AFRIQUE
BURKINA FASO – Ouagadougou rejette les accusations de l’ONU et expulse Carol Flore-Smereczniak
Le gouvernement militaire du Burkina Faso a expulsé lundi 18 août 2025 le plus haut représentant des Nations Unies dans le pays après qu’un rapport de l’ONU a accusé des groupes armés et des forces soutenues par le gouvernement de recruter des enfants dans le conflit djihadiste du pays.
Dans un communiqué, la junte a déclaré Carol Flore-Smereczniak, coordinatrice humanitaire résidente des Nations Unies, « persona non grata », la rendant responsable de ce qu’elle a qualifié d’allégations « sans fondement » contenues dans le rapport de mars « Enfants et conflit armé au Burkina Faso ». Le gouvernement a accusé l’ONU d’avoir compilé des « mensonges » et de ne pas avoir fourni de preuves d’enquête pour étayer ses conclusions.
Le rapport a documenté de graves violations contre les mineurs, notamment des recrutements d’enfants, des meurtres, des viols, des violences sexuelles, des enlèvements et des attaques contre des écoles et des hôpitaux. La plupart de ces exactions ont été attribuées à des groupes djihadistes tels que le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), lié à Al-Qaïda, et l’État islamique au Grand Sahara (EIGS). Cependant, les enquêteurs ont également constaté que les forces de défense et de sécurité burkinabè, ainsi que leurs auxiliaires civils, les Volontaires pour la défense de la nation, étaient responsables d’environ un cinquième de ces violations.
Parmi les cas vérifiés, les membres du VDP ont été accusés d’avoir enlevé 23 enfants et d’avoir commis quatre des 20 viols confirmés.
Flore-Smereczniak, de nationalité mauricienne, a pris ses fonctions en juillet 2024. Elle est la deuxième haute fonctionnaire de l’ONU à être expulsée du Burkina Faso ces dernières années. En décembre 2022, la junte avait expulsé sa prédécesseure, Barbara Manzi, de nationalité italienne, dans des circonstances similaires.
Le Burkina Faso est aux prises avec des insurrections djihadistes depuis plus de dix ans. Depuis la prise du pouvoir par l’armée en septembre 2022, la junte a promis de rétablir la sécurité, mais peine à contenir l’escalade de la violence. Plus de 26 000 personnes, civils et militaires, ont été tuées depuis le début du conflit, dont plus de la moitié au cours des trois dernières années.
Source : afrikmag
AFRIQUE
SOMALIE – L’Égypte déploie ses troupes au sein de la mission africaine
À Mogadiscio, un nouveau contingent égyptien a été officiellement déployé pour prendre part à la mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM). La cérémonie marquant cette étape s’est déroulée en présence du président somalien, Hassan Sheikh Mohamud, et du ministre égyptien de la Défense, le général Abdel Meguid Saqr, aux côtés de plusieurs hauts responsables militaires des deux pays.
Cet engagement vient renforcer la coopération sécuritaire entre Le Caire et Mogadiscio, dans un contexte où les autorités somaliennes poursuivent leurs efforts pour consolider la stabilité du territoire face aux défis persistants en matière de sécurité.
Avant leur déploiement, les troupes égyptiennes ont bénéficié d’un cycle complet de préparation. Selon les responsables militaires, cette formation a permis d’atteindre un niveau élevé de disponibilité opérationnelle, conforme aux standards exigés pour les missions de maintien de la paix sur le continent.
Des démonstrations organisées sur le terrain ont mis en avant la capacité des unités à évoluer dans des environnements variés. Les exercices ont notamment porté sur la mobilité, la coordination tactique et l’utilisation de véhicules et d’équipements adaptés aux réalités du théâtre somalien. Les autorités ont souligné que ces aptitudes seront essentielles pour répondre efficacement aux impératifs sécuritaires.
Le commandement militaire a confirmé que le contingent est prêt à exécuter les tâches qui lui seront confiées sous l’égide de l’Union africaine. La participation égyptienne est présentée comme un appui supplémentaire aux efforts du gouvernement somalien visant à renforcer l’autorité de l’État, la protection des populations civiles et la restauration durable de la paix.
Pour les autorités des deux pays, cette présence traduit également une volonté commune de consolider l’unité nationale et de défendre la souveraineté de la Somalie, tout en contribuant à la lutte régionale contre l’instabilité.
AFRIQUE
SÉNÉGAL – Mort d’un étudiant à l’UCAD : l’État promet toute la lumière
Le décès d’un étudiant sur le campus de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a provoqué une réaction immédiate des autorités sénégalaises. Lundi, le gouvernement a confirmé la mort d’Abdoulaye Ba, inscrit en deuxième année de licence de médecine, survenue dans un contexte d’affrontements liés à une mobilisation autour du paiement des bourses.
Dans un communiqué, l’exécutif évoque des faits d’une particulière gravité et adresse ses condoléances à la famille du disparu, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble de la communauté universitaire. Les autorités assurent vouloir établir avec précision les circonstances ayant conduit au drame.
Le gouvernement appelle par ailleurs les différentes parties à privilégier l’apaisement et le sens des responsabilités. Il promet que les éventuelles fautes seront déterminées dans le cadre des textes en vigueur et annonce des dispositions rapides pour sécuriser l’espace universitaire.
Dans cette optique, une communication officielle est programmée mardi à 16h30 à la Primature. Plusieurs membres du gouvernement, notamment en charge de la Justice, des Forces armées, de l’Intérieur et de l’Enseignement supérieur, doivent y prendre part.
AFRIQUE
BOTSWANA – la chute du diamant pousse l’État vers un tour de vis fiscal
La contraction du marché du diamant pousse le Botswana à revoir ses équilibres financiers. Face à l’érosion des recettes tirées de sa principale richesse minière, le gouvernement prépare un ajustement fiscal qui pourrait se traduire par une hausse des impôts.
La diminution des ventes a creusé les comptes publics, plaçant les autorités devant la nécessité de mobiliser d’autres sources de revenus pour préserver la trajectoire macroéconomique. Parmi les premiers producteurs mondiaux de pierres précieuses, le pays reste étroitement tributaire de cette manne, ce qui l’expose directement aux cycles de la demande internationale.
Dans ce contexte, l’exécutif étudie différentes options afin de consolider le budget de l’État. Si les paramètres précis des futures mesures n’ont pas été rendus publics, elles devraient s’intégrer dans un programme plus large destiné à renforcer la résilience économique et à réduire la dépendance au diamant.
Pour Gaborone, l’enjeu dépasse la seule question fiscale. Il s’agit aussi d’amorcer une transformation du modèle de développement afin d’ouvrir la voie à de nouveaux relais de croissance, moins sensibles aux turbulences des marchés mondiaux.
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