AFRIQUE
CÔTE D’IVOIRE – Le président Alassane Ouattara prête serment devant un parterre de dirigeants africains et internationaux
L’investiture d’Alassane Ouattara, organisée ce lundi au Palais présidentiel du Plateau à Abidjan, a constitué un moment diplomatique majeur pour la Côte d’Ivoire. Une dizaine de chefs d’État africains, plusieurs anciens présidents et des représentants des grandes puissances ont fait le déplacement, illustrant l’influence régionale et internationale du pays à l’aube d’un nouveau mandat présidentiel.
Réélu le 25 octobre avec près de 90 % des suffrages exprimés, Alassane Ouattara a prêté serment devant le Conseil constitutionnel pour entamer son quatrième mandat. Il s’est engagé à défendre la Constitution, à incarner l’unité nationale et à œuvrer pour les intérêts supérieurs du pays. Cette reconduction, qui marque la continuité politique du régime, s’inscrit dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires persistants et la nécessité de maintenir la stabilité.
La cérémonie a réuni de nombreuses personnalités africaines, dont Denis Sassou Nguesso, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, John Dramani Mahama, Bassirou Diomaye Faye, Julius Maada Bio, Joseph Nyuma Boakaï, Azali Assoumani, Brice Clotaire Oligui Nguema, João Lourenço et Adama Barrow. À ces dirigeants en exercice se sont ajoutés trois anciens présidents : Goodluck Jonathan, Nana Akufo-Addo et Mahamadou Issoufou, confirmant l’étendue des réseaux diplomatiques ivoiriens.
La présence d’émissaires des grandes puissances, notamment Jacob Helberg pour les États-Unis et Éléonore Caroit pour la France, a également souligné l’importance stratégique de la Côte d’Ivoire. Washington, Paris et d’autres partenaires internationaux voient dans la stabilité ivoirienne un enjeu clé pour l’Afrique de l’Ouest.
À 83 ans, Alassane Ouattara ouvre un nouveau quinquennat dans un climat économique favorable mais politiquement contrasté. Si le pays affiche une croissance robuste, l’opposition continue de contester la légitimité du mandat. Dans son adresse attendue à la Nation, le président devrait réaffirmer ses priorités : consolidation de la paix, cohésion sociale et poursuite des réformes économiques. La composition future du gouvernement donnera les premières indications sur les orientations de ce mandat renouvelé.
AFRIQUE
MADAGASCAR – Après Poutine, le président Michaël Randrianirina consolide ses liens avec son homologue Emmanuel Macron
Après des déplacements officiels aux Émirats arabes unis, en Afrique du Sud et en Russie, le nouveau président de Madagascar poursuit son offensive diplomatique en France.
Le colonel Michaël Randrianirina a été reçu mardi à l’Palais de l’Élysée par son homologue français, Emmanuel Macron. Selon la présidence française, les échanges ont porté sur « l’accompagnement de la transition malgache » ainsi que sur le « renouvellement du partenariat bilatéral » entre Paris et Antananarivo.
Il s’agit de la première visite du chef de l’État malgache en France depuis son arrivée au pouvoir en octobre, à la suite d’un vaste mouvement de contestation populaire ayant conduit à un changement à la tête du pays.
Cette séquence diplomatique intervient toutefois dans un contexte stratégique sensible. La semaine précédente, Michaël Randrianirina s’était rendu à Moscou pour rencontrer le président russe Vladimir Poutine. À cette occasion, le dirigeant du Kremlin avait qualifié Madagascar de « grand partenaire » de la Russie en Afrique, mettant en avant les perspectives de coopération bilatérale.
La succession de ces visites illustre une stratégie d’équilibre : consolider les relations historiques avec Paris tout en diversifiant les alliances, notamment avec Moscou et d’autres puissances émergentes. Pour Antananarivo, l’enjeu est double : obtenir un soutien politique à la transition en cours et capter des appuis économiques dans un environnement international marqué par une compétition accrue d’influence sur le continent africain.
AFRIQUE
SÉNÉGAL – Finale sous tension : Le PM Ousmane Sonko critique la gestion marocaine du dossier
Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a vivement réagi à la condamnation de plusieurs supporters sénégalais au Maroc, à la suite de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 disputée le 18 janvier.
Les supporters avaient été interpellés après la rencontre, accusés de violences contre les forces de sécurité marocaines et de dégradations matérielles. Jeudi dernier, un tribunal marocain a prononcé des peines allant de trois mois à un an de prison, assorties d’amendes pouvant atteindre 545 dollars.
S’exprimant devant le Parlement, Ousmane Sonko a estimé que l’affaire « dépasse le cadre du sport », regrettant une escalade qu’il juge disproportionnée entre deux États partenaires. « Pour deux pays qui se considèrent comme amis, les choses n’auraient pas dû aller aussi loin », a-t-il déclaré.
Le chef du gouvernement sénégalais a également affirmé que le traitement réservé aux supporters « ne rend pas honneur » aux relations bilatérales entre Dakar et Rabat. Il a assuré que les autorités sénégalaises ont entrepris toutes les démarches diplomatiques nécessaires en vue d’obtenir leur libération.
En cas d’impasse, le Sénégal pourrait activer un accord bilatéral prévoyant le transfert mutuel de personnes condamnées, permettant aux supporters de purger leur peine sur le sol sénégalais.
Sur le plan sportif, la finale s’était soldée par une victoire du Sénégal (1-0) face au pays hôte, le Maroc. La rencontre avait cependant été émaillée d’incidents ayant conduit à des sanctions disciplinaires visant à la fois des joueurs et des supporters des deux camps.
AFRIQUE
TCHAD – SOUDAN – N’Djamena ferme sa frontière face aux incursions armées
Le Tchad a décidé lundi de fermer sa frontière avec le Soudan jusqu’à nouvel ordre, invoquant des « incursions répétées » de groupes armés impliqués dans le conflit soudanais. N’Djamena affirme vouloir empêcher toute propagation des hostilités sur son territoire.
Dans un communiqué officiel, les autorités tchadiennes soulignent leur détermination à préserver l’intégrité territoriale du pays et à prévenir toute extension de la guerre. La décision intervient après l’attaque, ce week-end, de la localité d’Al-Tina, au Darfour, par les Forces de Soutien Rapide (FSR), qui ont revendiqué la prise de la ville frontalière.
Ce nouvel épisode s’inscrit dans une série de tensions transfrontalières. En janvier, une confrontation avec des éléments des FSR avait entraîné la mort de sept soldats tchadiens, accentuant les préoccupations sécuritaires de N’Djamena.
Le gouvernement tchadien affirme se réserver « le droit de riposter » en cas de violation de son territoire. Les déplacements de personnes et de marchandises sont suspendus, même si des dérogations strictement encadrées pourront être accordées pour des motifs humanitaires.
La fermeture intervient alors que le Tchad accueille déjà des centaines de milliers de réfugiés soudanais depuis le déclenchement du conflit en avril 2023. Entre impératif sécuritaire et pression humanitaire croissante, le pays se trouve confronté à un équilibre délicat à sa frontière orientale.
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