AFRIQUE CENTRALE
CONGO: Le premier ministre a démissionné.
15 jours après la victoire du président sortant, Denis Sassou Nguesso, candidat à sa propre succession, le premier ministre Clément Mouamba a présenté la démission de son gouvernement. Une information donnée dans un communiqué de la présidence de la République.
Le président de la république déjà plus de 30 ans au pouvoir, a accepté sa démission qui a eu lieu le mercredi 16 août 2017.
Le Nouveau chef de l’Etat Denis Sassou Nguesso a eu une large victoire lors des élections présidentielles, remportées par son parti, le Parti du Travail (PCT).
Le Congo, pays producteur de pétrole compte 4,5 millions d’habitants. Cette annonce intervient alors que le pays traverse une crise financière. Des négociations sont actuellement menées avec le Fond Monétaire Internationale (FMI) pour trouver une issue.
“Ces difficultés étaient au départ financières. Elles gagnent aujourd’hui le champ économique en général”, a déclaré le président Nguesso à l’occasion du 57ème anniversaire de l’indépendance du pays le 15 août 2017 dernier.
AFRIQUE
CONGO – Le président Denis Sassou Nguesso promet de partir… sans préparer l’après
À quelques jours de l’élection présidentielle du 15 mars, le chef de l’État congolais Denis Sassou Nguesso défend son bilan et sa longévité, tout en laissant planer l’incertitude sur l’après-Sassou. À 82 ans, le président de la République du Congo affirme qu’il ne restera pas « éternellement au pouvoir », mais refuse de désigner un successeur ou d’ouvrir un débat explicite sur la transition.
Au pouvoir pendant plus de quatre décennies — entre 1979 et 1992, puis depuis 1997 — l’ancien officier revendique une gouvernance fondée sur la stabilité. Dans un contexte électoral marqué par une opposition fragmentée, il affronte six concurrents dont la capacité à créer l’alternance apparaît limitée.
Stabilité contre alternance
Lors d’un entretien accordé à sa résidence de Dolisie, le président a estimé que l’application des standards démocratiques devait tenir compte des réalités locales, évoquant notamment le taux d’analphabétisme. Pour lui, les exemples africains de développement reposent souvent sur une continuité du pouvoir plutôt que sur une alternance rapide.
Cette lecture intervient dans un pays riche en ressources pétrolières mais confronté à de fortes inégalités sociales : près de la moitié des six millions d’habitants vivent sous le seuil de pauvreté, malgré les revenus générés par l’or noir.
Un bilan revendiqué, des critiques persistantes
Le chef de l’État met en avant la construction d’infrastructures — routes, ports, universités — ainsi que des initiatives pour diversifier l’économie, notamment via l’agriculture. Il rejette toute accusation de mauvaise gestion des revenus pétroliers.
Pourtant, la gouvernance du pays reste régulièrement mise en cause par des organisations de la société civile et des ONG, qui dénoncent des restrictions des libertés publiques et des pressions sur les figures de l’opposition. Deux anciens candidats à la présidentielle de 2016, Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, demeurent incarcérés après leur condamnation pour atteinte à la sûreté de l’État. Le pouvoir réfute leur statut de prisonniers politiques, les accusant d’avoir préparé une insurrection armée.
Une succession en suspens
En cas de victoire, ce nouveau mandat serait, selon la Constitution, le dernier autorisé. La question de la transition reste toutefois éludée. Interrogé sur l’après-2029, Denis Sassou Nguesso insiste sur la mise en place de « mesures » pour garantir l’avenir du pays plutôt que sur l’émergence d’une personnalité spécifique.
À Brazzaville, l’enjeu dépasse donc le scrutin du 15 mars : il porte sur la capacité du système politique congolais à organiser, à terme, une transmission du pouvoir dans un cadre apaisé. Entre stabilité revendiquée et exigences démocratiques, le débat reste ouvert.
AFRIQUE
RD CONGO – L’armée repousse une attaque de drones contre l’aéroport de Bangboka
Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont annoncé avoir neutralisé, dimanche, une attaque de drones visant l’aéroport international de Aéroport international de Bangboka, situé à Kisangani, dans le nord-est du pays.
Selon les autorités provinciales, il s’agit de la deuxième tentative de frappe contre cette infrastructure stratégique en moins d’un mois. Kinshasa attribue l’opération aux rebelles de l’Alliance Fleuve Congo / Mouvement du 23 Mars (AFC/M23), accusés d’être appuyés par des unités rwandaises. Aucune victime n’a été signalée.
D’après les premières informations, les engins ont été lancés en quatre vagues successives en milieu d’après-midi, au moment où l’activité aéroportuaire était à son pic. Le gouverneur de la Tshopo a précisé que la dernière salve visait l’aéroport alors qu’un appareil civil de la Compagnie Africaine d’Aviation (CAA) amorçait sa phase d’atterrissage.
Plateforme à usage mixte, l’aéroport de Bangboka accueille des vols civils et militaires. Il constitue également un point d’appui logistique pour les FARDC, qui y déploient des drones d’attaque et des avions de chasse dans le cadre de leurs opérations contre les positions du M23 et de leurs alliés présumés sur le territoire congolais.
AFRIQUE
TCHAD – SOUDAN – N’Djamena ferme sa frontière face aux incursions armées
Le Tchad a décidé lundi de fermer sa frontière avec le Soudan jusqu’à nouvel ordre, invoquant des « incursions répétées » de groupes armés impliqués dans le conflit soudanais. N’Djamena affirme vouloir empêcher toute propagation des hostilités sur son territoire.
Dans un communiqué officiel, les autorités tchadiennes soulignent leur détermination à préserver l’intégrité territoriale du pays et à prévenir toute extension de la guerre. La décision intervient après l’attaque, ce week-end, de la localité d’Al-Tina, au Darfour, par les Forces de Soutien Rapide (FSR), qui ont revendiqué la prise de la ville frontalière.
Ce nouvel épisode s’inscrit dans une série de tensions transfrontalières. En janvier, une confrontation avec des éléments des FSR avait entraîné la mort de sept soldats tchadiens, accentuant les préoccupations sécuritaires de N’Djamena.
Le gouvernement tchadien affirme se réserver « le droit de riposter » en cas de violation de son territoire. Les déplacements de personnes et de marchandises sont suspendus, même si des dérogations strictement encadrées pourront être accordées pour des motifs humanitaires.
La fermeture intervient alors que le Tchad accueille déjà des centaines de milliers de réfugiés soudanais depuis le déclenchement du conflit en avril 2023. Entre impératif sécuritaire et pression humanitaire croissante, le pays se trouve confronté à un équilibre délicat à sa frontière orientale.
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