ÉDUCATION
SENEGAL : Bac 2017 : Les autorités espèrent de très bons résultats.
Les épreuves du baccalauréat ont débuté mardi 04 juillet 2017. On décompte 140.000 candidats répartis dans 400 centres d’examens sur le plan national dont 31 regroupant 57 jurys dans le seul département de Pikine et de Guédiawaye. Dans l’ensemble de ces centres, tout se déroule bien, aucun dysfonctionnement n’a été noté. Tous les surveillants et les correcteurs sont en poste. Pour ce premier passage, les épreuves sont jugées abordables par les candidats. Les autorités quant à eux, espèrent de très bons résultats.
Il est 12h dans le centre de Guédiawaye, un département de Dakar, la capitale du Sénégal. Les premiers candidats commencent déjà à sortir. Oulymata Dieye est une candidate de la série L, vêtue d’une robe jaune et d’un foulard blanc, elle juge les épreuves “abordable”. “Nous avons bien appris. Ce n’était pas difficile. Nous n’avons pas été victimes de grève cette année. Ce qui a fait que nous avons eu le temps de terminer tout le programme. J’espère que la correction ne sera pas sévère. ”. Badara Gueye semble aussi danser sur le même pied, lui qui pensait que cela allait être plus difficile explique : “C’est la première fois que je fais cet examen, je croyais que cela allait être plus difficile. J’ai bien appris mes leçons et je pense que si les épreuves suivantes, continuent ainsi, les résultats me seront favorables.”. Cependant, si ceux de la série L semblent confiants, les candidats des séries scientifiques semblent plus inquiets, ils soulignent la difficulté des épreuves de ce matin.
Du point de vue de l’organisation, toutes les dispositions ont été prises pour le bon déroulement de l’examen selon Seydou Wade, l’inspecteur de l’académie de Pikine Guédiawaye. Ce dernier qui est venu faire sa tournée traditionnelle, pense que le “bilan globalement est positive”. “Nous venons de terminer la traditionnelle visite avec le préfet de guédiawaye, le maire de Ndiarème-Limamoulaye. Partout où nous sommes passés, nous nous sommes rendus compte que tout se déroule normalement. Toutes les instructions qui ont été données par le préfet lors des réunions préparatoires pour les examens ont été respectées.”. Concernant la surveillance et la correction des épreuves l’inspecteur académique affirme : “Partout, les surveillants sont venus en grand nombre et à l’heure. Les correcteurs sont déjà sur place, les examens se déroulent normalement. Si véritablement, cette tendance se poursuit, nous n’aurons pas de problème au niveau de l’académie de Pikine-Guédiawaye qui regroupe 31 centres répartis dans 57 jurys. C’est une grosse machine mais l’atmosphère trouver dans l’ensemble des centres du département de Pikine et de Guédiawaye, donne l’espoir de s’attendre à de bon résultat, et nous espérons avoir de très bon résultats.”.
“Nous osons espérer avec cette année scolaire apaisée que nous aurons des résultats à la hauteur de nos attentes et à celle de l’Etat du sénégal et des parents.”.
Même s’il y avait des risques de boycott au sein des enseignants qui n’avaient pas perçu leur avance financière, l’inspecteur rassure : “C’est une situation assez regrettable. Ce n’est n’est que le vendredi que les virements ont été faits. Et avec le weekend cela a créé un certain nombre de problèmes, mais grâce à la diligence des uns et des autres, tout est rentré dans l’ordre. Hier déjà à 15h le paiement avait débuté. Nos agents sont restés à l’académie jusqu’à une heure tardive pour permettre à tous les enseignants de percevoir leur avance. Et aujourd’hui partout où nous sommes allés, les correcteurs sont sur place. Les concertations ont déjà démarré. Des instructions ont été données aux chefs de centre de prévoir des salles supplémentaires et de mettre les correcteurs à l’aise. C’est aussi une occasion pour nous de remercier le préfet pour son implication personnelle parce que vous savez que quand la correction se fait sur place, il faut qu’il ait nécessairement un dispositif sécuritaire assez important pour pouvoir permettre aux professeurs de travailler en toute quiétude. A vrai dire, son implication a été déterminant et je pense aujourd’hui que l’ensemble des craintes ont été levées et la correction se fera dans de meilleurs conditions.”.

©Fatou Warkha Sambe
Cherif Blondin Ndiaye préfet du département de Guédiawaye, de son côté, souligne la collaboration de toutes les structures concernées qui ont travaillé de concert : “C’est la collaboration de tout un chacun au niveau des établissements qui doivent accueillir ces examens dans un environnement saint qui puisse permettre un bon déroulement des examens. Nous avons au cours de la réunion préparatoire où nous avons tenu à inviter l’ensemble des acteurs à contribuer chacun à ce qui lui concerne, sur la sécurité de surcroît, pour les Maires, accompagner toutes les dynamiques au niveau des établissements, L’IEA pour mettre les enseignants en relation avec l’Office du Bac de pouvoir disposer des avances à temps, à l’lIEF également de mettre à contribution les enseignants de l’élémentaire pour qu’au niveau du centre qu’on ait un nombre suffisant de surveillants qui puissent garantir la fiabilité de ces examens. Le préfet a ainsi conclu sur une note d’espoir : “Nous osons espérer avec cette année scolaire apaisée que nous aurons des résultats à la hauteur de nos attentes et à celle de l’Etat du sénégal et des parents.”.
