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AMÉRIQUE

CUBA – Des manifestations inédites sur l’ensemble du territoire

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C’est un fait inimaginable à Cuba. Des milliers de citoyens cubains sont descendus dans les rues le dimanche 11 juillet 2021 pour exiger le respect des droits du peuple et la fin de la dictature. « Liberté », « A bas la dictature », ce sont les maîtres mots de ce grand rassemblement qui a défié le gouvernement de Miguel Diaz-Canel. Dans ce pays où les manifestations populaires sont interdites, les populations se sont armées de courage pour dénoncer la famine et les conditions de vie difficiles.

Pour la première fois de l’histoire politique du Cuba, le peuple s’est révolté et a envahi les rues ce dimanche 11 juillet 2021. Une manifestation sur l’étendue du territoire national qui a vu la participation d’un nombre important de citoyens sans doute exaspérés par la situation économique du pays. Famine, privation de liberté, impacts de la Covid-19 et dictature rampante sont les raisons évoquées par les manifestants cubains pour justifier leur ras-le-bol. Presque dans toutes les provinces et dans plusieurs villes, les gens sont sortis dans la rue. La détermination de ces cubains qui ont défié la police laisse penser que les manifestations vont se poursuivre les semaines à venir. 

Plus de 40 personnes ont été interpellées par les forces de défense et de sécurité. D’autres ont subi les effets des gaz lacrymogènes lancés pour disperser la foule ou la brutalité de la police dans la répression de la manifestation. 

Indignés, ces protestataires ont attaqué les voitures des forces de sécurité qu’ils n’ont pas hésité à casser ou renverser. Le réseau Internet a été coupé pendant une bonne partie de la journée sans doute, selon les manifestants, pour éviter que les images de la répression brutale de la Police ne soient diffusées en direct. 

Le chef de L’Etat, Miguel Diaz-Canel, a pris la parole le soir de cette contestation pour appeler au calme et à la sérénité. Il a reconnu les conditions de vie difficiles dans le pays mais il a invité les citoyens à faire attention à la manipulation des États-Unis qu’il considère comme l’ennemi juré du pays. Washington a d’ailleurs condamné l’usage de la violence par la police pour réprimer une manifestation pacifique garantie par la constitution cubaine. « Nous condamnons le régime dictatorial cubain pour avoir appelé à réprimer des civils et à la confrontation contre ceux qui exercent leur droit à manifester.« , tweeté Luis Almagro, secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA).

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AFRIQUE

L’ Afrique du Sud et le Brésil renforcent leur coopération en matière de défense et d’aviation

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Le président du Brésil, Luiz Inácio Lula da Silva, a appelé ce 9 mars son homologue de l’Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa, à intensifier la coopération entre les deux pays dans le domaine de la défense. Cette initiative intervient dans un contexte international marqué par des tensions croissantes et par ce que le dirigeant brésilien a évoqué comme un risque potentiel d’« invasion » étrangère.

Selon les autorités des deux pays, ce partenariat devrait permettre de stimuler la collaboration dans plusieurs secteurs clés, notamment la recherche militaire, la production d’équipements de défense et le développement de technologies aéronautiques. L’objectif est également de favoriser le transfert de compétences et le partage d’expertise entre les industries de défense brésiliennes et sud-africaines. Le Brésil dispose déjà d’une industrie aéronautique reconnue à l’échelle internationale, notamment grâce au constructeur Embraer, spécialisé dans la fabrication d’avions civils et militaires. De son côté, l’Afrique du Sud possède une solide expérience dans la production d’équipements militaires et dans les technologies de défense développées par plusieurs entreprises locales.

Cette coopération pourrait également s’inscrire dans le cadre plus large des partenariats stratégiques entre pays du Sud et des initiatives portées par le groupe des BRICS, dont les deux nations sont membres. Au-delà de la dimension industrielle, ce rapprochement vise à renforcer les relations diplomatiques et économiques entre Brasília et Pretoria, tout en consolidant leur autonomie stratégique dans des secteurs jugés sensibles comme la sécurité et l’aéronautique.

