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CULTURE

KASSAV’ : Jacob Desvarieux, de ses origines africaines.

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Jacob Desvarieux vit pendant dix ans entre la Guadeloupe et la Martinique. Sa mère qui aimait voyager le ramène d’abord à Paris, puis au Sénégal. Ils y passent deux années pendant lesquelles Jacob apprend la guitare avec des copains, proches de Youssou N’Dour puis ils rentrent à Marseille. Là, il fonde un groupe de Rock avec ses amis. Il retourne à Paris à l’époque du disco et devient musicien et arrangeur de studio. Et il rencontre Pierre-Edouard DECIMUS avec lequel il crée KASSAV.

Sur sa relation avec l’Afrique, il déclare : « J’avais 10 ans quand ma mère couturière a pris la décision de déménager en Afrique, grâce à ses amis qui lui conseillaient de découvrir ce continent dont l’image était déformée par les médias de l’époque. On racontait que ce sont des sauvages comme dans Tarzan, la misère dans des huttes, les guerres tribales, les catastrophes, autant de clichés qu’elle voulait combattre. Nous avons pris le bateau et débarqué à Dakar. J’y ai vécu de 1966 à 1968. Je suis allé à l’école là-bas, j’ai appris mes premières notes de guitare avec les grands frères du quartier et j’en garde des souvenirs très précis. Il fallait croire que j’étais prédestiné pour cette rencontre avec l’Afrique. Ce sont mes origines. Dès le 1er contact avec ce continent, je me suis senti chez moi, comme aux Antilles. À part la grandeur du pays, j’ai retrouvé la population noire, la même végétation, les mêmes maisons, la même ambiance. Je ne suis pas un étranger ici. Les gens sont culturellement, traditionnellement, accueillants. Tu es noir, tu es le bienvenu. Les Africains te l’expriment en parole en t’appelant “mon frère“. Je pense que tous les Antillais devraient aller au moins une fois en Afrique. J’apprécie leur sagesse, le respect qu’ils ont pour les aînés« .

Du studio au Rêve antillais
En 1979 il participe à la création du groupe KASSAV, d’abord groupe  »de studio », puis dès 1982 commence les tournées. En 1985, c’est le premier Zénith du groupe, et la naissance de ses fils jumeaux. En 1986 l’album  »Yélélé » ou il s’associe à Georges DECIMUS (1984) est le premier disque d’or antillais avec le titre phare qui fait exploser le groupe internationalement :  »Zouk la sé sèl médikaman nou ni ». Les disques de Kassav et les albums solo ne lui suffisent pas, en 1987 Il créé  »Le rêve antillais », concours de chant permettant au gagnant d’enregistrer un album. 3 éditions: 1987, qui voit émerger Pascal VALLOT, puis 1988 et 1992.
JACOB DESVARIEUX, figure emblématique du groupe KASSAV.
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CULTURE

RWANDA – ISACCO frappe les cœurs avec « NAKUPENDA », en duo avec Khalfan Govinda

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L’amour a parfois son propre calendrier. Et pour marquer celui du cœur, ISACCO a choisi un moment chargé de symbole : la Saint-Valentin. Ce jour-là, il ouvre une nouvelle page de son parcours avec NAKUPENDA, une déclaration simple, frontale, sans détour.

Le titre – « je t’aime » en swahili – n’est pas un artifice marketing. C’est une confidence mise en musique. Une manière d’exposer la vulnérabilité d’un homme qui a appris à transformer ses émotions en mélodies. On y découvre un artiste plus posé, plus sûr de ce qu’il veut transmettre, mais toujours habité par cette flamme intérieure qui parle directement aux tripes.

Pour porter ce message, il ne marche pas seul. À ses côtés, Khalfan Govinda apporte sa gravité, son magnétisme, cette façon unique de faire vibrer chaque phrase comme si elle était vécue à l’instant. Leur rencontre crée une alchimie évidente : deux sensibilités qui se répondent et finissent par ne former qu’une seule voix.

À la production, Laser Beat façonne un écrin à la hauteur de l’intention. Les arrangements respirent, la douceur s’installe, puis la puissance arrive sans prévenir. Tout semble à sa place, rien n’est forcé. On sent une confiance mutuelle, presque familiale, qui dépasse la simple collaboration de studio.