Pour cette édition 2017, les espoirs sont grands à la fois au niveau des futurs bacheliers mais également auprès des autorités. A rappeler que l’année dernière, en 2016, l’examen du baccalauréat avait réuni 153.462 candidats sur tout le territoire national. 36% de taux de réussite a été inscrit au score final soit une augmentation de 4,3 % par rapport à 2015.
ÉDUCATION
SOUDAN – Huit millions d’enfants privés d’école après plus de 500 jours de guerre
Au Soudan, la guerre ne se mesure pas seulement en territoires perdus ou en bilans militaires, mais aussi en salles de classe vides. Près de 500 jours après le début du conflit, des millions d’enfants restent privés d’éducation, un droit fondamental désormais relégué au second plan par les combats.
D’après l’ONG Save the Children, plus de huit millions d’écoliers n’ont toujours pas repris le chemin de l’école. Un chiffre vertigineux qui représente presque un enfant sur deux parmi les 17 millions en âge d’être scolarisés dans le pays. L’organisation humanitaire évoque l’une des fermetures scolaires les plus longues jamais enregistrées à l’échelle mondiale.
Depuis avril 2023, le Soudan est ravagé par une guerre opposant l’armée régulière aux Forces de soutien rapide. Le système éducatif, déjà fragile avant le conflit, s’est rapidement effondré. Des établissements ont été bombardés, pillés ou réquisitionnés pour accueillir des familles déplacées, alors que plus de sept millions de personnes ont été contraintes de fuir leurs domiciles.
Dans certaines régions, la situation frôle l’effondrement total. Au Darfour-Nord, seules 3 % des écoles seraient encore fonctionnelles. Le Darfour-Ouest, le Darfour-Sud et le Kordofan-Ouest figurent également parmi les zones les plus touchées, où l’enseignement est devenu presque inexistant.
À cette crise structurelle s’ajoute l’exode des enseignants. Faute de salaires réguliers et de conditions de sécurité minimales, beaucoup ont quitté leurs postes. Save the Children prévient que sans un soutien financier et politique immédiat, le pays risque de voir émerger une génération privée non seulement d’éducation, mais aussi de perspectives d’avenir.
Les Nations unies décrivent la situation soudanaise comme la pire crise humanitaire actuelle. Tandis que le nombre de morts se compte en dizaines de milliers, l’ONU alerte sur le danger d’une « génération perdue », exposée au recrutement forcé, aux violences et à la disparition progressive de tout cadre éducatif.
DÉMOGRAPHIE
SOUDAN – Treize millions d’enfants privés d’école par la guerre
Le Soudan traverse aujourd’hui l’une des plus graves crises éducatives au monde, selon l’ONG Save the Children. Avant le déclenchement de la guerre en avril 2023, environ sept millions d’enfants n’avaient pas accès à l’école. Ce chiffre a presque doublé : ils sont désormais treize millions.
Parmi eux, sept millions sont théoriquement inscrits dans des établissements scolaires, mais se retrouvent privés de cours en raison des violences ou de leur déplacement. Les six millions restants n’ont jamais été scolarisés.
« C’est assez bouleversant de voir toute une génération risquer de perdre son éducation. Certains enfants en sont à leur troisième rentrée sans école. Et plus un enfant reste déscolarisé, moins il a de chance de retourner à l’école. C’est une fuite des cerveaux. L’économie du pays tournait grâce à une main-d’œuvre qualifiée », alerte Mary Lupul, responsable humanitaire de Save the Children au Soudan.
Des conséquences durables
L’ONG tire la sonnette d’alarme sur les répercussions à long terme de cette situation. Le manque d’accès à l’éducation risque non seulement de freiner durablement la croissance économique du pays, mais aussi de fragiliser les familles elles-mêmes.
« Si les enfants ne sont pas capables d’aller à l’école, puis de soutenir financièrement leurs familles, leurs options seront extrêmement limitées », souligne Save the Children. Les plus âgés, déjà alphabétisés avant la guerre, conservent un minimum de compétences, mais les plus jeunes risquent de ne jamais apprendre à lire ni à écrire.
Malgré tout, l’ONG note quelques signes encourageants : certaines écoles commencent timidement à rouvrir, offrant un espoir pour l’avenir de la jeunesse soudanaise.
AFRIQUE
SÉNÉGAL – Bassirou Diomaye Faye veut réconcilier la jeunesse sénégalaise avec les maths
Dans son discours lors de la cérémonie du Concours général, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a dévoilé une initiative inédite pour relancer l’intérêt des jeunes sénégalais pour les disciplines scientifiques : un concours national de mathématiques ouvert à tous les élèves du CM2 jusqu’à la Terminale.
« J’ai instruit le ministre de l’Éducation nationale d’organiser, chaque année, un concours national de mathématiques du CM2 à la Terminale », a annoncé le chef de l’État, précisant que cette mesure vise à faire des mathématiques « un véritable levier d’excellence et de souveraineté. »
Cette décision s’inscrit dans une volonté plus large de restaurer la culture scientifique au sein du système éducatif sénégalais, confronté depuis plusieurs années à une baisse préoccupante du nombre d’élèves dans les séries scientifiques. « Il est inadmissible que seulement 17 % des élèves choisissent les séries scientifiques au baccalauréat », a-t-il déploré.
Au-delà de la compétition, ce concours vise à stimuler la curiosité, l’initiative et l’émulation chez les jeunes apprenants, tout en consolidant les bases nécessaires pour préparer les métiers d’avenir dans un monde de plus en plus dominé par les technologies et les données.
Ainsi, le président Faye affiche son ambition de refonder le rapport des jeunes aux sciences, en misant sur un enseignement plus dynamique, plus exigeant et plus proche des enjeux de développement national.
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