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AFRIQUE : Une subvention de 53 millions de dollars de la Banque africaine de développement pour la réponse au Covid-19 en Gambie, au Liberia et en Sierra Leone
Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement (https://www.AfDB.org/) a approuvé, vendredi 24 juillet, à Abidjan, une subvention multi-pays de 53,25 millions de dollars (38,15 millions d’Unités de compte) destinée à la Gambie, au Liberia et à la Sierra Leone pour soutenir leurs efforts de lutte contre la pandémie de Covid-19.
La subvention du Fonds africain de développement (FAD), le guichet de prêt à taux concessionnel du Groupe de la Banque africaine développement est un appui budgétaire direct et vise à atténuer l’impact du Covid-19 dans ces trois pays d’Afrique de l’ouest, connus sous l’acronyme « GLS », (Gambie, Libéria, Sierra Leone).
Ce financement multi-pays comprend une subvention du FAD de 5 millions d’UC et une autre de la Facilité d’appui à la transition (TSF) de 5 millions d’UC à la République de la Gambie, le Libéria recevra une subvention du FAD de 10,15 millions d’UC et la Sierra Leone 18 millions d’UC.
La Gambie, le Liberia et la Sierra Leone sont des pays en « transition », confrontés à des défis similaires en matière de stabilité macroéconomique, de fragilité, de compétitivité et de croissance. Le Liberia et la Sierra Leone ont été gravement touchés par l’épidémie d’Ebola entre 2014 et 2016, tandis que la Gambie est dans une phase de transition après le départ du président Yahya Jammeh en 2016.
Dès la déclaration au mois de mars des premiers cas de Covid-19 dans les trois pays, ceux-ci ont promptement pris des mesures visant à mettre en place des plans d’urgence destinés à empêcher et à contenir la propagation du virus. Malgré cela, les cas d’infection ont augmenté. Au 22 juillet, il y avait 146 cas confirmés en Gambie, 1 144 au Liberia et 1 731 en Sierra Leone.
Au nombre des bénéficiaires directs des programmes financés par la subvention figureront notamment les ménages dirigés par des femmes vulnérables, les orphelins et les enfants scolarisés. Les milieux d’affaires, et en particulier les petites et moyennes entreprises les plus touchées, bénéficieront d’un soutien à la résilience économique, tandis que la population en général sera protégée contre les effets de la pandémie.
La subvention multi-pays s’inscrit dans le cadre de la Facilité de réponse rapide contre le Covid-19 (CRF), un mécanisme de financement doté de 10 milliards de dollars américains mis en place par la Banque pour aider ses pays membres régionaux et le secteur privé à faire face à la pandémie et à ses conséquences sociales et économiques.
Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).
Contact Médias :
Amba Mpoke-Bigg
Département de la communication et des relations extérieures
Banque africaine de développement
E-mail : a.mpoke-bigg@afdb.org
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SÉNÉGAL – FONGIP : un levier stratégique pour le financement des entrepreneurs au Sénégal
Le Fonds de Garantie des Investissements Prioritaires (FONGIP) s’impose aujourd’hui comme un outil clé de l’État du Sénégal pour faciliter l’accès au financement des entrepreneurs, notamment les femmes et les jeunes.
Dans un entretien, l’administratrice générale, Ndèye Fatou Mbodj Diattara, a mis en lumière le rôle central de cette structure dans le soutien à l’entrepreneuriat et au développement économique.
Lever le principal obstacle : la garantie
L’accès au financement reste un défi majeur pour les porteurs de projets, en raison des garanties exigées par les banques. Pour y remédier, le FONGIP intervient en apportant une garantie pouvant atteindre jusqu’à 80 % du financement, permettant ainsi aux entrepreneurs de concrétiser leurs projets.
« La garantie est aujourd’hui l’un des principaux freins à l’accès au crédit. Le FONGIP est là pour faciliter ce processus », explique Ndèye Fatou Mbodj Diattara.
Des résultats concrets sur le terrain
Depuis sa création en 2013, le FONGIP a accompagné des milliers de projets à travers le pays, contribuant à la création de nombreux emplois.
Les interventions du fonds couvrent plusieurs secteurs stratégiques, notamment :
• l’agriculture
• la pêche
• l’artisanat
• la santé
Des milliards de FCFA de garanties ont été mobilisés, illustrant l’impact du dispositif sur le tissu économique national.
Un accompagnement dédié à la diaspora
Le FONGIP accorde également une attention particulière aux Sénégalais de la diaspora. L’objectif est de les encourager à investir au Sénégal, en leur offrant des solutions de financement sécurisées.
Les projets financés doivent toutefois être réalisés sur le territoire national.
