AFRIQUE DE L’OUEST
BÉNIN – Patrice Talon prête serment dimanche 23 mai 2021
Les regards sont désormais tournés vers la date du dimanche 23 mai prochain, pour la prestation de serment du candidat Patrice Talon réélu président de la République à l’issue de la présidentielle du 11 avril dernier. Ceci, sous réserve des résultats définitifs de ce scrutin qui seront proclamés cette semaine par la Cour constitutionnelle.
Le processus de la présidentielle de 2021 va connaître son épilogue avec la prestation de serment et l’investiture du candidat élu. Ce dernier n’est personne d’autre que le président de la République sortant, Patrice Talon, sous réserve des résultats définitifs du scrutin présidentiel que proclamera cette semaine la Cour constitutionnelle.
La cérémonie de prestation de serment est attendue pour dimanche 23 mai prochain. Cette date est sous-tendue par la loi n°90-32 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin telle que révisée par la loi n°2019-40 du 4 novembre 2019 en son article 153-3. Lequel article stipule en son alinéa dernier que : «Dans tous les cas, le président de la République élu entre en fonction et prête serment le quatrième dimanche du mois de mai ». Ainsi, tous les projecteurs seront braqués, ce quatrième dimanche du mois de mai, sur Porto-Novo, la ville capitale, pour la cérémonie d’entrée en fonction de Patrice Talon au titre de son second mandat.
Au rythme de 21 coups de canon, l’homme va prêter le serment suivant : « Devant Dieu, les mânes des ancêtres, la nation et devant le peuple béninois, seul détenteur de la souveraineté ; Nous Patrice Talon, président de la République, élu conformément aux lois de la République jurons solennellement : – de respecter et de défendre la Constitution que le peuple béninois s’est librement donnée ; – de remplir loyalement les hautes fonctions que la nation nous a confiées ; – de ne nous laisser guider que par l’intérêt général et le respect des droits de la personne humaine, de consacrer toutes nos forces à la recherche et à la promotion du bien commun, de la paix et de l’unité nationale; -de préserver l’intégrité du territoire national; – de nous conduire partout en fidèle et loyal serviteur du peuple. En cas de parjure, que nous subissions les rigueurs de la loi ». Le serment prévu à l’article 53 nouveau de la loi fondamentale en vigueur est reçu par le président de la Cour constitutionnelle devant l’Assemblée nationale, la Cour suprême et la Cour des comptes.
21 coups de canon
La Cour des comptes, déjà créée, il ne reste que la nomination et l’installation de ses membres. Il est donc fort probable que la Cour des comptes soit opérationnelle avant le 23 mai prochain. La prestation de serment marquera l’entrée en fonction du président Patrice Talon ainsi que celle de la vice-présidente de la République, Mariam Chabi Talata, le duo élu par Knock-out au 1er tour de l’élection présidentielle du 11 avril dernier.
En attendant le 23 mai prochain, Patrice Talon qui a été investi au titre de son premier quinquennat le 6 avril 2016, demeure toujours le président de la République. Il n’y a aucun vide juridique en la matière comme certains tentent de le soutenir. Cette question de rallonge de 45 jours du mandat du chef de l’Etat a été réglée à travers l’alinéa 2 de l’article 157-3 de la loi citée supra. Celui-ci dispose : « Le mandat du président de la République en exercice s’achève à la date de prestation de serment du président de la République élu en 2021, à 00 h ». Cette prorogation de quelques jours du mandat de Patrice Talon, faut-il le rappeler, a été décidée par le législateur, constituant ordinaire, en vue de gagner, dès 2026, le pari de l’organisation des élections générales à savoir la présidentielle, les législatives et les communales dans la même année électorale.
Source : La Nation Benin / Par Thibaud C. Nagnonhou
AFRIQUE
MALI – Assimi Goïta en tournée à Niamey et Ouagadougou pour renforcer la coopération au sein de l’AES
Le président de la Transition malienne, Assimi Goïta, a effectué deux étapes diplomatiques au Niger et au Burkina Faso, le 5 novembre 2026. Reçu successivement à Niamey par Abdourahamane Tiani, puis à Ouagadougou par Ibrahim Traoré, le dirigeant malien a échangé avec ses homologues sur les enjeux sécuritaires, économiques et politiques de la Confédération des États du Sahel (AES).
Au Niger, cette visite officielle, organisée à l’invitation du président Abdourahamane Tiani, a été marquée par un entretien en tête-à-tête entre les deux chefs d’État, suivi d’une séance de travail élargie aux délégations des deux pays. Le communiqué conjoint publié à l’issue des discussions met particulièrement l’accent sur la situation sécuritaire dans l’espace confédéral et les efforts engagés contre les groupes armés.
Les deux dirigeants ont notamment salué les résultats attribués aux opérations de la Force unifiée de l’AES, qu’ils présentent comme des succès. Toutefois, le document officiel ne précise ni le nombre d’opérations menées, ni les résultats chiffrés obtenus, ni la période concernée. Ces appréciations relèvent donc de la communication officielle des autorités malienne et nigérienne.
Les présidents ont également dénoncé ce qu’ils décrivent comme des manœuvres de déstabilisation impliquant des mercenaires et des soutiens étatiques étrangers. Aucune identité d’État ou d’acteur n’a cependant été mentionnée dans le communiqué, qui expose sur ce point la position commune des deux dirigeants.
