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AFRIQUE DE L’OUEST

BURKINA FASO-Blaise Compaoré de retour à Ouagadougou

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Depuis qu’il a perdu le pouvoir, suite à son renversement par une insurrection populaire en 2014, Blaise Compaoré est en Côte d’Ivoire. Désormais de nationalité ivoirienne, il n’est plus, depuis cette date, retourné dans son pays d’origine. C’est chose faite depuis cet après-midi du jeudi 7 juillet 2022. Ce retour au pays s’inscrit dans de la réconciliation nationale.

La volonté de président Compaoré de rempiler après des décennies de pouvoir avait déclenché de violentes émeutes populaires qui l’avait été contraint de partir en exil en Côte d’Ivoire en octobre 2014. Aujourd’hui, 8 ans après, il foule à nouveau le sol du pays des hommes intègres.

« Le Lieutenant-Colonel Paul-Henri SANDAOGO DAMIBA, Chef de l’Etat qui dirige la transition au Burkina Faso a entrepris des contacts pour la participation de l’ancien Président Blaise COMPAORE au processus de réconciliation dans son pays. Des dispositions sont en train d’être prises afin d’assurer la participation de l’ancien Président du Faso à ce processus. », avait déjà annoncé M. Amadou COULIBALY, Ministre ivoirien de la Communication et de l’Economie Numérique, Porte-parole du Gouvernement à la sortie du conseil des ministres du mercredi 6 juillet 2022.

Pour rappel Blaise Compaoré, avait écopé de la peine de prison à perpétuité à l’issue d’un procès qui aura duré 6 mois, pour sa participation à l’assassinat de son prédécesseur Thomas Sankara, tué avec douze de ses compagnons lors d’un coup d’État en 1987. Le tribunal militaire de Ouagadougou a également condamné à la perpétuité le commandant de sa garde Hyacinthe Kafando et le général Gilbert Diendéré, un des chefs de l’armée lors du putsch de 1987. 

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Centenaire de Wade : Le président Diomaye Faye prône l’unité dans un climat tendu

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Le président Bassirou Diomaye Faye a présidé la cérémonie marquant le centenaire de Abdoulaye Wade, dans un contexte politique particulièrement sensible. Derrière l’hommage rendu à une figure majeure de l’ héritage politique nationale, le discours du chef de l’État a pris des allures de réponse indirecte aux critiques émanant de Pastef, qui l’accuse de « trahison » après son refus d’intégrer le nouveau gouvernement.

Devant une délégation du Parti démocratique sénégalais (PDS), reçue en amont de la cérémonie, le président a salué l’héritage politique de Wade, tout en insistant sur les valeurs de coexistence démocratique. « On peut s’opposer sans se déchirer et se succéder sans se détruire », a-t-il déclaré, appelant à dépasser les clivages politiques au nom de la stabilité nationale.

Dans un contexte marqué par la recomposition du paysage politique, consécutive à la formation d’un nouveau gouvernement boycotté par Ousmane Sonko et ses partisans, le chef de l’État a également défendu une posture de retenue et de responsabilité. « La patience est une forme de courage », a-t-il affirmé, dans une déclaration interprétée comme un message à ses opposants.

En évoquant la figure de Abdoulaye Wade, décrit comme « un homme de combat, sans rancune et jamais prisonnier du pouvoir », Bassirou Diomaye Faye a tenté de projeter une vision de la politique fondée sur le dépassement des intérêts partisans. Il a notamment insisté sur la nécessité de ne pas sacrifier « la primauté de la patrie » au profit des fidélités politiques, une position qui fait écho au choix de certains responsables de rester au sein de l’exécutif.

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AFRIQUE

SENEGAL – Pas de motion de censure… pour l’instant : le message fort de Ousmane Sonko

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Dans un contexte politique marqué par des tensions latentes, Ousmane Sonko a choisi une ligne d’équilibre entre fermeté et retenue. S’exprimant publiquement, le leader de PASTEF a adressé un message clair au pouvoir exécutif dirigé par le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye : éviter toute escalade susceptible de fragiliser les institutions.

Fort d’une majorité parlementaire confortable, Sonko a écarté, pour l’instant, l’hypothèse d’une motion de censure. Une position qu’il présente comme un choix de responsabilité, tout en laissant entendre qu’elle pourrait évoluer en fonction des développements politiques à venir.

Au cœur des crispations figure un recours introduit devant le Conseil constitutionnel, contestant sa présidence de l’Assemblée nationale. Une initiative portée par des membres de l’opposition, que le leader de PASTEF interprète comme un signal de confrontation politique.

Sans annoncer de riposte immédiate, il met en garde contre une montée des tensions, appelant à une lecture attentive de la situation. Dans son discours, il insiste sur la nécessité pour son camp de ne pas céder aux provocations, privilégiant une posture de maîtrise politique.

Au-delà de l’affrontement institutionnel, Ousmane Sonko met en avant les conséquences économiques d’une éventuelle crise. Il évoque notamment le risque de désengagement des partenaires financiers en cas d’instabilité prolongée, soulignant l’importance de préserver un climat propice à la confiance.

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AFRIQUE

BÉNIN – Le président Romuald Wadagni lance une offensive diplomatique en terrain sensible

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À peine investi, le nouveau président béninois Romuald Wadagni multiplie les initiatives pour repositionner son pays au cœur du jeu diplomatique ouest-africain. Sa rencontre avec le président nigérian Bola Tinubu à Lagos s’inscrit dans une séquence stratégique plus large visant à décrisper les relations dans une région marquée par de profondes fractures politiques.

Présentée comme une visite privée par la présidence nigériane, cette entrevue intervient dans un contexte où les équilibres régionaux sont fragilisés. Entre transitions militaires, recompositions d’alliances et tensions diplomatiques persistantes, l’Afrique de l’Ouest traverse une phase d’incertitude.

Pour Cotonou, l’enjeu est clair : restaurer le dialogue avec ses voisins, en particulier ceux dirigés par des régimes issus de coups d’État. Les relations entre le Bénin, le Niger et le Burkina Faso se sont nettement dégradées ces derniers mois, notamment sur fond de divergences politiques et sécuritaires.

Dans cette dynamique, la tournée annoncée de Romuald Wadagni au Niger et au Burkina Faso apparaît comme une tentative directe de réengagement. Elle traduit une volonté de dépasser les crispations et de rouvrir des canaux de communication devenus fragiles.

Ce repositionnement diplomatique n’est pas inédit. Lors de son investiture, le président béninois avait déjà envoyé un signal en direction des pays de l’Alliance des États du Sahel, en les conviant officiellement à la cérémonie. Une main tendue qui, selon plusieurs observateurs, visait à poser les bases d’un dialogue renouvelé.

Derrière ces initiatives, se dessine une stratégie plus globale : éviter l’isolement diplomatique et préserver les intérêts économiques et sécuritaires du Bénin dans une sous-région en mutation. Car au-delà des divergences politiques, les interdépendances restent fortes, notamment en matière de commerce et de lutte contre les menaces transfrontalières.

Reste à savoir si cette offensive diplomatique portera ses fruits. Dans un environnement marqué par la défiance et les repositionnements stratégiques, la capacité du Bénin à jouer un rôle de médiateur ou de pont entre blocs opposés sera scrutée de près.

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