CULTURE
RD CONGO/FRANCE – Bastien & Taly surclasse “Mibalé” : un pont entre les hommes, les continents et les cultures
Le nouveau titre sur le premier EP de la congolaise et du français Bastien & Taly est déjà sorti sur toutes les plateformes digitales le 14 mai 2021. Le duo s’est lancé avec le titre “Mibalé”, chanté en lingala, une langue de la République Démocratique du Congo (RDC) d’où est originaire Taly. “Mibalé” signifie « deux », « à deux » en lingala. “Mibalé” est donc une chanson qui exprime l’idée de persévérance à deux mais plus encore, le fait d’avoir un rêve et de parvenir à le réaliser.
“Mibalé” : un pont entre les hommes, les continents et les cultures.
Bastien & Taly sont formels dans cette production, “Mibalé” fait donc écho à leur collaboration entamée, qui s’est nouée autour de leur rêve commun de produire et écrire des chansons. “Mibalé” est un pont entre les hommes, les continents et les cultures. Cette chanson associe des influences afro-cubaines et africaines, rendant un hommage aux premières et deuxièmes générations de musiciens de rumba congolaise. “Mibalé” est riche de ses couleurs caribéennes et son chant en lingala est un parfait mariage de cet opus qui renvoie à la rencontre entre Cuba et le Congo Brazzaville et Kinshasa. On découvre le titre, porté par un superbe clip en animation réalisé par Alexandra Cabanès.
Naissance du duo Bastien & Taly
C’est en 2017 que le duo Bastien & Taly est né à Paris lors d’une répétition de gospel dans une chorale amateur. Pour Taly qui chante depuis son plus jeune âge, la musique est un exutoire, et un moyen d’expression. De 2017 à 2018, les deux acolytes débutent alors la mise en forme de leurs premières chansons, orientées dans un premier temps vers le funk, la soul et le gospel. Par la suite, Bastien commence ses études en anthropologie de la musique et se spécialise dans les répertoires africains et caribéens. De là, émerge l’idée commune de se tourner vers les origines congolaises (RDC) de Taly. Taly se met alors à écrire et à composer ses mélodies en lingala, en plus de l’anglais. Très rapidement, leur premier EP se dessine, marqué par leur attrait pour les répertoires afro-américains, africains et caribéens.
De la musique pour faire passer le message
Après un an de travail en duo, ils rencontrent Maxime Calcio (Maxi’M production), un multi-instrumentiste, compositeur, et arrangeur originaire de Toulouse. Dès lors, Bastien et Taly collaborent et composent avec Maxime afin de créer les quatre morceaux de ce premier EP. La musique représente un moyen pour Bastien et Taly de faire passer un message d’acceptation de l’Autre. Ce projet est l’occasion de se constituer un espace d’expression pour intervenir sur la question de la diversité culturelle, valeur phare de leur projet.


CULTURE
SÉNÉGAL – PBS célèbre 37 ans de carrière avec un concert exceptionnel à Dakar
Le groupe emblématique du hip-hop sénégalais Positive Black Soul (PBS), formé par Didier Awadi et Duggy Tee, a célébré ses 37 ans de carrière lors d’une conférence de presse organisée le mercredi 22 juillet au Grand Théâtre national de Dakar.
Cette rencontre avec les médias a été l’occasion pour les deux artistes de revenir sur leur parcours, mais aussi de présenter le programme des festivités prévues pour marquer cet anniversaire symbolique.
Point central de cette célébration : un concert exceptionnel annoncé pour le samedi 8 août 2026 dans la grande salle du Grand Théâtre. Cet événement inédit promet de retracer l’histoire du groupe, considéré comme un pionnier du rap africain, et de réunir plusieurs générations de fans autour de leur répertoire engagé.
CINÉMA
RD CONGO – Kinshasa célèbre le cinéma africain avec la 13e édition du FICKIN
Le Festival international du film de Kinshasa (FICKIN) a lancé sa 13e édition dans la capitale de la République démocratique du Congo, confirmant son ambition de promouvoir le cinéma africain et de valoriser les récits portés par les créateurs du continent.
Pendant cinq jours, près d’une cinquantaine de films — longs, moyens et courts métrages — issus d’une dizaine de pays sont projetés, offrant au public une diversité d’œuvres et de regards. Au-delà des projections, le festival propose également des ateliers, des master classes et des espaces de débat.
Pour son fondateur et directeur, Tshoper Kabambi, l’essence même de l’événement reste inchangée : favoriser les échanges entre professionnels du cinéma et passionnés. Il souligne que le festival se veut avant tout un lieu de rencontre, de partage et de transmission.
Parmi les œuvres présentées figure Simon et Amos, un long métrage réalisé par Riphin Kalala. Inspiré de l’histoire biblique de Joseph, le film aborde des thématiques universelles telles que l’esclavage, le pardon et le vivre-ensemble. Le réalisateur évoque avec émotion l’accueil réservé à son œuvre, comparant cette expérience à celle d’un parent voyant son enfant grandir et être reconnu.
Le FICKIN représente également une source d’inspiration pour les artistes locaux. L’actrice Précieuse Lumengo, habituée de l’événement, souligne l’impact des projections sur sa motivation et son engagement artistique. Selon elle, découvrir les créations d’autres cinéastes renforce l’envie de progresser et d’atteindre de nouveaux sommets.
Au fil des éditions, le festival s’impose ainsi comme une plateforme incontournable du paysage culturel congolais, alliant diffusion d’œuvres, formation et réflexion autour des enjeux du cinéma africain.
CULTURE
TUNISIE – Le Festival de jazz de Tabarka renaît après six ans d’absence
Après plusieurs années d’interruption, le Festival de jazz de Tabarka signe son grand retour en Tunisie. Suspendu pendant six ans en raison de difficultés économiques, cet événement emblématique retrouve sa place dans le paysage culturel et touristique du pays.
Parmi les artistes présents, Dee Dee Bridgewater s’est dite particulièrement enthousiaste de participer à cette nouvelle édition, saluant la relance d’un festival historique qui a marqué des générations de mélomanes.
Située entre mer et montagne, la ville de Tabarka espère tirer profit de ce renouveau. Le festival constitue en effet un levier stratégique pour relancer l’attractivité touristique de la région, attirant des visiteurs venus de divers horizons.
Les autorités tunisiennes du tourisme se félicitent de cette reprise. Pour elles, la renaissance du festival représente une opportunité de dynamiser l’économie locale et de redonner de la visibilité à une destination reconnue pour son patrimoine culturel et naturel.
Au-delà des concerts, l’événement sert également de vitrine pour les activités économiques locales. Expositions, artisanat et commerces bénéficient de l’afflux de visiteurs, offrant un souffle nouveau à une ville affectée par la conjoncture économique.
Les acteurs locaux espèrent désormais inscrire ce retour dans la durée. Lancé il y a plus d’un demi-siècle, le Festival de jazz de Tabarka demeure un symbole fort de la scène culturelle tunisienne et un moteur essentiel pour l’économie régionale.
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