AFRIQUE DE L’OUEST
SENEGAL : La députation francaise aux couleurs sénégalaises.
Les prochaines élections législatives françaises se tiendront les 11 et 18 juin 2017. Les francais éliront les députés de la XVème législature de la Cinquième République. Ces élections font suite à l’élection présidentielle qui s’est tenue les 23 avril et 7 mai 2017 dernier. Emmanuel Macron, le candidat d’En Marche a été élu président de la République francaise.
7 881 c’est le nombre de challengers que les Français vont départager pour cette ultime élection. Seuls 577 parmi cette pléthore de candidats seront élus pour composer l’Assemblée Nationale.
Dans la listes des candidats, des personnalités issues de l’immigrations ou des Iles sont dénombrées. On décomptait 15 personnalités noires ou métisses qui ont été élues en Outre-mer, et une seule en métropole lors des précédentes législatives.
Cette année encore de nouveaux visages apparaissent, plusieurs d’entre eux sont d’origines sénégalaises.
Zoom sur ces candidats franco-sénégalais

1ère circonscription de l’Eure
Coumba Dioukhane, Adjointe au maire d’Évreux en charge de l’Éducation, sera la candidate LR pour la 1ère circonscription de l’Eure face au député sortant et nouveau ministre de l’Économie Bruno Le Maire. Son suppléant sera Valentin Wingert.
Bourgogne Franche Comte
Cathérine N’Diaye Candidate à la 1ère circonscription de Saône-et-Loire (71)
Alexandre Aïdara Alexandre a 49 ans : Il se présente dans la 6ème circonscription de Seine-Saint-Denis.
Après avoir été consultant pour la Société Générale et Accenture pendant 10 ans, Alexandre Aïdara a ensuite exercé dans la fonction publique notamment à la direction du budget et du conseil d’Etat. Il a été chargé de la question du logement étudiant auprès de la ministre de l’enseignement supérieur, puis de 2014 à 2016, il était conseiller budgétaire auprès de la ministre de la Justice. Militant du Parti Socialiste, il a été coordinateur du pôle enseignement supérieur de Terra Nova. Il a également fondé le think tank « Régénération Citoyenne ». Attaché au renouvellement de la vie politique et à l’égalité des chances, il a décidé de s’engager auprès d’En Marche !. Il est désormais référent de la Seine Saint Denis.

Rama Yade (La France qui ose) 1ere circonscription du Loir-et-Cher
« Françaises, Français, soutenez les candidats de La France qui ose !
Il y a quelques semaines, je vous donnais rendez-vous pour les élections législatives. Nous y sommes !
Engagée dans la course présidentielle, je n’avais malheureusement pas pu me qualifier, ayant obtenu le soutien de 353 élus sur les 500 requis. Nous avons semé pour l’avenir avec un réseau important d’élus sur tout le territoire.
L’afflux d’adhésions à notre mouvement La France qui ose, qui a suivi, en a été la preuve éclatante. Je vous en remercie.
Nous sommes arrivés à la première étape de cette reconquête : les élections législatives. Si nous atteignons nos objectifs au terme de ces élections, La France qui ose sera un mouvement reconnu et qui sera donc en capacité d’incarner une force politique dotée de moyens pour promouvoir son projet politique durant le quinquennat qui vient et à chaque élection intermédiaire jusqu’à la prochaine élection présidentielle de 2022. Aujourd’hui, construisons demain !
Sur ce chemin, j’ai besoin de vous.
Les candidats de La France qui ose ont besoin de vous.
Je vous demande de les soutenir dans chacune des circonscriptions où ils se présentent pour porter notre projet politique et vous représenter à l’Assemblée nationale.
Ce sont des femmes et des hommes de grande valeur. Ils sont animés d’une détermination totale, portés par les valeurs que nous avons en partage. Ils seront des députés exemplaires, tous signataires de la Charte éthique de La France qui ose, inspirée d’Anticor. A l’heure où les élus sont discrédités aux yeux des Français, La France qui ose entend prendre toute sa part dans la refondation démocratique de notre République grâce à cette génération de nouveaux talents issus des territoires et de la société civile, engagée pour vous servir.
Je vous demande donc de voter pour eux les 11 et 18 juin et, d’ici là, d’apporter votre soutien financier à La France qui ose, qui actuellement et contrairement aux partis politiques traditionnels, n’est pas financé par l’Etat. Ce financement participatif nous permettra notamment d’aider nos candidats à avoir les moyens matériels de promouvoir leur candidature dans nos territoires.
Sachez que ce soutien très précieux est la meilleure façon de nous aider à faire vivre nos idées pour les années qui viennent ! »