Au-delà des questions militaires, les échanges ont porté sur le renforcement de la coordination diplomatique entre les membres de l’AES. Assimi Goïta et Abdourahamane Tiani ont estimé que cette concertation contribuait à consolider la visibilité et la représentation de la Confédération dans les espaces sous-régionaux, régionaux et internationaux.
Le volet économique a également occupé une place importante dans les discussions. Les deux parties ont évoqué la facilitation de la circulation des personnes et des marchandises, le développement des infrastructures de transport, la transformation agro-industrielle ainsi que la valorisation des ressources énergétiques et minières. Le communiqué fait état de pistes de coopération et d’actions de coordination, sans annoncer de nouveaux financements, de projets attribués ou d’échéances précises.
À l’issue de la rencontre, Assimi Goïta a invité son homologue nigérien à effectuer une visite officielle au Mali. Abdourahamane Tiani a accepté cette invitation, dont la date sera communiquée ultérieurement par les canaux diplomatiques.
La tournée du président malien s’est poursuivie au Burkina Faso. Accueilli en début de soirée à Ouagadougou par le capitaine Ibrahim Traoré, Assimi Goïta y a effectué une visite qualifiée d’amitié et de travail par la présidence burkinabè.
Les deux chefs d’État se sont entretenus au salon d’honneur. Selon le compte rendu publié par les autorités du Burkina Faso, leurs discussions ont notamment concerné les perspectives de développement, la lutte contre le terrorisme dans l’espace AES, l’intégration africaine ainsi que plusieurs questions liées à l’actualité internationale.
AFRIQUE
NIGÉRIA – La justice invalide la désignation d’Atiku Abubakar comme candidat de l’ADC à la présidentielle de 2027
La course à la présidentielle nigériane du 16 janvier 2027 connaît un nouveau rebondissement. Un tribunal siégeant à Abuja a invalidé, jeudi 5 novembre, la désignation d’Atiku Abubakar comme candidat du Congrès démocratique africain (ADC), l’une des principales formations de l’opposition au président Bola Tinubu. Cette décision intervient dans un contexte de rivalités internes au sein du parti et fait planer des incertitudes sur la participation de l’ancien vice-président au prochain scrutin.
La juridiction a également remis en cause la direction de l’ADC conduite par David Mark, engagé dans un bras de fer avec Nafiu Bala Gombe pour le contrôle de la formation politique. La candidature d’Atiku Abubakar, précédemment validée par la Commission électorale indépendante, avait été présentée sous l’autorité de David Mark.
Face à cette décision, l’ADC a annoncé son intention de saisir la juridiction compétente en appel. Le parti dénonce une démarche qu’il interprète comme une tentative de « neutraliser l’opposition ». De son côté, Daniel Bwala, porte-parole du président Bola Tinubu, a rejeté toute implication du Congrès des progressistes (APC), parti au pouvoir, dans cette procédure judiciaire.
Cette décision intervient alors qu’Atiku Abubakar avait lancé, la veille, sa campagne dans l’État de Sokoto. L’ancien candidat à la présidentielle y avait notamment promis de renforcer la sécurité et de réintroduire les subventions sur les carburants, dans un contexte marqué par la hausse du coût de la vie et les difficultés économiques auxquelles sont confrontées de nombreuses familles nigérianes.
Les tensions autour du processus électoral concernent également d’autres formations de l’opposition. Le parti de Peter Obi a récemment dénoncé des perturbations de réunions et l’annulation de réservations hôtelières à Abuja, des incidents qu’il attribue à l’APC. Le pouvoir a toutefois rejeté ces accusations.
AFRIQUE
SÉNÉGAL – L’APR appelle à la formation d’un large front politique contre la gouvernance du Pastef
L’Alliance pour la République (APR) entend rassembler les forces politiques et citoyennes opposées à la conduite actuelle des affaires publiques. À l’issue de la réunion de son Secrétariat exécutif national (SEN), tenue ce jeudi 5 novembre 2026, le parti de Macky Sall a lancé un appel à la constitution d’un « puissant bloc politique » pour faire face à ce qu’il décrit comme une « gouvernance de ruine » menée par le Pastef.
Dans sa déclaration, l’ancienne formation présidentielle fait état d’une situation nationale qu’elle juge préoccupante. Elle dénonce notamment la dégradation des conditions économiques et sociales, les tensions entre les institutions ainsi que les désaccords persistants au sommet de l’État. Pour étayer son argumentaire, l’APR évoque le rejet de la Loi de finances rectificative (LFR) 2026 par l’Assemblée nationale, le 3 novembre, mais aussi les difficultés liées à l’examen du projet de Loi de finances initiale (LFI) pour l’exercice 2027.
Le parti y voit une manifestation des divergences entre les deux principales composantes du pouvoir, issues de l’élection présidentielle de mars 2024. Il estime que ces tensions institutionnelles fragilisent la conduite des affaires publiques et alimentent les incertitudes sur les orientations du pays.
Pour donner corps à son projet de rassemblement, l’APR souhaite engager, dès le mois de novembre, des discussions avec les formations politiques, les mouvements citoyens et les personnalités partageant ses préoccupations. Les échanges envisagés devraient porter notamment sur la gouvernance, le fonctionnement des institutions démocratiques, les libertés publiques et les perspectives économiques du Sénégal.
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