CULTURE
[MUSIC-IN] – La partie africaine de l’artiste de Robert Nesta Marley alias Bob Marley
Robert Nesta Marley, dit Bob Marley est né le 6 février 1945. Auteur-compositeur-interprète de talent, il a réussi à faire connaître le reggae dans le monde entier. Il demeure à ce jour le musicien le plus connu de l’Histoire du reggae et ainsi l’icône incontestée de ce genre musical. C’est pour cette raison qu’il est surnommé « le Pape du reggae ».
Robert Nesta Marley dit Bob Marley a toujours porté l’Afrique dans son cœur et il prônait le retour des rasta en Afrique, la terre mère. Son attachement au continent noir a été materiaisé par sa rencontre avec Hailé Sélassié en Jamaïque. Il a été aussi influencé par l’idéologie prônée par Marcus Garvey et adhère au mouvement rastafari, mouvement messianique tirant son nom de Tafari Mekonnen, Hailé Sélassié. Bob Marley puisait son énergie et sa détermination de ses racines africaines. « L’Afrique, c’est tout pour moi. Je dois prouver au monde combien la part africaine qui est en moi, demeure la plus importante. Même si à vos yeux je suis à moitié blanc ou moitié noir, moi je sais que je suis Africain. Mon héritage vient d’Afrique. », avait-il déclaré. Pour le Pape du reggae , la place des rastas c’est en Afrique et nulle part ailleurs.
«Le rastaman doit rentrer chez lui en Afrique. Cela peut paraître bizarre à certains, ça peut avoir l’air fou mais nous voulons retourner chez nous en Afrique» disait-il. L’homme ne s’est pas limité à des discours mais il a posé des actes allant dans ce sens . C’est dans ce sillage qu’il compose une chanson intitulée Zimbabwe dans l’Album Survival de 1979. Chanson écrite pour soutenir le peuple noir qui se bat contre l’oppression de la minorité blanche en Rhodésie du Sud. Dans cette chanson, Il appelle tous les africains à investir le « Zimbabwe » pour le libérer. Sa chanson Zimbabwe devient rapidement l’hymne des rebelles de Rhodésie du Sud si bien que Bob Marley est invité à se produire lors de la cérémonie d’indépendance du Zimbabwe les 17 et 18 avril 1980. Le 17 avril 1980, à l’occasion des festivités qui marquent l’indépendance, Bob Marley entonne sa chanson Zimbabwe au Rufaro Stadium devant un parterre de chefs d’Etats africains et une foule en délire.
Bob Marley est mort d’un cancer le 11 mai 1981. Il laisse un héritage musical et idéologique immense. En Jamaïque, il est une icône nationale. Le reggae qu’il a popularisé est aujourd’hui joué partout à travers le monde. Marley reste et demeure avant tout un symbole d’émancipation et de liberté.
CULTURE
TCHAD – le Festival des cultures sahariennes fait vibrer Amdjarass
La cité d’Amdjarass, à l’est du Tchad, vit au rythme des parades équestres, des chorégraphies traditionnelles et des percussions du désert. La sixième édition du Festival international des cultures sahariennes y rassemble plusieurs communautés venues célébrer la pluralité et l’héritage commun du Sahara et du Sahel.
Des délégations représentant de nombreux groupes ethnolinguistiques ont fait le déplacement, depuis différentes régions du Tchad mais aussi de pays voisins. Pour cette édition, le Niger occupe la place d’invité d’honneur, tandis que la Mauritanie, le Burkina Faso, le Mali et le Maroc figurent parmi les participants. Les organisateurs entendent faire de ce rendez-vous un espace de dialogue interculturel et de mise en valeur d’un patrimoine parfois peu connu du grand public.
Présent à Amdjarass, Mokhtar Abdallah, maire de Tamchekett en Mauritanie, insiste sur la portée symbolique de l’initiative. Selon lui, ce type de rencontre contribue à rapprocher des univers qui peuvent sembler éloignés et révèle la force culturelle partagée par les peuples sahéliens.