Cette nouvelle dynamique pourrait ouvrir la voie à des programmes conjoints de formation, à des projets de développement d’avions ou de systèmes de défense, ainsi qu’à une coopération accrue dans les opérations de sécurité et de maintien de la paix sur le continent africain et en Amérique du Sud.

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AMÉRIQUE

MEXIQUE – “El Mencho” tué, le pays sous tension après la riposte des cartels

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La mort de l’un des narcotrafiquants les plus recherchés du continent américain marque un tournant sécuritaire au Mexique. Nemesio Oseguera, plus connu sous le surnom d’« El Mencho », a été tué dimanche lors d’une opération de l’armée mexicaine. Âgé de 59 ans, il dirigeait le Cartel Jalisco Nueva Generación (CJNG), considéré comme l’une des organisations criminelles les plus puissantes du pays.

L’intervention, coordonnée avec les États-Unis, visait un chef de cartel sous le coup de mandats d’arrêt des autorités mexicaines et américaines. Depuis l’arrestation des figures historiques du Cartel de Sinaloa, Oseguera était perçu comme l’un des derniers « parrains » dominants du narcotrafic mexicain.

La riposte n’a pas tardé. Dans l’État de Jalisco, des groupes armés ont dressé des barrages routiers et incendié véhicules et camions. Des incidents violents ont également été signalés dans une vingtaine d’États, traduisant la capacité de nuisance du réseau.

Face à l’escalade, la présidente Claudia Sheinbaum a annoncé la suspension des cours dans huit États et appelé la population à limiter ses déplacements. Les autorités redoutent une fragmentation du cartel ou des affrontements internes pour le contrôle des routes du trafic.

Le CJNG était classé organisation terroriste par les États-Unis et figurait parmi les principaux vecteurs d’exportation de cocaïne, d’héroïne et de fentanyl vers le marché nord-américain. La disparition de son chef ouvre une phase d’incertitude : affaiblissement durable du groupe ou recomposition violente du paysage criminel mexicain.

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AMÉRIQUE

CANADA – Le Premier ministre Mark Carney dément tout revirement après son échange avec Donald Trump

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Les échanges entre Ottawa et Washington continuent de susciter des interprétations divergentes. Alors que l’administration américaine laissait entendre un changement de ton du Canada à la suite de déclarations faites en Suisse, le Premier ministre canadien a tenu à clarifier sa position après un récent entretien téléphonique avec le président des États-Unis.

Mark Carney a ainsi démenti mardi toute volonté de revenir sur ses propos tenus au Forum économique mondial de Davos. Cette mise au point fait suite aux déclarations du secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, qui affirmait que le chef du gouvernement canadien avait « vigoureusement » nuancé son discours critique lors d’un échange avec Donald Trump.

S’exprimant à Ottawa avant la réunion hebdomadaire du Cabinet fédéral, Mark Carney a rejeté cette lecture. Cité par l’agence Anadolu, il a déclaré :
« Pour être tout à fait clair, et je l’ai dit au président, je maintenais ce que j’ai dit à Davos. »

Lors de son intervention en Suisse, le Premier ministre canadien avait alerté sur les fragilités de l’ordre international et encouragé les puissances moyennes à diversifier leurs partenariats commerciaux afin de réduire les dépendances excessives — une position perçue par certains comme une critique indirecte du protectionnisme américain.

Concernant l’appel, initié par Donald Trump, Mark Carney a indiqué que les discussions avaient porté sur plusieurs dossiers internationaux, notamment l’Ukraine, le Venezuela et la sécurité dans l’Arctique. Il a également présenté les nouvelles orientations commerciales du Canada, mettant en avant la signature de douze accords sur quatre continents en six mois, dont un avec la Chine.

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Selon le Premier ministre, cette stratégie de diversification a suscité l’intérêt du président américain, qui se serait montré « impressionné » par ces initiatives ainsi que par les perspectives d’évolution de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM).

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