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AFRIQUE DE L’OUEST

CÔTE D’IVOIRE : Guillaume Soro accusé de tentative de « coup d’Etat ».

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La justice ivoirienne a donné des éclaircissements ce jeudi 26 décembre 2019 sur les accusations formulées contre Guillaume Soro et le mandat d’arrêt international lancé contre lui. Selon le procureur Richard Adou, l’ancien Premier ministre et candidat à la présidentielle de 2020 voulait déclencher « une insurrection civile et militaire » dans le but de s’emparer du pouvoir. Pour confirmer les faits qui lui sont reprochés, le procureur a diffusé un enregistrement et montré des photos d’armes saisies.

Lors de sa conférence de presse de ce jeudi 26 décembre 2019, le procureur Richard Adou a énuméré les éléments saisis par les services dans les bureaux, sis à Abidjan la capitale, de l’ancien chef de la rébellion ivoirienne. Il y aurait notamment cinq gilets par balle, trois mitrailleuses lourdes, quatre missiles anti-char, une dizaine de Kalachnikov, des caisses de munitions.

C’est vrai qu’à priori, il n’y a pas de raison de craindre un coup d’État mais c’est pourtant Guillaume Soro qui avait lui-même signé l’interdiction de posséder des armes à feu à la suite de la crise qui a marqué les élections présidentielles de 2015.

Le procureur dit avoir suffisamment de preuves pour arrêter Guillaume Soro d’autant plus que dans l’enregistrement sonore, il fait allusion à  un soulèvement populaire avec l’aide de l’armée.

Maître Affoussi Bamba, l’une des avocates de l’ancien chef du gouvernement reconnaît certes l’authenticité de cet enregistrement mais elle a tenu à préciser qu’il date de 2017. À l’époque, Guillaume Soro était président de l’Assemblée nationale et, à en croire toujours l’avocate, il tentait juste de déjouer un complot à la tête duquel était Alassane Ouattara.

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AFRIQUE

MALI – Reprise de l’eau à Bamako après un sabotage électrique

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À Bamako, l’approvisionnement en eau potable a repris mercredi, après plusieurs perturbations causées par un acte de sabotage visant une infrastructure électrique stratégique.

La ligne touchée alimente la capitale malienne depuis le barrage de Manantali, situé à la frontière entre le Mali, la Mauritanie et le Sénégal. Malgré la reprise partielle du service d’eau, le réseau électrique demeure fortement affecté, entraînant des coupures persistantes.

La Société malienne de distribution d’eau potable indique avoir mobilisé des ressources en carburant suffisantes pour activer ses propres installations. Cette stratégie vise à limiter sa dépendance à Énergie du Mali, principal fournisseur d’électricité du pays.

Ces perturbations interviennent dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu. Depuis plusieurs mois, des combattants du JNIM, affilié à Al-Qaïda, multiplient les actions de déstabilisation autour de Bamako. Des barrages routiers ont été érigés sur les principaux axes, accompagnés d’attaques visant des bus, des camions de marchandises et des citernes, dans une stratégie visant à asphyxier l’économie.

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Le Conseil constitutionnel annule la réforme constitutionnelle

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Nouveau tournant dans la vie politique sénégalaise. Saisi en urgence par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, le Conseil constitutionnel du Sénégal a rendu sa décision concernant la loi de révision constitutionnelle récemment adoptée.

Dans son verdict, la haute juridiction a annulé la loi n°18/2026, votée le 29 juin par l’Assemblée nationale, estimant que la procédure de révision de la Constitution n’avait pas été respectée. Une décision qui donne raison au recours introduit par le chef de l’État, porté par son conseil, Cheikh Ahmadou Ndiaye.

Les juges constitutionnels ont validé les arguments de l’exécutif, qui s’appuyaient notamment sur des éléments versés au dossier, dont des enregistrements et procès-verbaux d’une séance plénière particulièrement tendue.

Cette décision entraîne un gel immédiat de l’application de la réforme contestée, relançant ainsi le débat autour des conditions d’adoption des textes fondamentaux au Sénégal.

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AFRIQUE

NIGÉRIA – Fortes inondations à Lagos après des pluies torrentielles

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À Lekki et Ikoyi, deux quartiers huppés de l’État de Lagos, de fortes pluies ont provoqué d’importantes inondations, perturbant la circulation et affectant de nombreuses habitations ainsi que des activités économiques.

Comme chaque année durant la saison des pluies au Nigeria, la situation est aggravée par la vétusté des infrastructures urbaines et l’insuffisance des systèmes d’évacuation des eaux pluviales. Ces défaillances structurelles accentuent l’ampleur des dégâts et exposent davantage les populations aux risques.

Face à ces intempéries, Agence nigériane des services hydrologiques a émis une alerte signalant un risque élevé de crues soudaines dans plusieurs États du pays jusqu’au 10 juillet. L’organisme met en garde contre une montée rapide du niveau des eaux, susceptible d’entraîner des inondations localisées dans les zones les plus vulnérables.

Les autorités appellent ainsi les habitants et les opérateurs économiques installés dans les zones à risque à redoubler de vigilance. Elles soulignent que la combinaison de fortes précipitations et de réseaux d’assainissement inadéquats pourrait engendrer des perturbations majeures.

Au-delà des dégâts matériels, ces prévisions font peser de lourdes menaces sur les transports, les infrastructures essentielles, mais aussi sur l’agriculture et l’activité économique dans les régions concernées.

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