieur disparaissent de son intitulé. De son côté, Edasso Rodrigue Bayala demeure ministre de la Justice, mais sans le portefeuille des Droits humains.
AFRIQUE
SÉNÉGAL – Koweït City : Le Président Bassirou Diomaye Faye reçu avec les honneurs pour relancer la coopération.
L’offensive diplomatique sénégalaise se poursuit dans le Golfe. Le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, a foulé le sol koweïtien ce lundi en début de soirée, marquant le début d’une visite officielle hautement stratégique. L’accueil réservé au président sénégalais à son arrivée à Koweït City témoigne de l’importance que l’émirat accorde à son partenariat avec le Sénégal.

Loin du simple protocole, la réception a pris des allures de sommet diplomatique dès le tarmac. Le Président Faye a été accueilli par les plus hautes autorités de l’État, notamment le Prince héritier Cheikh Sabah Khaled Al Ahmad Al Sabah et le Premier ministre Cheikh Ahmad Abdullah Al-Ahmad Al-Sabah. La présence du Dr Cheikh Bassel Homoud Al-Malek Al-Sabah, conseiller au Conseil des ministres, en tant que chef de la mission d’honneur, souligne le soin particulier apporté à cette visite.




Crédit photo : Présidence de la république
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