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AFRIQUE DE L’EST

SÉNÉGAL – L’avocat d’Adji Sarr brise le silence: “Nous disposons de toutes les preuves du viol»

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Me Abdou Dialy Kane, avocat d’Adji Sarr, brise le silence. Il se prononce pour la première fois sur ce dossier qui occupe l’actualité depuis plusieurs semaines. Par SenegalActu

«J’ai gardé le silence parce que je considère que je suis un avocat. Et, à ce titre, je ne plaide pas mes dossiers sur la place publique. Mon seul interlocuteur, c’est le juge. Et, tout ce qui se dit à travers les antennes de radio et les chaines de télévision ou la presse écrite n’intéresse pas le juge», a d’emblée expliqué la robe noire dans les colonnes de “Les Echos”.

L’avocat d’Adji Sarr déclare que le pouvoir n’a aucun lien avec ce dossier et l’affaire n’a aucune connotation politique. «Comment alors soutenir que derrière cette affaire, il y a la main du pouvoir ? C’est inconcevable. Et si c’est moi, Me Abdou Dialy Kane qui le dis je crois qu’on doit me croire dans la mesure où je ne suis pas un avocat du pouvoir. Je défends juste une cause que je considère comme étant juste. Parce que tous les citoyens ont droit à l’accès à la justice», dit-il.

Quant à la défense du dossier, l’avocat se dit confiant : «Nous sommes totalement confiants par rapport à ce dossier. Il est vrai que Monsieur Ousmane Sonko est une personnalité politique, mais devant la justice, sa qualité de personnalité politique n’aura aucun pesant d’or. Les juges ne vont pas s’intéresser à cet aspect. Tout ce qui va les intéresser, ce sont les faits et le droit. Les faits, c’est que notre cliente a été victime d’un viol et nous disposons de toutes les preuves de l’existence de ce viol», indique-t-il.

Il dit avoir rencontré sa cliente. Mais, il n’a pas voulu divulguer le lieu où se trouve sa cliente car, dit-il, «elle fait l’objet de menaces de mort en permanence».

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Source : SenegalActu

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AFRIQUE

OUGANDA – Le procès du meurtre de quatre enfants s’ouvre sous haute émotion

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Le procès de Christopher Okello Onyum s’est ouvert ce lundi 13 avril 2026 à Kampala, dans une atmosphère lourde d’émotion. L’homme est poursuivi pour le meurtre de quatre enfants dans une crèche, un drame qui a profondément bouleversé le pays.

Bien que l’accusation affirme qu’il avait initialement reconnu les faits, l’accusé a finalement plaidé non coupable des quatre chefs d’inculpation retenus contre lui. Arrêté le 2 avril alors qu’il tentait de fuir les lieux, il est au cœur d’une affaire marquée par une violence extrême.

Selon les procureurs, Christopher Okello Onyum aurait commis ces actes dans le cadre d’un supposé “sacrifice humain”, convaincu que cela lui permettrait de devenir riche — une déclaration qui a choqué l’opinion publique.

Lors de l’audience, tenue dans des installations temporaires pour accueillir un large public, les témoignages ont été particulièrement éprouvants. Une employée du centre de développement de la petite enfance de Ggaba a relaté la scène avec précision, décrivant l’attaque soudaine et la panique qui s’en est suivie. Elle a expliqué avoir tenté de s’interposer en lançant un objet sur l’agresseur, sans parvenir à empêcher le drame.

Les parents des victimes ont également pris la parole, évoquant leurs derniers moments avec leurs enfants et la brutalité de l’annonce qui a suivi. L’un des témoignages les plus marquants est celui de Stella Apolot, qui s’est effondrée après avoir raconté la perte de son enfant.

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AFRIQUE

SOUDAN – 7 habitants sur 10 plongés dans la pauvreté

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La crise au Soudan atteint un niveau critique, avec une détérioration rapide des conditions de vie. Selon les dernières données du Programme des Nations unies pour le développement, près de 70 % de la population vit désormais sous le seuil de pauvreté, contre environ 38 % avant le déclenchement du conflit en avril 2023.

Cette bascule brutale illustre l’ampleur de l’effondrement économique et social provoqué par la guerre. Les infrastructures sont dévastées, les moyens de subsistance anéantis et des millions de personnes se retrouvent sans ressources dans un pays déjà fragilisé.

Parallèlement, la réponse internationale peine à suivre. L’appel humanitaire de 2,9 milliards de dollars lancé par l’ONU pour l’année en cours n’est financé qu’à hauteur de 16 %, révélant un désengagement préoccupant des bailleurs. Une situation qui alimente le sentiment d’abandon autour d’un conflit pourtant qualifié de pire crise humanitaire mondiale. Sur le terrain, les organisations humanitaires alertent sur une situation qui continue de se dégrader. Le Programme alimentaire mondial intervient chaque mois auprès d’environ 4 millions de personnes, souvent sans alternative. Son directeur exécutif adjoint, Carl Skau, souligne que cette aide constitue une « bouée de sauvetage » pour des populations confrontées à la faim et à l’insécurité.

Le conflit, qui a déjà fait des dizaines de milliers de morts, a entraîné le déplacement de plus de 11 millions de personnes. L’ONU évoque désormais la plus grande crise de déplacement et de famine au monde, dans un contexte où l’accès humanitaire reste entravé par des attaques visant travailleurs, convois et infrastructures. Alors que les besoins explosent, l’écart entre urgence humanitaire et mobilisation internationale continue de se creuser, faisant du Soudan l’un des conflits les plus meurtriers et les plus négligés de la scène mondiale.

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AFRIQUE

DJIBOUTI – Vers un sixième mandat pour le président Ismail Omar Guelleh

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Le dépouillement est en cours à Djibouti après l’élection présidentielle, un scrutin dont l’issue devrait, sauf surprise, reconduire Ismail Omar Guelleh pour un sixième mandat.

Au pouvoir depuis 1999, le chef de l’État, âgé de 78 ans, faisait face à un seul adversaire, Mohamed Farah Samatar, resté discret tout au long de la campagne. Dans la capitale, le vote s’est déroulé sous haute sécurité, avec une participation jugée variable selon les bureaux.

Un scrutin sans véritable suspense

Figure dominante de la vie politique djiboutienne, Ismail Omar Guelleh a consolidé son maintien au pouvoir à la faveur d’une révision constitutionnelle ayant supprimé la limite d’âge pour briguer la magistrature suprême. Favori, il a appelé les électeurs à se mobiliser autour des valeurs de « fraternité » et de « solidarité », tout en affichant sa confiance dans le résultat.

Dans les urnes, certains électeurs ont souligné l’importance de participer au vote, malgré une opposition peu visible et un rapport de force largement déséquilibré.

Un carrefour géostratégique sous pression

Situé à un point clé des routes maritimes mondiales, Djibouti occupe une position stratégique majeure. Le pays accueille plusieurs bases militaires étrangères, notamment de la France, des États-Unis et de la Chine, ce qui constitue une source importante de revenus. Malgré cet avantage, les défis économiques et sociaux persistent. Le chômage, particulièrement élevé chez les jeunes, ainsi qu’un niveau d’endettement important, pèsent sur les perspectives de développement.

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