Des critères d’accès structurés
Pour bénéficier de l’accompagnement du FONGIP, les porteurs de projets doivent répondre à plusieurs exigences :
• disposer d’un projet formalisé
• apporter un minimum de 10 % de financement personnel
• présenter un business plan viable
• démontrer l’impact du projet, notamment en termes de création d’emplois
Un entretien est également réalisé afin d’évaluer la solidité du projet.
Une priorité pour les femmes et les régions
Pour les années à venir, le FONGIP entend renforcer son action en direction des femmes, des jeunes et des zones rurales.
« Nous voulons aller davantage dans les régions et toucher les populations qui ont le plus besoin de financement », souligne l’administratrice générale.
Un outil au service de l’économie nationale
En facilitant l’accès au crédit et en soutenant les initiatives entrepreneuriales, le FONGIP joue un rôle déterminant dans la création d’emplois et la dynamisation de l’économie sénégalaise.
Un dispositif qui contribue à réduire les inégalités d’accès au financement et à encourager l’investissement productif.
À travers ses actions, le FONGIP s’affirme comme un acteur incontournable de l’écosystème entrepreneurial au Sénégal. En levant le frein de la garantie bancaire, il ouvre de nouvelles perspectives aux porteurs de projets et participe activement au développement économique du pays.
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CENTRE AFRIQUE – Une reprise économique fragile, 2,8% de croissance visée d’ici 2027
La République centrafricaine a traversé de profondes turbulences économiques, marquées par les crises politico-militaires et la pandémie de COVID-19. Entre 2020 et 2023, la croissance a péniblement atteint 0,7%, freinée par l’instabilité et les chocs extérieurs.
En 2024, une légère embellie a été enregistrée : la Banque mondiale a estimé la croissance à 1,5%, signe d’un redémarrage progressif de l’activité.
Les moteurs de la reprise
Guido Rurangwa, représentant de la Banque mondiale à Bangui, attribue cette reprise à plusieurs facteurs :
- – la relance de l’agriculture et de l’agro-industrie,
- – l’essor de l’exploitation aurifère, favorisée par la hausse des prix de l’or,
- ainsi que des investissements visibles dans les infrastructures, avec de nouveaux immeubles et des routes réhabilitées dans la capitale.
« La croissance, ce n’est pas que des chiffres. Elle se mesure aussi par les chantiers visibles et la vitalité retrouvée de certains secteurs », a-t-il déclaré.
Un objectif de 2,8% d’ici 2027
Fort de cette dynamique, la Banque mondiale projette une croissance de 2,8% à l’horizon 2027. Mais pour y parvenir, des réformes structurelles seront nécessaires.
L’économiste Lorenzo Ganazoui, coordonnateur de l’ONG Constellations Internationale, insiste sur la nécessité de :
- – renforcer le secteur minier, en particulier l’or et le diamant,
- – développer le transport et l’énergie,
- – et surtout investir massivement dans l’agriculture, considéré comme le secteur clé pour produire,
- – nourrir et enrichir la nation.
Le défi social
Malgré ces perspectives, la situation sociale reste préoccupante : 65,3% de la population vit encore dans une pauvreté extrême. Les experts estiment que la lutte contre la mauvaise gouvernance et la valorisation du potentiel agricole et minier seront déterminants pour sortir le pays du cercle vicieux de la précarité.
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BAD : Le mauritanien Sidi Ould Tah prend les rênes de l’institution
La Mauritanie est à l’honneur. Ce jeudi 29 mai 2025, Sidi Ould Tah a été élu président de la Banque Africaine de Développement (BAD), lors de l’assemblée annuelle de l’institution tenue à Abidjan. Il succède ainsi au Nigérian Akinwumi Adesina, en poste depuis 2015.
Son élection s’est jouée à l’issue d’un duel très disputé face au Zambien Samuel Munzele Maimbo, qui termine en deuxième position. Le scrutin, marqué par des enjeux géopolitiques et économiques majeurs, s’est déroulé dans un contexte d’attentes fortes autour de la gouvernance et du financement du développement sur le continent.
Le Sénégalais Amadou Hott, longtemps perçu comme l’un des favoris, termine à la troisième place, suivi par la Sud-Africaine Bajabulile Swazi Tshabalala. Malgré des soutiens diplomatiques notables, notamment pour Hott, la dynamique en faveur de Sidi Ould Tah s’est imposée dans les derniers tours.
Ancien ministre et directeur général de la Banque Arabe pour le Développement Économique en Afrique (BADEA), Sidi Ould Tah est reconnu pour son expérience et sa vision stratégique. Il prendra officiellement ses fonctions le 1er septembre 2025.
Crédit photo : Forbes Afrique
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