Lamine CAMARA PCF H 1979: candidat sur la 9ème circonscription des français-es établi-e-s hors de France (Maghreb et Afrique de l’Ouest). PCF français de l’étranger

Bocar NIANE DIV : Habitant de Saint Ouen depuis le 1er jour. Enseignant. 37 ans. Militant depuis une vingtaine d’années. « Si vous aussi vous voulez un député, qui vous ressemble, un député à votre écoute et qui connaît vos problèmes parce que lui même les vit, vous savez pour qui voter » dixit Bocar Niane. Seine-Saint-Denis – 1ère circonscription

Fatimata SY ECO et Didier Delpeyrou sont les candidats Europe Ecologie – Les Verts (EELV) pour l’élection législative des 11 et 18 juin, pour la circonscription 93-05( Bobigny, Drancy et Le Bourget). Seine-Saint-Denis – 5ère circonscription

Jean François MBAYE REM : Candidat de la République En Marche dans la deuxième circonscription du Val-de-Marne avec Jacqueline Eude-Dürle. Val-de-Marne – 2ème circonscription

Myriam GAYE RDG, une candidate à l’écoute et au service des concitoyens. Val-de-Marne – 3ème circonscription

Hauts-de-Seine – 9ème circonscription
Aminata NIAKATE ECO

Makhtar CAMARA DVD, candidat dans la 12ème circonscription des Hauts-de-Seine ( Clamart, Chatillon, Fontenay aux Roses et le plessis Robinson) avec comme suppléante Adja Maly Diallo

Fatou TALL DIV : Candidate dans la 18ème circonscription de Paris (quartiers de Rochechouart, de Clignancourt et des Grandes-Carrières), Fatou Tall est née en 1989 et a vécu à Calais avant de rejoindre Paris pour étudier le droit. Elle est aujourd’hui avocate. Elle a cofondé le think tank citoyen Sénat Citoyen pour étudier la faisabilité d’une chambre de citoyens tirés au sort.
Essonne – 7ème circonscription
Aminata SARR DIVCandidate aux législatives avec le mouvement « La France Qui Ose » de Rama Yade, elle propose une nouvelle façon de vivre la démocratie.

Sidi SAKHO DVD Yvelines – 3ème circonscription » Mon objectif est de défendre du mieux que possible vos intérêts et l’avenir du pays. Je pense qu’on ne peut pas être à 100% au service des citoyens et faire une carrière politique avec des cumuls de mandats. Je souhaite un mandat unique pour être efficace. »

M. Saliou DIALLO DVG : Essonne – 1ère circonscription (Parti Socialiste) se présente contre Manuels Valls qui se définit faisant partie de la majorité présidentielle : « Je suis le seul candidat a vouloir sincèrement et sans calcul politique d’aucune sorte la victoire de la majorité présidentielle »
Gallo Thiam (La France qui Ose) 1– Périgueux Vallée de l’Isle (1ère circonscription). A 52 ans, il représentera le nouveau mouvement de l’ex secrétaire d’Etat Rama Yade en Dordogne sur la première circonscription. Il se lance officiellement dans la campagne.
Ismaël SENE suppléant La France Insoumise (35) Ille et Vilaine – Circonscription n°3 / Titulaire : Virginie ABAUTRET.

