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AFRIQUE CENTRALE

CENTRAFRIQUE : L’élection présidentielle centrafricaine de 2020

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En Centrafrique, l’élection présidentielle de 2020 a lieu le 27 décembre 2020 avec un éventuel second tour le 14 février 2021. Les centrafricains éliront leur président de la République pour un mandat de cinq ans. Des élections législatives ont lieu en même temps que le premier tour.

L’élection présidentielle de 2015 et 2016 a vu la victoire de Faustin-Archange Touadéra, dont la prise de fonction le 30 mars 2016 coïncide avec l’entrée en vigueur de la constitution de 2015 qui installe la VIe République.

L’élection de 2020 a lieu dans le contexte de crise sanitaire avec la pandémie de Covid-19, qui fait craindre un report du scrutin. La constitution interdit cependant toute prolongation du mandat du président en exercice au delà de son terme, soit pour Touadéra le 29 mars 2021. Une révision de la constitution est par conséquent tentée par le gouvernement, mais le projet est rejeté le 5 juin 2020 par la Cour constitutionnelle.

A cause d’une menace sécuritaire bien ancrée, le pays fait par ailleurs toujours l’objet d’une opération de maintien de la paix des Nations unies, la MINUSCA. En réalité, le président de la république est élu au scrutin uninominal majoritaire à deux tours pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois. 

L’ancien président François Bozizé, revenu de son exile, et qui était au pouvoir de 2003 à 2013, a annoncé sa candidature le 25 juillet 2020. L’homme politique, Anicet Georges Dologuélé a été investi candidat en août 2020 par son parti, l’Union pour le renouveau centrafricain (URCA). Catherine Samba-Panza, chef de l’État au cours de la période de transition du 23 janvier 2014 au 30 mars 2016, a annoncé sa candidature sans étiquette politique le 28 août 20208. L’ancien Premier ministre Martin Ziguélé se porte également candidat sous la bannière du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC).  Enfin, Faustin-Archange Touadéra, le président sortant, premier ministre de 2008 à 2013, puis élu président de la République en 2016, va être investi le jeudi 24 septembre pour le partie (Coeur Uni).

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AFRIQUE

TCHAD – Huit opposants condamnés, la tension politique monte

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Au Tchad, la pression judiciaire contre l’opposition franchit un nouveau cap. Huit figures de l’opposition ont été condamnées à huit ans de prison, selon leur avocat, à l’issue d’un procès dénoncé comme politique par leurs soutiens.

Arrêtés à N’Djamena quelques jours avant une marche de protestation interdite, les accusés — membres d’un mouvement ayant contesté l’élection du président Mahamat Idriss Déby — étaient poursuivis pour « association de malfaiteurs, rébellion et détention illégale d’armes de guerre ». Leur avocat, Moussa Adoum, a rejeté en bloc ces accusations, évoquant des « infractions inexistantes » et annonçant un recours en appel.

Ces condamnations s’inscrivent dans un contexte politique tendu depuis l’arrivée au pouvoir de Mahamat Déby en 2021, après la mort de son père Idriss Déby Itno. Depuis, plusieurs figures de l’opposition ont été poursuivies ou emprisonnées.

Le cas de Succès Masra illustre cette dynamique. Ancien Premier ministre et principal opposant, il a été condamné en mai 2025 à 20 ans de prison pour « incitation à la haine », un verdict critiqué par Human Rights Watch qui y voit un procès à motivation politique.

La situation s’est encore tendue avec la dissolution du GCAP, décidée par la Cour suprême. Cette coalition, qui regroupait plusieurs partis et acteurs de la société civile, appelait au boycott de l’élection présidentielle de 2024 et dénonçait un « climat de terreur » marqué par intimidations et restrictions des libertés publiques.

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En toile de fond, une réforme constitutionnelle adoptée récemment permet désormais au président d’exercer des mandats illimités de sept ans. Une mesure vivement critiquée par l’opposition, qui y voit une dérive autoritaire susceptible d’ancrer durablement le pouvoir en place.

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AFRIQUE

BURUNDI – La présidentielle prévue en mai 2027

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Le Burundi se prépare à une nouvelle échéance électorale sous haute tension. La commission électorale a annoncé la tenue de l’élection présidentielle le 3 mai prochain, une décision immédiatement contestée par l’opposition, absente lors de la réunion officielle.

Dans une déclaration commune, les partis opposés au pouvoir ont vivement critiqué l’organe électoral, estimant que, « de par sa composition et sa conduite », il ne garantit ni transparence ni équité. Ils dénoncent également des préparatifs jugés « prématurés et inappropriés » en l’absence d’un dialogue politique inclusif.

Le calendrier électoral prévoit la publication des résultats définitifs le 18 mai, suivie de l’investiture du président élu le 18 juin. En cas de second tour, celui-ci se tiendrait le 1er juin, pour des résultats annoncés le 16 juin.

Au cœur de ce processus, le président sortant Évariste Ndayishimiye apparaît comme le grand favori. À la tête du pays depuis 2020, après la disparition de Pierre Nkurunziza, il a progressivement consolidé son pouvoir tout en tentant de réduire l’influence de certains hauts gradés de l’armée.

Âgé de 57 ans, il a été officiellement investi en avril par le parti au pouvoir, le CNDD-FDD, et aborde ce scrutin avec une position largement dominante.

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AFRIQUE

CENTRE AFRIQUE – Grève à l’ANE, le processus électoral à l’arrêt

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En République centrafricaine, le processus électoral connaît un coup d’arrêt inattendu. La publication des résultats du second tour des élections a été suspendue, conséquence directe d’un mouvement de grève au sein de l’Autorité nationale des élections (ANE).

À l’origine du blocage : les agents en charge du traitement des données, qui refusent de poursuivre leur travail tant que deux mois d’arriérés de salaires ne leur auront pas été versés. Une situation qui paralyse l’institution à un moment crucial, alors que les résultats étaient attendus depuis le début de la semaine.

Ces élections, organisées dans un contexte de sécurité encore fragile, devaient consolider le retour progressif à une vie politique normale après les violences qui ont marqué le pays dans les années 2010. Près de 70 circonscriptions restent en suspens, laissant candidats et électeurs dans l’attente.

Parmi les figures concernées, Anicet-Georges Dologuélé, opposant de premier plan au président Faustin-Archange Touadéra, voit sa situation se complexifier davantage. Contestant les résultats de la présidentielle de décembre, qu’il qualifie de frauduleux, l’ancien Premier ministre se retrouve aujourd’hui au cœur d’un nouvel épisode de tension.

Selon ses avocats, il a été empêché de quitter Bangui alors qu’il devait se rendre à Addis-Abeba à l’invitation de l’Union africaine. Son passeport diplomatique aurait été confisqué sans décision judiciaire formelle, alimentant les critiques sur le respect des libertés individuelles.

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Ce double blocage — institutionnel et politique — intervient dans un contexte socio-économique difficile. Les retards de paiement dans la fonction publique sont récurrents dans ce pays parmi les plus pauvres au monde, alimentant régulièrement des mouvements sociaux dans plusieurs secteurs.

Alors que le parti au pouvoir, le Mouvement des cœurs unis (MCU), a déjà consolidé sa position lors du premier tour, l’issue du second reste suspendue à la résolution de la crise au sein de l’ANE. Une situation qui fragilise davantage un processus électoral déjà contesté et accentue les incertitudes sur la stabilité politique du pays.

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