AFRIQUE CENTRALE
TCHAD – « Deby sera battu le 11 avril »
La présidente nationale du Parti pour la démocratie et l’indépendance intégrale (PDI) et candidate à l’élection présidentielle tchadienne du 11 avril prochain, Lydie Béassemda, a exhorté la population à voter pour sa candidature afin d’assurer un avenir meilleur et d’entrer dans l’histoire avec l’élection d’une femme. C’était lundi, lors de son meeting à Laï, dans la province de la Tandjilé.
Contrairement à d’autres candidats qui appellent au boycott de l’élection présidentielle tchadienne du 11 avril prochain, la présidente nationale du Parti pour la démocratie et l’indépendance intégrale (PDI), Lydie Beassemda, a encouragé la population à voter massivement pour sa candidature afin d’assurer un avenir meilleur et d’entrer dans l’histoire avec l’élection d’une femme. « N’écoutez pas ceux qui vous disent de ne pas voter parce qu’ils ne seront pas là pour régler vos problèmes. Ils ne seront pas là quand vos familles auront faim. Vous, vous devez exprimer votre colère, vos revendications, en disant que vous voulez un Tchad fédéral », a déclaré Lydie Béassemda.
En revanche, la présidente nationale du Parti pour la démocratie et l’indépendance intégrale (PDI), Lydie Béassemda a demandé aux électeurs d’aller retirer leurs cartes, tout en blâmant les « frondeurs ». « Ceux qui disent qu’ils ne vont pas aux élections, ce sont eux qui sont représentés dans les CENI, leurs représentants sont dans toutes les CENI, et ce sont eux qui vont valider les résultats de la CENI. On vous parle de boycott, ce n’est pas vrai. Ils commenceraient par-là, les organes de contrôle. Allez voter tout simplement et exprimez votre colère », a-t-elle fait savoir.
Au même moment, le RNDT « Le Réveil », a pris d’assaut la ville de Fianga, pour convaincre de potentiels électeurs à la Présidentielle du 11 avril prochain. « Ce défilé de mode prouve la fin du règne de MPS. Aujourd’hui, c’est le pont de la fête de Pâques. Je m’appuie sur la citation de Jésus qui, sur la croix en train de mourir, a dit « Père ne les condamne pas car ils ne savent pas ce qu’ils font ». C’est exactement ce qui se passe ici, donc ils ne savent pas ce qu’ils font en achetant la conscience du peuple », a prêché Pahimi Padacké, le candidat du Rassemblement National pour la Démocratie au Tchad « le Réveil ». « Deby sera battu le 11 avril et viendra vous demander pardon. Faites-moi confiance », a-t-il affirmé.
Source : Afrik.com / Par Dale Abraham Sarr
AFRIQUE
RD CONGO – Les médecins déclenchent une grève en pleine alerte Ebola
La République démocratique du Congo s’apprête à faire face à une nouvelle zone de turbulence dans son secteur de la santé. À partir du 11 juin, les syndicats de médecins ont décidé d’engager un mouvement de grève d’ampleur nationale, traduisant un profond malaise au sein du corps médical.
Au cœur des revendications figurent la revalorisation des rémunérations, l’amélioration des conditions de travail et un renforcement significatif des moyens accordés aux structures sanitaires. Les organisations syndicales dénoncent une dégradation progressive du système de santé, marquée par un manque de ressources, des infrastructures insuffisantes et une pression croissante sur le personnel soignant.
Le mot d’ordre de grève concerne l’ensemble des établissements publics à travers le pays, ce qui laisse présager des perturbations importantes dans la prise en charge des patients. Cette mobilisation intervient à un moment particulièrement critique, alors que le pays est confronté à une résurgence du virus Ebola dans ses régions du Nord-Est, où une nouvelle souche est sous surveillance depuis la mi-mai.
Conscients des enjeux sanitaires, les syndicats ont néanmoins indiqué que les services d’urgence resteront opérationnels afin d’assurer la continuité des soins pour les cas les plus graves. Une mesure qui vise à limiter les conséquences immédiates du mouvement sur les populations les plus vulnérables.
AFRIQUE
RD CONGO – Peine capitale confirmée dans l’affaire des experts de l’ONU
En République démocratique du Congo, la Haute Cour militaire a confirmé en appel la condamnation à mort de 54 personnes dans l’affaire du meurtre de deux experts des Nations unies, marquant un tournant judiciaire majeur dans ce dossier emblématique.
Cette décision alourdit le verdict de première instance, qui avait retenu 49 condamnations, et intervient près de neuf ans après les faits. Les victimes, Michael Sharp et Zaida Catalán, avaient été tuées en mars 2017 dans la province du Kasaï-Central alors qu’elles enquêtaient sur les violences liées à l’insurrection de la milice Kamwina Nsapu.
Selon les conclusions de la cour, les deux experts avaient été interceptés le 12 mars 2017, puis conduits dans une zone isolée avant d’être exécutés. Parmi les condamnés figurent à la fois des exécutants et des membres des forces armées, dont le colonel Jean de Dieu Mambweni, dont la responsabilité a été retenue en appel.
Si ce verdict est présenté comme une avancée judiciaire significative, il ne met pas un terme aux interrogations entourant cette affaire. La Commission nationale des droits de l’homme souligne que plusieurs commanditaires présumés n’ont toujours pas été identifiés ni poursuivis, appelant à approfondir les investigations pour établir l’ensemble de la chaîne de responsabilité.
Les familles des victimes partagent ce constat. Pour elles, cette décision constitue une étape importante vers la justice, mais demeure insuffisante tant que les responsabilités au plus haut niveau ne sont pas pleinement élucidées.
AFRIQUE
RD CONGO – Ebola : Bunia rouvre, mais le risque persiste
Après plusieurs jours de fermeture imposée par l’urgence sanitaire, l’aéroport de Bunia rouvre progressivement ses portes aux vols commerciaux, marquant une nouvelle étape dans la gestion de l’épidémie d’Ebola qui frappe l’est de la République démocratique du Congo.
Décidée dans un contexte de forte circulation du virus, la suspension des activités aériennes avait pour objectif de contenir les risques de propagation. Seuls les vols humanitaires et médicaux avaient été maintenus, garantissant la continuité des interventions d’urgence dans la province de l’Ituri, particulièrement touchée.
Les autorités congolaises affirment aujourd’hui avoir consolidé les dispositifs de contrôle sanitaire au sein de l’infrastructure aéroportuaire. Cette montée en puissance des mécanismes de surveillance, combinée à une évaluation jugée satisfaisante par les services compétents, a conduit à autoriser une reprise progressive des opérations.
La décision de rouvrir l’aéroport ne se limite pas à un enjeu de mobilité. Elle répond également à des impératifs économiques et logistiques majeurs. Bunia constitue en effet un point névralgique pour l’acheminement des biens, le déplacement des populations et le déploiement des acteurs humanitaires dans une zone déjà fragilisée par l’insécurité.
Cependant, cette reprise intervient dans un climat de vigilance accrue. L’épidémie d’Ebola continue de faire des victimes, non seulement en RDC mais aussi dans certaines zones frontalières, notamment en Ouganda. Face à cette situation, les autorités, avec l’appui de partenaires internationaux, poursuivent les opérations de dépistage, de suivi des cas contacts et de sensibilisation des populations.
La réouverture de l’aéroport de Bunia apparaît ainsi comme un pari mesuré : relancer les activités essentielles sans compromettre les efforts de riposte sanitaire. L’efficacité des dispositifs mis en place dans les prochains jours sera déterminante pour éviter toute nouvelle flambée liée aux flux de voyageurs.
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