SARR Ousmane candidat de la 5e circonscription de l’Essonne pour la France qui Ose (FQO).
Sylvia CAMARA TOMBINI
Conseillère municipale d’Angers (minorité), enseignante auprès d’enfants primo-arrivants. Candidate à la 7ème circonscription du Maine-et-Loire (49).
Arame M’BAYE candidate La France qui Ose Hauts-de-Seine – 2ème circonscription.
Khadidjatou Alberte SY FORSANS, Candidate sur la 4e circonscription, député citoyenne pour le renouveau.
Ousmane SARR DIV candidat dans l’Essonne – 5ème circonscription
La liste de tous les candidats: http://elections.interieur.gouv.fr/legislatives-2017/index.html
AFRIQUE
SÉNÉGAL – Loyers à Dakar : Le président Diomaye Faye ordonne des mesures coercitives pour protéger les ménages
À Dakar, la question du logement demeure au cœur des préoccupations des ménages. Pour de nombreuses familles, jeunes actifs et fonctionnaires, le niveau des loyers représente une charge importante, alors que les dépenses quotidiennes liées à l’alimentation, au transport, à l’électricité, à l’eau, à la santé ou encore à la scolarité continuent de peser sur les budgets.
Face à cette situation, le président Bassirou Diomaye Faye veut accélérer la régulation du marché locatif. Lors du Conseil des ministres du mercredi 2 septembre 2026, le chef de l’État a inscrit la question des loyers parmi les leviers destinés à préserver le pouvoir d’achat des Sénégalais et à lutter contre la cherté de la vie.
Le président a notamment demandé au Gouvernement de rendre pleinement opérationnels les dispositifs réglementaires et coercitifs permettant de mieux encadrer les pratiques des différents acteurs du secteur. L’objectif affiché est de renforcer le respect des règles existantes et de garantir une meilleure protection des consommateurs.
Bassirou Diomaye Faye a également insisté sur l’application rigoureuse des dispositions prévues par la législation relative aux prix et à la protection du consommateur. Cette orientation traduit la volonté des autorités de passer d’un cadre réglementaire existant à une application plus effective sur le terrain.
Les détails des nouvelles mesures et leurs modalités d’application doivent encore être précisés par le Gouvernement. L’enjeu est particulièrement important dans la capitale, où la pression immobilière reste forte.
Le déficit de logements, combiné à une demande élevée, continue en effet de contribuer à la hausse des tensions sur le marché locatif à Dakar et dans sa périphérie. La concentration d’une grande partie de l’offre immobilière dans la capitale et dans la région de Thiès accentue également ce déséquilibre.
Pour les autorités, l’encadrement des loyers s’inscrit ainsi dans une politique plus large de lutte contre la vie chère. Reste désormais à déterminer la portée concrète des mesures coercitives annoncées et leur capacité à améliorer durablement l’accès des ménages à un logement à un coût supportable.
AFRIQUE
GUINÉE-BISSAU – 70 % de « oui » : le président obtient de nouveaux pouvoirs
La Guinée-Bissau ouvre la voie à une profonde transformation de ses institutions. Les électeurs ont approuvé à 70 % la nouvelle Constitution soumise à référendum dimanche, selon les résultats annoncés mardi par la Commission électorale nationale. Le texte prévoit notamment de renforcer considérablement les prérogatives du président de la République, quelques mois avant les élections générales censées marquer le retour à un pouvoir civil.
Le référendum intervient moins de dix mois après le coup d’État qui a porté l’armée au pouvoir dans ce petit pays d’Afrique de l’Ouest. Une élection présidentielle est désormais prévue le 6 décembre, dans le cadre du processus de transition engagé par les autorités militaires.
La nouvelle Constitution bouleverse notamment l’équilibre entre la présidence, le gouvernement et le Parlement. Le chef de l’État pourra désormais nommer et limoger le Premier ministre ainsi que les membres du gouvernement. Il disposera également du pouvoir de dissoudre le Parlement.
Le système précédent prévoyait que le Premier ministre soit issu de la majorité parlementaire. Un mécanisme qui avait régulièrement alimenté les tensions institutionnelles et les périodes de cohabitation difficiles dans un pays déjà marqué par une forte instabilité politique.
Les autorités de transition présentent cette réforme comme un moyen de mettre fin aux blocages institutionnels et de renforcer la stabilité avant le retour aux urnes. Le général Horta N’Tam, chef de la junte et président de la transition, avait lui-même participé au vote dimanche, appelant notamment les jeunes à se mobiliser massivement.
Le dirigeant militaire ne pourra toutefois pas se présenter à la prochaine présidentielle, conformément à la charte de transition qu’il défend.
L’adoption de la réforme ne fait cependant pas l’unanimité. Une partie de l’opposition et de la société civile avait appelé au boycott du référendum, dénonçant notamment des restrictions des libertés publiques et contestant la légitimité d’une révision constitutionnelle conduite par un pouvoir de transition non élu.
La mobilisation électorale semble d’ailleurs avoir été limitée dans plusieurs zones. À Bissau, des bureaux de vote visités par l’AFP ont enregistré une fréquentation faible et irrégulière au cours de la journée. Les fortes pluies enregistrées dans la matinée ont également compliqué la participation.
Malgré ces réserves, Carmen Izaura Lobo, présidente de la Commission électorale nationale, a défendu la crédibilité du scrutin. Elle a salué l’organisation du vote et le travail des équipes électorales, mettant également en avant la transparence du processus.
