FOOTBALL
CAN 2025 : “Ultima ratio” : Pourquoi la sanction contre le Sénégal pose un sérieux problème de droit
a décision du Jury d’Appel de la Confederation of African Football (CAF) de déclarer l’équipe du Sénégal forfait en finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, au profit du Maroc, continue de susciter de vives réactions et ouvre désormais un débat juridique de fond. En première ligne, l’avocate suisso-camerounaise Ngoan Beti remet en cause la solidité même de cette décision, qu’elle juge difficilement justifiable au regard du droit disciplinaire. « La sanction infligée au Sénégal correspond à la peine la plus lourde prévue par le règlement (…) une sanction d’exception réservée aux manquements les plus graves. »
Dans son communiqué, l’instance continentale indique avoir statué « en application de l’article 84 du Règlement de la Coupe d’Afrique des Nations », concluant que « l’équipe du Sénégal est déclarée forfait pour ce match, dont le résultat est enregistré sur le score de 3-0 en faveur de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) ».
Une sanction exceptionnelle
Dans le droit disciplinaire sportif, le forfait constitue la sanction la plus lourde prévue par les règlements. Il est généralement réservé à des situations extrêmes, telles que l’abandon volontaire du match ou le refus de reprendre le jeu malgré les injonctions de l’arbitre. C’est précisément sur ce point que se cristallisent les critiques. Selon l’avocat Ngoan Beti, cette sanction relève de l’« ultima ratio », c’est-à-dire d’une mesure exceptionnelle. Il souligne que, dans le cas présent, « l’équipe a regagné le terrain et l’arbitre a officiellement ordonné la reprise de la rencontre ».
Le rôle déterminant de l’arbitre
Dans le football, l’arbitre est considéré comme l’autorité suprême sur l’aire de jeu. Sa décision de reprendre le match constitue un élément central dans l’appréciation des faits. Si des incidents surviennent, ils peuvent être consignés dans le rapport officiel et faire l’objet de sanctions disciplinaires a posteriori. Mais la poursuite du jeu signifie, en principe, que les conditions étaient jugées réunies pour aller au terme de la rencontre. Dans ce contexte, l’application d’un forfait après coup interroge.
Une question de proportionnalité
L’un des principaux points soulevés par les juristes concerne le principe de proportionnalité. Maître Ngoan Beti estime ainsi que « l’application de la sanction suprême — alors même que le jeu a repris son cours — soulève une réelle question de droit quant à sa proportionnalité ». Autrement dit, même en présence d’incidents, la sanction doit être adaptée à la gravité des faits. Des mesures intermédiaires existent, allant des amendes aux suspensions individuelles.
Une décision aux implications larges
Au-delà du cas du Sénégal, cette décision pourrait avoir des conséquences sur l’ensemble du football africain. Elle pose notamment la question de la stabilité des résultats et de la sécurité juridique des compétitions. Le communiqué de la CAF mentionne également d’autres incidents liés à la rencontre, notamment des sanctions visant le joueur marocain Ismaël Saibari et des amendes infligées à la Fédération Royale Marocaine de Football, ce qui témoigne d’un contexte globalement tendu.
Une controverse appelée à se poursuivre
Alors que les réactions se multiplient, cette affaire pourrait connaître de nouveaux développements, notamment sur le plan juridique. Elle met en lumière les défis auxquels est confrontée la gouvernance du football africain, entre application des règlements, exigence d’équité et nécessité de préserver la crédibilité des compétitions. Dans l’attente d’éventuels recours ou clarifications, une question demeure : la sanction infligée au Sénégal est-elle juridiquement fondée ou excessivement sévère ?
AFRIQUE
MAROC – Fouzi Lekjaa défend la décision de la CAF
Le Maroc est enfin sorti du silence, plusieurs semaines après son communiqué publié au lendemain de la décision du Jury d’Appel de la Confédération Africaine de Football. Ce jeudi, le président de la Fédération Royale Marocaine de Football, Fouzi Lekjaa, est monté au créneau pour défendre la position marocaine.
Depuis plusieurs semaines, la Confédération Africaine de Football est au cœur des débats à la suite de cette décision controversée. Une situation qui a poussé la Fédération Sénégalaise de Football à introduire un recours auprès du Tribunal Arbitral du Sport, afin de contester le verdict.
Jusqu’ici discret, le camp marocain a finalement pris la parole. Dans des propos relayés par Al3omk et repris par Foot Mercato, Fouzi Lekjaa a détaillé les fondements de la décision :
« Le Maroc a des arguments convaincants et documentés. Tous les éléments liés à l’incident ont été consignés avec précision, à travers des rapports officiels et des enregistrements vidéo, dans le respect des lois en vigueur. Le retrait de l’équipe sénégalaise est officiellement établi sur la base du rapport de l’arbitre, ainsi que des images documentant les circonstances. La confirmation de ce retrait s’inscrit dans le cadre de l’article 84 du règlement disciplinaire de la CAF, qui a servi de base juridique pour entériner la victoire du Maroc en finale de la CAN 2025 », a-t-il expliqué.
