AMÉRIQUE
CANADA – Mary Simon première femme autochtone gouverneure générale
Un fait inédit vient de se reproduire au Canada. Mary Simon est nommée au poste de gouverneure générale ce 6 juillet 2021. Elle devient la première femme autochtone à ce poste prestigieux. Sa nomination intervient après la découverte de plus d’un millier de tombes anonymes d’enfants à proximité d’anciens pensionnats autochtones. Un événement qui avait secoué le pays.
Le Canada a écrit une nouvelle page de son histoire ce 6 juillet 2021, Mary Simon, une autochtone nommée comme gouverneure générale. Un symbole fort à un moment où le Canada est confronté à des pages sombres de son passé. Elle devient la première femme autochtone à occuper le poste de représentante de la reine Elizabeth II. Elle est ainsi la représentante de la monarque britannique, chef d’Etat en titre du Canada.
Mary J. May Simon est née le 21 août 1947 à Kangiqsualujjuaq au Québec, d’une mère inuk et d’un père anglais. Elle a été animatrice de radio à la CBC et a occupé les postes de vice-présidente et présidente de la société Makivik entre 1978 et 1985 Elle a aussi été ambassadrice du Canada au Danemark. Mary Simon a expliqué son engagement : « Je crois fermement que si nous acceptons notre humanité commune et les responsabilités que nous avons envers les uns et les autres, les plus beaux jours du Canada sont encore à venir. »
Elle remplace Richard Wagner faisant d’elle la gouverneure générale du Canada et commandante en chef des forces armées canadiennes.
Pour le premier ministre Justin Trudeau, cette nomination est significative car elle a permis au Canada de « franchir une étape importante ».
Le nom de Mary Simon est désormais inscrit dans l’histoire du pays. Cette nomination permettra aussi au peuple canadien d’oublier leurs différences afin de vivre en parfaite harmonie.
AMÉRIQUE
VÉNÉZUELA – Maria Corina Machado veut partager son Nobel de la paix avec Donald Trump
Figure centrale de l’opposition vénézuélienne, Maria Corina Machado a annoncé, lundi, son intention de partager son prix Nobel de la paix 2025 avec le président des États-Unis, Donald Trump. Cette déclaration intervient deux jours après l’opération militaire américaine menée au Venezuela, laquelle a abouti à la capture de Nicolás Maduro et à la chute de son régime.
S’exprimant sur la chaîne Fox News, dans une intervention relayée par l’agence Anadolu, Maria Corina Machado a déclaré vouloir dédier cette distinction au chef de l’État américain. Selon elle, l’action de Washington, intervenue le 3 janvier, a permis de concrétiser ce qui était jusqu’alors perçu comme impossible. Elle estime que cette opération a ouvert la voie à un changement politique majeur au Venezuela et affirme que le peuple vénézuélien souhaite, à travers ce geste symbolique, associer Donald Trump à cette reconnaissance internationale.
Cette intervention militaire américaine a toutefois provoqué de nombreuses réactions sur la scène internationale. Plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer une atteinte aux principes fondamentaux du droit international. L’Organisation des Nations unies a notamment rappelé que ce type d’intervention unilatérale « sape un principe fondamental du droit international », soulignant les risques juridiques et politiques liés à l’usage de la force sans mandat multilatéral.
Concernant sa situation personnelle, Maria Corina Machado a indiqué envisager un retour au Venezuela « dans les plus brefs délais », sans préciser son lieu de résidence actuel. Sur le plan politique, elle a vivement critiqué Delcy Rodríguez, investie lundi présidente par intérim par l’Assemblée nationale. L’opposante l’accuse d’avoir été impliquée dans des actes de torture sous l’ancien régime, mettant en doute sa légitimité morale et politique. De son côté, Delcy Rodríguez a affiché sa volonté de coopérer avec l’administration américaine afin d’assurer une transition institutionnelle.
Sur le plan programmatique, Maria Corina Machado a réaffirmé son ambition de faire du Venezuela un « centre énergétique des Amériques », en s’appuyant sur le rétablissement de l’État de droit, l’ouverture économique et l’attraction des investissements internationaux. Toutefois, le président Donald Trump a tempéré ces perspectives. Samedi, il a indiqué qu’il ne soutenait pas sa candidature à la présidence, estimant qu’elle ne bénéficiait pas d’un soutien populaire suffisant à ce stade.