Cette réforme intervient dans un pays particulièrement habitué aux ruptures politiques. L’armée avait pris le pouvoir en novembre dernier, quelques jours seulement après une élection présidentielle, renversant Umaro Sissoco Embaló et interrompant le processus électoral.
Depuis son indépendance en 1974, la Guinée-Bissau a connu cinq coups d’État ainsi que plusieurs tentatives de renversement du pouvoir. L’adoption de la nouvelle Constitution constitue donc un tournant majeur, mais son véritable impact dépendra désormais de la capacité des autorités de transition à organiser des élections crédibles et à garantir un retour durable au pouvoir civil.
AFRIQUE
SÉNÉGAL – Ousmane Sonko réclame la publication de l’accord négocié avec le FMI
Ousmane Sonko demande au gouvernement sénégalais de jouer la carte de la transparence après l’annonce d’un accord au niveau des services avec le Fonds monétaire international (FMI). Le président de l’Assemblée nationale estime que les premières communications du gouvernement et de l’institution financière internationale ne permettent pas encore aux citoyens de mesurer précisément les conséquences des engagements envisagés.
Dans une déclaration publiée après les annonces successives de Dakar et du FMI, l’ancien Premier ministre rappelle que l’accord évoqué n’est pas encore définitif. Sa validation devra intervenir ultérieurement, après examen par le conseil d’administration du Fonds.
Mais au-delà de cette procédure, Ousmane Sonko s’interroge sur le contenu réel des discussions. Il considère que les termes employés dans les communications officielles restent trop généraux et ne permettent pas de connaître avec précision les obligations auxquelles le Sénégal pourrait souscrire.
Le responsable politique souhaite notamment obtenir des éclaircissements sur le traitement réservé à la dette publique, mentionné dans la communication du FMI. Il réclame également davantage d’informations sur les réformes qui pourraient accompagner le futur programme, notamment celles relatives à la maîtrise des finances publiques, à l’augmentation des recettes intérieures et à la réduction ou à la rationalisation des dépenses de l’État.
Les mécanismes destinés à protéger les ménages les plus vulnérables figurent également parmi ses préoccupations. Ousmane Sonko veut connaître les mesures envisagées concernant les filets sociaux, mais aussi la gouvernance et la surveillance des entreprises publiques ainsi que les dispositions destinées à améliorer le climat des affaires.
Il soulève par ailleurs la question des audits internationaux de la dette, dont la réalisation faisait partie, selon lui, des exigences défendues au cours des discussions.
Pour le président de l’Assemblée nationale, ces orientations ne constituent pas de simples éléments techniques négociés entre l’État et une institution financière internationale. Elles auront, selon lui, des répercussions directes sur la population sénégalaise, appelée à supporter les conséquences des décisions prises aujourd’hui comme celles qui pourraient s’inscrire dans la durée.
Ousmane Sonko affirme avoir participé durant plusieurs mois aux échanges avec le FMI et dit connaître certaines orientations envisagées. Il met en garde contre le risque de reproduire, dans le cadre du nouvel accord, certaines erreurs qu’il estime avoir marqué les politiques économiques antérieures.
Face à ces interrogations, il réclame donc la publication du mémorandum de politiques économiques et financières, document central dans le cadre des négociations avec le FMI. Son objectif affiché est de permettre aux Sénégalais d’accéder aux informations détaillées et de favoriser un débat public sur les engagements qui pourraient être pris au nom de l’État.
À défaut d’une publication destinée au grand public, le président de l’Assemblée nationale demande que le document soit transmis aux députés afin qu’ils puissent en prendre connaissance dans le cadre de leurs prérogatives de contrôle de l’action gouvernementale.
Le débat pourrait en tout état de cause revenir rapidement au Parlement. Ousmane Sonko estime que les principales orientations du futur programme devraient apparaître dans une éventuelle loi de finances rectificative ou dans le projet de loi de finances pour 2027, attendu devant l’Assemblée nationale en octobre prochain.
Le responsable politique annonce ainsi que les engagements économiques et financiers du Sénégal feront l’objet d’un débat parlementaire, laissant entendre que les députés auront l’occasion d’examiner de près les choix opérés par le gouvernement dans le cadre de ses discussions avec le FMI.
-
FOOTBALL3 mois .CONGO – Mission CAN 2027 pour Claude Le Roy, le retour d’un vieux stratège
-
AFRIQUE3 mois .BÉNIN – Le président Romuald Wadagni lance une offensive diplomatique en terrain sensible
-
AFRIQUE3 mois .BÉNIN / NIGER – Vers une réouverture progressive de la frontière après des concertations stratégiques
-
TÉLÉPHONIE3 mois .CÔTE D’IVOIRE – Les journalistes dénoncent pressions et autocensure grandissante
-
AFRIQUE3 mois .SÉNÉGAL – Le député Guy Marius Sagna défie la convocation judiciaire
-
AFRIQUE3 mois .KENYA – Tensions autour d’un centre de quarantaine controversé lié à Ebola
-
AFRIQUE3 mois .RD CONGO – Ebola : Bunia rouvre, mais le risque persiste
-
AFRIQUE3 mois .SOMALIE – Refoulé des États-Unis, Omar Artan accueilli en héros


