SPORTS
CAMEROUN – Francis Ngannou accueilli en héros
Il était une fois un héros nommé Francis ! C’est une foule immense qui est sortie dans les rues de la capitale économique camerounaise, Douala, pour accueillir le champion du monde catégorie poids lourd des Mixed Martial Arts (MMA) et l’Ultimate Fighting Championship (UFC), Francis Ngannou lundi 26 avril 2021. Entouré par la douceur des cris de joie, un cortège immense composé de des jeunes en transe de joie, des chants et un spectacle haut en couleurs accompagne la voiture où le champion armée de sa ceinture d’or affichait un visage au sourire kilométrique. C’était dans cette atmosphère d’euphorie que le l’enfant chéri de Batié est venu présenter son trophée.
Douala a vibré le lundi 26 avril 2021. Pour cause : l’accueil triomphal réservé à Francis Ngannou, le champion du monde poids lourd des MMA et de l’UFC. Le natif de Batié, une région située à l’ouest du Cameroun, en parade dans la capitale économique camerounaise la ceinture en or à la main, a été accueilli par une foule immense avec un tonnerre d’applaudissements, de cris et de chants made in Cameroun, un cortège de motos avec des klaxons ininterrompus, le tout dans une ambiance où flotte en permanence le drapeau national, symbole des origines du nouveau champion UFC tombeur par K.O de l’américain Stipe Miocic.

Francis N’Gannou @Capture Facebook
Francis Ngannou, le colosse camerounais de 113 kg, surnommé The Predator, s’est rendu aux services du gouverneur de Douala dès à sa descente de l’avion, pour lui présenter ce trophée mondial qui est avant tout celui du Cameroun. Devant le représentant du gouvernement camerounais, il a exprimé sa gratitude au peuple pour le soutien permanent qu’il ne cesse de lui apporter. L’accueil triomphal qui lui est réservé en dit long sur cette considération et cette marque de grande sympathie. « Je voudrais vous remercier pour le soutien que vous m’apportez au quotidien. C’est ce qui m’a permis de tenir le coup jusqu’ici. Il y a trois ans j’ai échoué dans ma mission et je vous avais promis que j’allais ramener cette ceinture à la maison. Et c’est grâce aux encouragements quotidiens que je reçois de vous qui est ma motivation et ma force, c’est grâce à ça que j’ai pu accomplir cette mission. », a déclaré Francis Ngannou devant le gouverneur de Douala, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua.
Après ce moment de communion avec le représentant du chef de l’Etat dans la capitale économique camerounaise, Francis Ngannou a sillonné les artères de la ville où les habitants se bousculaient pour toucher la ceinture en or ou serrer la main du champion international, roi du MMA. Il a également pris part à une fête dénommée « Soirée des imbattables » et organisée en son honneur par l’entreprise de téléphonie mobile MTN Cameroun. Il prévoit d’ailleurs de poursuivre sa tournée honorifique à Yaoundé puis à l’ouest du pays, précisément dans son village natal, Batié.
A rappeler que Francis Ngannou, nouveau champion des poids lourds en MMA et UFC, a dû traverser beaucoup d’épreuves difficiles durant sa vie. À l’âge de 10 ans, il gagnait sa vie en travaillant dans les mines pour soutenir ses parents. Par la suite, il a pris la direction de l’Europe où, hélas, il a dû faire la prison en Espagne dans un camp de migrants. Cette étape difficile sera suivie d’une vie assez compliquée à Paris, la capitale française en tant que sans papier. En effet, Francis Ngannou était dans une situation de pauvreté extrême et il lui arrivait très souvent de passer la nuit dans les rues. Mais, comme par hasard, il fait la connaissance de Fernand Lopez de la MMA Factory qui lui a montré la voie dans le MMA. C’est là que la carrière du camerounais a commencé jusqu’à ce succès international et ce titre de champion du monde.

Francis N’Gannou @Capture Facebook 
Francis N’Gannou @Capture Facebook
FOOTBALL
GHANA – Coupe du monde 2026 : Accra célèbre un nul plein de symbole
À Accra, des centaines de supporters se sont rassemblés pour suivre la rencontre entre le Ghana et l’Angleterre, conclue sur un match nul (0-0) lors de la Coupe du monde.
Malgré l’absence de buts, la prestation des Black Stars a été largement saluée par les supporters, fiers de voir leur équipe rivaliser avec l’une des grandes nations du football mondial. Pour beaucoup, ce résultat dépasse le simple cadre sportif et revêt une dimension symbolique face à l’ancienne puissance coloniale.
« Cela montre que le football évolue. Ce n’est plus celui d’avant. Aujourd’hui, nous avançons, et c’est ça le vrai football », a confié un supporter, Nana Kojo, à l’issue du match.
Sur le plan du jeu, la rencontre a pourtant été dominée par l’Angleterre, qui a largement pris l’initiative avec 19 tirs contre un seul pour le Ghana. Mais les Three Lions ont manqué d’efficacité, incapables de concrétiser leurs nombreuses occasions, notamment en fin de match.
Les deux sélections avaient pourtant bien lancé leur tournoi. Le Ghana s’était imposé (1-0) face au Panama, tandis que l’Angleterre avait dominé la Croatie (4-2). Ce nul relance les enjeux dans le groupe, où aucune équipe n’est encore assurée de la qualification pour les phases à élimination directe.