Dans cette chanson, l’être aimé devient refuge. Une présence qui apaise le bruit du monde, qui stabilise quand tout vacille. Les images de lumière, de fleurs, de chaleur ne sont pas là pour embellir : elles servent à dire la gratitude, la promesse de rester, l’engagement qui refuse de fuir. Quand il chante que l’autre est « le commencement et la fin », on comprend qu’il parle d’un amour qui reconstruit.

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Ce morceau ressemble aussi à un message envoyé à ceux qui le suivent depuis le début : merci d’être là, l’aventure continue.

Et justement, la suite s’annonce dense. Ce titre agit comme une porte qui s’ouvre sur une année 2026 pleine d’élan. Nouveaux projets, nouvelles couleurs, ambitions élargies. ISACCO revient avec la certitude qu’il a encore beaucoup à offrir – et désormais une manière plus profonde de le dire.

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TCHAD – le Festival des cultures sahariennes fait vibrer Amdjarass

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La cité d’Amdjarass, à l’est du Tchad, vit au rythme des parades équestres, des chorégraphies traditionnelles et des percussions du désert. La sixième édition du Festival international des cultures sahariennes y rassemble plusieurs communautés venues célébrer la pluralité et l’héritage commun du Sahara et du Sahel.

Des délégations représentant de nombreux groupes ethnolinguistiques ont fait le déplacement, depuis différentes régions du Tchad mais aussi de pays voisins. Pour cette édition, le Niger occupe la place d’invité d’honneur, tandis que la Mauritanie, le Burkina Faso, le Mali et le Maroc figurent parmi les participants. Les organisateurs entendent faire de ce rendez-vous un espace de dialogue interculturel et de mise en valeur d’un patrimoine parfois peu connu du grand public.

Présent à Amdjarass, Mokhtar Abdallah, maire de Tamchekett en Mauritanie, insiste sur la portée symbolique de l’initiative. Selon lui, ce type de rencontre contribue à rapprocher des univers qui peuvent sembler éloignés et révèle la force culturelle partagée par les peuples sahéliens.

Les exhibitions de cavaliers constituent l’un des temps forts du programme. Harnachés d’atours traditionnels, les chevaux occupent une place centrale dans l’imaginaire collectif de nombreuses communautés. Abdel-Nassir Abdelrahmane, cavalier zaghawa originaire du Wadi Fira, rappelle que ces ornements participent à la dignité même de l’animal, comparant leur absence à une tenue incomplète.

Au-delà des festivités, les promoteurs du projet affichent une ambition plus large. Le fondateur et coordinateur du festival, Issouf Elli Moussami, veut inscrire durablement l’événement sur la carte des grands rendez-vous culturels et touristiques, convaincu que son attractivité ira croissant au fil des éditions.

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CULTURE

BENIN – La vengeance d’ Aïcha Khadafi, un thriller explosif signé Mouftaou Badarou

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Une explosion déchire le quartier Saint-Lazare. Des voitures et des habitations dévorées par les flammes. Des corps sans vie jonchant le lieu de l’explosion. Et quelques survivants errant, hagards. Le chaos.

Les pro-Kadhafi ont frappé. Le GIGN intervient, la DGSE, elle aussi, traque les cerveaux de l’attentat. Mais le danger n’est pas totalement écarté ! Un terroriste suppléant est entré clandestinement en France. Sa mission : frapper à nouveau. Plus fort.

Un roman au rythme haletant, entre coulisses du renseignement et menace terroriste, où chaque minute compte.


À propos de l’auteur

Mouftaou Badarou est l’auteur d’une douzaine d’ouvrages, dont Coup d’État au Gabon, Une taupe à l’Élysée et La vengeance de Poutine, qui lui ont valu la faveur du public. Il a également reçu de nombreux prix, notamment le Prix de la radio Africa N°1 en 1990 et le Prix Francophonie/Union Européenne en 1996.

Mouftaou Badarou a été champion du Bénin du Scrabble et des Jeux de lettres à la Télévision nationale du Bénin en 1992.

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