Le président de la Fédération Royale Marocaine de Football a également précisé que le Maroc avait accepté de reprendre la rencontre malgré la sortie des Sénégalais, estimant qu’un refus aurait exposé son équipe à des sanctions similaires.
FOOTBALL
SÉNÉGAL – Augustin Senghor accède à la vice-présidence mondiale des villes olympiques
La reconnaissance dépasse les frontières nationales. Le maire de Gorée, Augustin Senghor, vient d’être élu vice-président de l’Union mondiale des villes olympiques, marquant une nouvelle étape dans son engagement en faveur du rayonnement du sport et des territoires.
Dans un message officiel, la Ville de Dakar a tenu à saluer « une distinction de haut niveau » qui consacre un parcours constant au service du mouvement olympique. Cette élection vient ainsi renforcer la présence sénégalaise dans les instances internationales, tout en valorisant le rôle des collectivités locales dans la diplomatie sportive.
Au-delà de la performance individuelle, les autorités municipales ont également mis en avant l’implication du maire de Dakar, Abass Fall. Son rôle dans le portage de cette candidature est présenté comme déterminant, illustrant une approche structurée de la diplomatie territoriale, désormais orientée vers des résultats concrets et une meilleure visibilité des acteurs locaux sur la scène internationale. Cette promotion n’est toutefois pas le fruit du hasard. Dès octobre 2025, Augustin Senghor avait intégré le comité exécutif de l’organisation, une première avancée stratégique qui aura servi de tremplin à son accession à la vice-présidence.
Cette dynamique intervient dans un contexte particulier pour le Sénégal, qui se prépare à accueillir les Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026, prévus du 31 octobre au 13 novembre 2026. Un rendez-vous historique qui renforce davantage la crédibilité et le positionnement stratégique de Dakar dans l’écosystème olympique mondial. Avec cette nomination, Dakar et, plus largement, le Sénégal, confirment leur montée en puissance dans les sphères décisionnelles du sport mondial, à l’heure où le continent africain s’affirme comme un acteur incontournable dans la gouvernance olympique et l’organisation des grands événements internationaux.
Source : rts
FOOTBALL
SÉNÉGAL – Pape Thiaw : « Les titres se gagnent sur le terrain »
À la veille de l’amical face au Pérou au Stade de France, le sélectionneur du Sénégal, Pape Thiaw, a clarifié les objectifs de cette rencontre : tester, ajuster et préparer l’avenir plus que rechercher une simple performance ponctuelle.
Installé avec son groupe depuis le début de semaine, le staff sénégalais aborde cette opposition comme un laboratoire grandeur nature. L’idée est d’évaluer différents profils, de redistribuer les temps de jeu et d’observer les automatismes dans des configurations variées. Une approche assumée dans un contexte où la profondeur de banc devient un levier stratégique. Face à une sélection péruvienne réputée pour sa discipline tactique et sa capacité à se replier rapidement, Thiaw s’attend à un match exigeant. Le technicien souligne toutefois que l’enjeu dépasse l’adversaire du jour : il s’agit surtout de confronter son équipe à des problématiques nouvelles, accentuées par l’arrivée d’un nouveau staff côté péruvien dirigé par Mano Menezes. Un paramètre qui introduit une part d’incertitude, typique des rencontres amicales.
Sur le plan de l’effectif, l’absence d’Iliman Ndiaye confirme la prudence adoptée par le staff médical. Le joueur est ménagé afin d’éviter toute rechute, une décision qui s’inscrit dans une logique de gestion à long terme. Avec un groupe élargi, le sélectionneur mise sur la concurrence interne pour compenser ce forfait. Interrogé sur le choix du Pérou comme adversaire, Thiaw assume une logique pragmatique : au-delà du prestige, ces matchs servent avant tout à corriger des déséquilibres et à tester des solutions. L’objectif est de progresser collectivement, notamment face à des styles de jeu différents, plutôt que de répondre à une attente médiatique focalisée sur des affiches plus prestigieuses.
Concernant la polémique liée à la Confédération africaine de football, le sélectionneur adopte une ligne claire : rester concentré sur le terrain. Il réaffirme que la légitimité du Sénégal s’est construite par ses performances, insistant sur l’importance de continuer à gagner sur le plan sportif plutôt que de s’attarder sur les débats institutionnels. Enfin, sur le cas Malang Sarr, Thiaw évoque une question de timing et de concurrence. Malgré des performances remarquées en club, le défenseur n’entre pas dans cette liste, sans pour autant être écarté du projet. Le sélectionneur rappelle que chaque convocation implique des choix et donc des renoncements, dans un groupe où la densité reste élevée.
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