Historiquement, l’Angleterre restait invaincue face aux sélections africaines en Coupe du monde, une série qui tient toujours, mais qui a été sérieusement bousculée par la solidité défensive ghanéenne.
Les prochains matchs seront décisifs : l’Angleterre affrontera le Panama, tandis que le Ghana croisera la Croatie, avec pour objectif une place en huitièmes de finale. Un cap que les Black Stars n’ont plus franchi depuis leur parcours mémorable jusqu’en quarts de finale en 2010.
Dans le même temps, dans le groupe K, la République démocratique du Congo s’est inclinée (1-0) face à la Colombie, alors que le Portugal a surclassé l’Ouzbékistan (5-0), porté notamment par un doublé de Cristiano Ronaldo.
FOOTBALL
SÉNÉGAL – NORVÈGE : Le match de la dernière chance pour les Lions ?Chronique d’ Amadou Thiam
Battue lors de son entrée en lice face à la France, la sélection sénégalaise aborde un tournant majeur de sa compétition avec un affrontement crucial contre la Norvège. Au-delà du simple résultat, c’est la capacité de réaction du groupe qui sera scrutée, dans un contexte où l’erreur n’est plus permise.
Malgré un score défavorable lors du premier match, les hommes de Pape Thiaw avaient pourtant affiché des séquences de jeu maîtrisées, notamment en première période. Organisation défensive solide, transitions rapides et occasions franches non concrétisées : le Sénégal avait montré un visage compétitif sans parvenir à faire la différence au tableau d’affichage.
Face à la Norvège, la problématique reste identique : convertir les temps forts en efficacité offensive. Car l’adversaire du soir se présente avec des certitudes. Portée par une dynamique positive et une attaque prolifique, la formation scandinave a démontré sa capacité à accélérer le jeu et à exploiter les espaces, comme en témoigne sa récente performance face à l’Irak.
L’enjeu pour le Sénégal sera donc double : contenir la puissance offensive adverse tout en améliorant son réalisme dans les trente derniers mètres. Le défi tactique s’annonce exigeant, notamment face à des joueurs de classe mondiale capables de faire basculer une rencontre à tout moment.
Dans ce contexte, la responsabilité collective sera déterminante. Les cadres devront répondre présents, tandis que le staff technique sera attendu sur sa gestion du tempo et des ajustements en cours de match, après les critiques suscitées lors de la précédente rencontre.
Une victoire permettrait au Sénégal de se relancer pleinement dans la compétition et de reprendre la maîtrise de son destin. Un résultat nul maintiendrait une marge de manœuvre, mais obligerait à une performance sans faute lors de la dernière journée.
Au-delà du terrain, c’est toute une nation qui retient son souffle. Entre attente populaire et exigence de résultats, les Lions jouent bien plus qu’un match : ils jouent leur avenir dans le tournoi.
FOOTBALL
CONGO – Mission CAN 2027 pour Claude Le Roy, le retour d’un vieux stratège
Le Congo-Brazzaville fait le choix de l’expérience pour tenter de relancer sa sélection nationale. Le technicien français Claude Le Roy a été officiellement nommé à la tête des Diables Rouges, marquant ainsi son retour sur un banc qu’il connaît déjà pour l’avoir occupé entre 2013 et 2015.
Lors de son premier passage, l’entraîneur avait réussi à redonner une dynamique positive à la sélection congolaise, avec à la clé une qualification pour la Coupe d’Afrique des Nations 2015. Cette campagne reste l’une des dernières grandes performances du Congo sur la scène continentale, les Diables Rouges ayant terminé en tête de leur groupe avant de voir leur parcours s’arrêter en quarts de finale.
Depuis cette période, la sélection n’a plus réussi à s’illustrer au même niveau. Absente des phases finales de la CAN depuis près d’une décennie, elle peine à retrouver une stabilité sportive et des résultats à la hauteur de son potentiel. C’est dans ce contexte que le retour de Claude Le Roy s’inscrit comme une tentative de reconstruction.
À 78 ans, le technicien français se voit confier une mission claire : qualifier le Congo pour la Coupe d’Afrique des Nations 2027, dont l’organisation est prévue conjointement en Tanzanie, au Kenya et en Ouganda. Un objectif ambitieux au regard des difficultés rencontrées ces dernières années, mais qui repose sur l’expertise d’un entraîneur reconnu pour sa connaissance approfondie du football africain.
Cette nomination marque également une nouvelle étape dans la carrière de Claude Le Roy, qui enregistre ainsi une douzième expérience à la tête d’une sélection nationale. Figure emblématique du football sur le continent, il a dirigé plusieurs équipes majeures, dont le Cameroun, le Sénégal, le Ghana et le Togo, construisant au fil des années une réputation de bâtisseur.
Le pari des dirigeants congolais est désormais clair : s’appuyer sur un profil expérimenté pour redonner une identité compétitive aux Diables Rouges et tenter de les ramener sur la scène continentale. Reste à savoir si ce retour aux sources permettra au Congo de renouer avec le succès et de tourner la page d’une décennie sans résultats marquants.
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