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CULTURE

SÉNÉGAL/BURKINA FASO : Elijah et Yacouba entre la poésie, le jazz, le blues, la musique instrumentale traditionnelle, l’album “Djarabi” est né de ce mélange explosif

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Le Sénégal et le Burkina Faso, le pays de Léopold Sédar Senghor et celui de Thomas Sankara, l’homme à la patrie ou la mort nous vaincrons, nous ont donnés deux étoiles dans une sonorité et une sororité radieuses par la voix d’Elijah et de Yacouba, deux artistes atypiques mais complémentaires, qui nous enivrent de manière généreuse de leurs vocables aux qualités acoustiques uniques dans leur genre. 

Elijah et Yacouba forment ensemble le groupe de musique “Jaliya-Musique Contemporaine Mondiale”. Ils séduisent avec leur style qui fait un pont entre Dakar et Ouagadougou, une passerelle entre les pêcheurs et les griots du Faso.

Elijah nous apporte son originalité trempée dans les veines d’une communauté appréciée au Sénégal, d’une longue tradition lébou, cette population de pêcheurs qui à l’aube du matin chantent déjà au bord de l’océan à la recherche d’inspiration. Originaire de ce groupe ethnique d’Afrique de l’Ouest, Elijah grandit dans une culture où l’accent est mis sur la piété et le respect des aînés. Dans ce cadre culturel se mélangent la danse, les tambours et les rituels de l’exorcisme publics, des événements qui furent des piliers qui ont bercé son enfance et forgé sa maturité musicale et artistique.

En faisant un bond sur les bords du fleuve du Volta qui se déverse sur la Guinée, nous y allons pour découvrir Yacouba, celui qui nous transcende dans ses rythmes de jali, le griot et qui chante louange et culture ancestrale, cachés à travers ces baobabs. Yacouba fait partie de ces historiens d’Afrique enracinés, qui englobent à eux seuls tout un pan de l’histoire des familles, des peuples voire de tout un pays, de génération en génération. Poètes et musiciens à la fois, ils sont les gardiens de la traditions, ils nous transportent dans leur monde de phantasmes innés.

Elijah et Yacouba – Djarabi

Elijah, Yacouba, ensemble, tous les deux, nous invitent au voyage dans leur monde métissé d’Afrique où les frontières n’existent plus. Profondément enracinés dans leurs traditions respectif, représentées musicalement avec leur propre style, dans un mélange de douceurs, de blues, de jazz et de musique du monde.

“Djaliba” est leur dernier album : “L’album contient 10 titres. Ce qui a inspiré l’album c’est quand nous nous sommes rencontrés et nous avons voulu faire spécialement ici aux Etats-Unis, une musique un peu différente de la norme. Parce qu’ici tu entends toujours la même chose. L’idée c’était d’utiliser nos cultures, Yacouba et moi, et puis de les mélanger avec le blues et le jazz, et faire quelque chose d’instrumental sans chanter, quelque chose que les gens peuvent écouter, ressentir les mélodies. Nous sommes deux étrangers qui se sont rencontrés aux Etats-Unis et qui ont voulu faire une musique différente, quelque chose qui berce les gens quand ils écoutent, qui les aide à oublier beaucoup leurs soucis du quotidien, qui les détend et qui les transporte. Une musique poétique si j’ose dire.” a déclaré Elijah.

Elijah et Yacouba

Ecoutez, regardez et découvrez : “Mali Sandjon”, une chanson de l’album :

Elijah et Yacouba
Elijah et Yacouba
L’album Djarabi
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CULTURE

SÉNÉGAL – Mohamed Gassama publie Sonko, l’omniprésent, une analyse du phénomène politique sénégalais

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Le journaliste et écrivain Mohamed Gassama signe un nouvel ouvrage consacré à l’une des figures les plus marquantes de la vie politique sénégalaise contemporaine : Ousmane Sonko. Intitulé Sonko, l’omniprésent, le livre se veut une réflexion sur le parcours, l’influence et la place qu’occupe le leader du Pastef dans le débat public sénégalais. La cérémonie de dédicace a eu lieu le 25 juillet dernier à la Maison de la presse.

Selon son auteur, cet ouvrage « n’est ni un plaidoyer ni un réquisitoire ». Il s’agit avant tout d’un travail d’analyse qui cherche à comprendre les mécanismes ayant fait d’Ousmane Sonko une personnalité incontournable de la scène politique nationale. À travers une approche journalistique, Mohamed Gassama s’intéresse à la manière dont le leader du Pastef est devenu, au fil des années, un acteur central des grandes séquences politiques du Sénégal.