AMÉRIQUE
ÉTATS-UNIS – Administration Trump : l’Afrique fortement touchée par le remaniement diplomatique
L’administration Trump a engagé un vaste mouvement de rappel de diplomates américains en poste à l’étranger, touchant près de trente hauts responsables, dont plusieurs ambassadeurs de carrière. Cette décision s’inscrit dans une volonté assumée de réorganiser l’appareil diplomatique afin de l’aligner plus étroitement sur la doctrine présidentielle « America First ».
Selon deux responsables du département d’État, s’exprimant sous couvert d’anonymat, les chefs de mission concernés dans au moins 29 pays ont été informés que leurs fonctions prendraient fin dès le mois de janvier. Tous avaient été nommés sous l’administration Biden et avaient, dans un premier temps, échappé aux limogeages intervenus au début du second mandat de Donald Trump, lesquels visaient prioritairement des nominations à caractère politique. La nouvelle vague de rappels marque donc un durcissement de la ligne suivie par la Maison-Blanche.
Ces diplomates ne sont toutefois pas licenciés. En tant que membres du service diplomatique de carrière, ils peuvent être réaffectés à Washington ou à d’autres missions, s’ils le souhaitent. Le département d’État rappelle que les ambassadeurs servent à la discrétion du président et qu’il est courant qu’un changement d’administration entraîne des ajustements, même si les mandats durent habituellement entre trois et quatre ans.
L’Afrique est le continent le plus affecté par cette restructuration, avec le rappel des ambassadeurs en poste dans treize pays, dont le Sénégal, le Nigeria, la Côte d’Ivoire, le Rwanda et l’Ouganda. L’Asie suit, avec six pays concernés, tandis que l’Europe, le Moyen-Orient, l’Asie du Sud et centrale ainsi que l’hémisphère occidental sont touchés dans une moindre mesure.
Pour Washington, ces décisions relèvent d’une procédure normale et traduisent le droit du président de s’entourer de représentants pleinement engagés dans la mise en œuvre de sa politique étrangère. Toutefois, ces rappels ont suscité des inquiétudes au Congrès et au sein du syndicat des diplomates américains, qui redoutent une politisation accrue de la diplomatie des États-Unis.
AMÉRIQUE
ÉTATS-UNIS – Immigration : Le président Donald Trump ferme la porte à sept nouveaux pays et aux Palestiniens
La forteresse Amérique remonte ses ponts-levis. Dans une proclamation signée ce mardi, le président Donald Trump a drastiquement élargi la liste des nationalités interdites d’entrée aux États-Unis, invoquant la nécessité impérieuse de « restreindre l’entrée des ressortissants étrangers afin de protéger la sécurité » nationale.
Cette nouvelle salve de restrictions cible spécifiquement le Burkina Faso, le Niger, le Mali, le Soudan du Sud et la Syrie. Le Laos et la Sierra Leone, jusqu’ici soumis à des blocages partiels, basculent désormais vers une interdiction totale. Fait politique majeur, les Palestiniens détenteurs de documents de voyage de l’Autorité palestinienne sont également concernés. Washington justifie cette décision radicale par des procédures de vérification jugées « tellement insuffisantes » dans ces territoires qu’elles imposeraient une suspension immédiate des admissions. Le cas syrien apparaît particulièrement sensible, la mesure intervenant quelques jours seulement après une attaque meurtrière contre des soldats américains dans le pays.
Depuis son retour au Bureau Ovale en janvier dernier, Donald Trump a fait du durcissement migratoire la clé de voûte de son action. Au-delà de la sécurité physique, la Maison-Blanche assume désormais une dimension culturelle et idéologique, ciblant explicitement les étrangers susceptibles de « nuire à la culture » ou aux « principes fondateurs » des États-Unis. Cette rhétorique s’inscrit dans la continuité des décrets de juin dernier, qui avaient déjà fermé la porte aux ressortissants de douze pays, principalement en Afrique et au Moyen-Orient.
Toutefois, le décret maintient certains garde-fous : les résidents permanents légaux, les diplomates et les sportifs restent exemptés. À contre-courant de ce durcissement généralisé, seul le Turkménistan bénéficie d’un assouplissement inattendu. Saluant des « progrès significatifs », l’administration autorise à nouveau la délivrance de visas non-immigrants pour ce pays d’Asie centrale, une exception rare dans une politique migratoire de plus en plus hermétique.
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