Les exhibitions de cavaliers constituent l’un des temps forts du programme. Harnachés d’atours traditionnels, les chevaux occupent une place centrale dans l’imaginaire collectif de nombreuses communautés. Abdel-Nassir Abdelrahmane, cavalier zaghawa originaire du Wadi Fira, rappelle que ces ornements participent à la dignité même de l’animal, comparant leur absence à une tenue incomplète.
Au-delà des festivités, les promoteurs du projet affichent une ambition plus large. Le fondateur et coordinateur du festival, Issouf Elli Moussami, veut inscrire durablement l’événement sur la carte des grands rendez-vous culturels et touristiques, convaincu que son attractivité ira croissant au fil des éditions.
CULTURE
BENIN – La vengeance d’ Aïcha Khadafi, un thriller explosif signé Mouftaou Badarou
Une explosion déchire le quartier Saint-Lazare. Des voitures et des habitations dévorées par les flammes. Des corps sans vie jonchant le lieu de l’explosion. Et quelques survivants errant, hagards. Le chaos.
Les pro-Kadhafi ont frappé. Le GIGN intervient, la DGSE, elle aussi, traque les cerveaux de l’attentat. Mais le danger n’est pas totalement écarté ! Un terroriste suppléant est entré clandestinement en France. Sa mission : frapper à nouveau. Plus fort.
Un roman au rythme haletant, entre coulisses du renseignement et menace terroriste, où chaque minute compte.

À propos de l’auteur
Mouftaou Badarou est l’auteur d’une douzaine d’ouvrages, dont Coup d’État au Gabon, Une taupe à l’Élysée et La vengeance de Poutine, qui lui ont valu la faveur du public. Il a également reçu de nombreux prix, notamment le Prix de la radio Africa N°1 en 1990 et le Prix Francophonie/Union Européenne en 1996.
Mouftaou Badarou a été champion du Bénin du Scrabble et des Jeux de lettres à la Télévision nationale du Bénin en 1992.
CULTURE
GUINÉE – AFRIMA 2026 : Bangoura Manamba Kanté sacrée reine de la pop africaine
La scène musicale africaine a consacré, ce dimanche 11 janvier, une figure montante héritière d’un patrimoine artistique majeur. Bangoura Manamba Kanté, fille du regretté et mythique Mory Kanté, a été sacrée Meilleure Artiste Africaine de Pop lors des All Africa Music Awards (AFRIMA), organisés cette année au Nigeria.
Cette distinction vient récompenser le parcours artistique et la constance musicale de la chanteuse, qui s’impose progressivement comme l’une des voix féminines les plus marquantes de la pop africaine contemporaine. Selon des informations rapportées par Kawtef, le jury a salué la qualité de ses productions, son identité musicale affirmée et sa capacité à conjuguer modernité et héritage culturel.
À travers ce sacre, Bangoura Manamba Kanté confirme qu’elle ne se contente pas de porter un nom prestigieux. Elle construit, pas à pas, une carrière singulière, tout en perpétuant l’esprit créatif et panafricain qui a fait la renommée internationale de son père, icône de la musique mandingue et mondiale.
Les AFRIMA, rendez-vous incontournable de l’industrie musicale africaine, réunissent chaque année artistes, producteurs, auteurs et professionnels venus de tout le continent et de la diaspora. L’édition 2026 a une nouvelle fois mis en lumière la vitalité et la diversité de la création africaine, en offrant une tribune à une génération d’artistes qui réinventent les codes tout en restant ancrés dans leurs racines.
La soirée de gala a également été marquée par une reconnaissance sénégalaise. Bakhaw Dioum, parolier reconnu, a remporté le trophée de Meilleur Songwriter, confirmant l’excellence de l’écriture musicale sénégalaise et son rayonnement sur la scène africaine.
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