Le titre, Sonko, l’omniprésent, traduit cette réalité politique : qu’il soit dans l’opposition ou aux responsabilités, Ousmane Sonko demeure au cœur des débats. Son ascension, son discours sur la souveraineté, la gouvernance et les réformes de l’État, ainsi que sa capacité à mobiliser une large frange de la jeunesse, ont profondément transformé le paysage politique sénégalais.

Au-delà du portrait d’un homme politique, Mohamed Gassama invite également le lecteur à s’interroger sur les mutations de la société sénégalaise. Le livre explore les attentes d’une jeunesse en quête de changement, le rôle grandissant des réseaux sociaux dans la communication politique, ainsi que l’émergence de nouvelles formes de militantisme qui ont accompagné l’essor du Pastef. Il s’intéresse aussi aux perceptions contrastées que suscite Ousmane Sonko, à la fois adulé par ses partisans et vivement critiqué par ses adversaires.

L’ouvrage s’inscrit dans une production éditoriale de plus en plus riche consacrée au leader politique sénégalais. Ces dernières années, plusieurs essais ont tenté de décrypter son parcours, son discours et son impact sur la vie publique. Avec Sonko, l’omniprésent, Mohamed Gassama apporte une contribution supplémentaire et une lecture centrée sur le phénomène politique et médiatique que représente aujourd’hui Ousmane Sonko.

À travers cette publication, le journaliste entend alimenter le débat d’idées en proposant aux lecteurs des clés de compréhension d’un acteur dont l’influence dépasse désormais le cadre partisan. Que l’on partage ou non ses convictions, Ousmane Sonko reste l’une des personnalités les plus observées de la scène politique sénégalaise, faisant de son parcours un objet d’étude pour les journalistes, les chercheurs et les observateurs de la vie publique.

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CULTURE

SÉNÉGAL – PBS célèbre 37 ans de carrière avec un concert exceptionnel à Dakar

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Le groupe emblématique du hip-hop sénégalais Positive Black Soul (PBS), formé par Didier Awadi et Duggy Tee, a célébré ses 37 ans de carrière lors d’une conférence de presse organisée le mercredi 22 juillet au Grand Théâtre national de Dakar.

Cette rencontre avec les médias a été l’occasion pour les deux artistes de revenir sur leur parcours, mais aussi de présenter le programme des festivités prévues pour marquer cet anniversaire symbolique.

Point central de cette célébration : un concert exceptionnel annoncé pour le samedi 8 août 2026 dans la grande salle du Grand Théâtre. Cet événement inédit promet de retracer l’histoire du groupe, considéré comme un pionnier du rap africain, et de réunir plusieurs générations de fans autour de leur répertoire engagé.

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CINÉMA

RD CONGO – Kinshasa célèbre le cinéma africain avec la 13e édition du FICKIN

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Le Festival international du film de Kinshasa (FICKIN) a lancé sa 13e édition dans la capitale de la République démocratique du Congo, confirmant son ambition de promouvoir le cinéma africain et de valoriser les récits portés par les créateurs du continent.

Pendant cinq jours, près d’une cinquantaine de films — longs, moyens et courts métrages — issus d’une dizaine de pays sont projetés, offrant au public une diversité d’œuvres et de regards. Au-delà des projections, le festival propose également des ateliers, des master classes et des espaces de débat.

Pour son fondateur et directeur, Tshoper Kabambi, l’essence même de l’événement reste inchangée : favoriser les échanges entre professionnels du cinéma et passionnés. Il souligne que le festival se veut avant tout un lieu de rencontre, de partage et de transmission.

Parmi les œuvres présentées figure Simon et Amos, un long métrage réalisé par Riphin Kalala. Inspiré de l’histoire biblique de Joseph, le film aborde des thématiques universelles telles que l’esclavage, le pardon et le vivre-ensemble. Le réalisateur évoque avec émotion l’accueil réservé à son œuvre, comparant cette expérience à celle d’un parent voyant son enfant grandir et être reconnu.

Le FICKIN représente également une source d’inspiration pour les artistes locaux. L’actrice Précieuse Lumengo, habituée de l’événement, souligne l’impact des projections sur sa motivation et son engagement artistique. Selon elle, découvrir les créations d’autres cinéastes renforce l’envie de progresser et d’atteindre de nouveaux sommets.

Au fil des éditions, le festival s’impose ainsi comme une plateforme incontournable du paysage culturel congolais, alliant diffusion d’œuvres, formation et réflexion autour des enjeux du cinéma africain.

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