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CULTURE

DÉCÈS DE MARYSE CONDÉ – Magazine Sénégal Njaay – Senegal-njaay.com

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L’écrivaine française d’origine guadeloupéenne Maryse Condé, qui a enseigné au Sénégal, en Guinée et au Ghana dans les années 1960-1968, est décédée dans la nuit de lundi à mardi, à l’âge de 90 ans, annoncent plusieurs médias.

Née le 11 février 1934, à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), Maryse Liliane Appoline Boucolon, universitaire et romancière et auteur de ‘’La vie sans fards’’ (2012), est une ancienne journaliste de Radio France internationale (RFI), professeure de littérature et écrivaine d’expression française.

‘’C’est une perte. C’est une écrivaine que j’admirais beaucoup pour son goût de la littérature’’, témoigne la jeune écrivaine sénégalaise, Ndèye Fatou Kane.

Elle estime que le décès de Maryse Condé qu’elle a rencontrée en 2018, au salon du livre de Paris (France), augure la fin d’une époque de grandes personnalités de la littérature monde. ‘’C’est à nous de prendre le relais’’, lance-t-elle, jointe au téléphone par l’APS.

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Ndèye Fatou Kane dit apprécier dans la riche bibliographie de l’écrivaine d’origine guadeloupéenne, la densité de ‘’La vie sans fards’’, ouvrage où l’auteur se raconte.

‘’Dans +La vie sans fards+, elle raconte sa vie de femme noire, d’expatriée, de mère ; sa quête de liberté et surtout, elle y explose tous les codes’’, explique l’auteure du roman ‘’Au nom du père’’.

Maryse Condé, née Boucolon, est décrite comme une ‘’indépendantiste guadeloupéenne’’ qui a à son actif une soixantaine de romans d’essai, de pièces de théâtres.

Après avoir vécu pendant une dizaine d’années sur le continent africain, Condé estime, dans un entretien avec RFI, que ‘’ce retour en Afrique m’a permis de m’assumer en tant que femme noire et de devenir cet écrivain que je suis devenue’’.

Son premier roman date de l’âge de onze ans.  ‘’La littérature est son lieu d’expression privilégié’’, peut-on ainsi lire dans sa biographie.

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Selon cet ouvrage, elle a obtenu son doctorat de lettres à la Sorbonne en 1975 et ses voyages servent de toile de fond au roman ‘’Hérémakhonon’ (1976), dont l’héroïne est une jeune femme antillaise en quête de ses racines.

On lui doit aussi ‘’Une saison à Rihata’’ (1981), un roman qui a pour cadre une ville africaine à la fin du XXe siècle.

L’écrivaine, très attachée à ses racines africaines, a également fait paraitre en 1984 et 1985 la grande saga africaine et son best-seller ‘’Ségou’’, un livre de deux tomes (Ségou : Les murailles de terre, 1984 ; Ségou : La terre en miettes, 1985).

Dans ce livre, Maryse Condé retrace le destin d’une famille de nobles bambaras de 1797 à 1860 au sein du royaume historique de Ségou, dans l’actuel Mali, déchiré par la traite des esclaves, l’islam, le christianisme et la colonisation.

Quant au roman ‘’Moi, Tituba, sorcière noire de Salem’’ (1986), il est inspiré de l’histoire d’une esclave jugée pour sorcellerie à Salem, selon sa biographie.

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À partir de 1986, Maryse Condé a vécu entre New York (elle enseigne à Columbia de 1985 à 2002) et la Guadeloupe, où se situe l’action de ‘’La Vie scélérate’’ (1987).

Maryse Condé qui écrit également des pièces de théâtre, des livres pour enfants et des essais sur la littérature a publié ‘’La Colonie du Nouveau Monde’’ (1993), ‘’La Migration des cœurs’’ (1995) et ‘’Desirada’’ (1997), ‘’La Belle Créole’’ (2001), ‘’Histoire de la femme cannibale’’ (2003), ou encore ‘’Le Fabuleux et Triste Destin d’Ivan et d’Ivana’’ (2017).

En janvier 2004, elle a présidé le comité pour la mémoire de l’esclavage, en vue de l’application de la loi Taubira qui, en 2001, a reconnu la traite négrière et l’esclavage comme crimes contre l’humanité.

Le 9 décembre 2018, elle a reçu à Stockholm le ‘’Prix Nobel alternatif de littérature’’, décerné par la Nouvelle Académie.

(APS

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CULTURE

SÉNÉGAL – Hervé Samb : l’ambassadeur du Jazz Sabar sur la scène internationale

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Originaire de Rufisque, Hervé Samb s’est affirmé comme l’une des figures majeures du jazz sénégalais contemporain. Guitariste hors pair, compositeur et arrangeur audacieux, il se distingue par une créativité qui lui a ouvert les portes des scènes internationales. Très tôt, son talent éclate : à seulement 15 ans, il clôt l’édition 1993 du Festival de Jazz de Saint-Louis, succédant à des légendes comme McCoy Tyner et Jack DeJohnette, annonçant une carrière d’exception.

Au fil des ans, Samb a collaboré avec certains des plus grands noms de la musique mondiale, tels que Marcus Miller, Pat Metheny, Oumou Sangaré, Salif Keïta, David Murray et Meshell Ndegeocello. Sa véritable signature artistique réside dans le Jazz Sabar, une fusion novatrice qui mêle les rythmes traditionnels sénégalais, le jazz et des influences contemporaines. Ses albums témoignent de cette évolution : Cross Over (2009) et Time to Feel (2013) posent les fondations de son univers musical, Teranga (2018) affirme le Jazz Sabar comme style à part entière, Benn (2021) explore une dimension plus introspective, tandis que Jolof (2023) plonge dans l’histoire et la mémoire de l’ancien empire tout en affirmant une modernité enracinée.

Hervé Samb excelle également derrière la scène comme directeur musical et réalisateur. Il a dirigé les albums All Is Well et My World de Lisa Simone, ainsi que Climat d’Omar Pene, et a reçu de nombreuses distinctions, dont une nomination aux Grammy Awards pour l’album Holy Room de Somi, et une sélection au prix AUDELCO à New York pour sa direction musicale dans la comédie musicale Dreaming Zenzilé.

Toujours en quête de nouvelles explorations, Hervé Samb continue de captiver le public international. Entre héritage culturel et audace créative, il incarne l’excellence du jazz sénégalais et demeure une voix incontournable de la scène musicale africaine contemporaine.

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CULTURE

CÔTE D’IVOIRE – Josey dévoile « Raisonance », un album intime et puissant

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L’artiste ivoirienne Josey marque un tournant important dans sa carrière avec la sortie officielle de son nouvel album intitulé « Raisonance ». Composé de douze titres, ce projet se veut une plongée profonde dans les émotions humaines, un espace où la chanteuse explore ses propres vérités tout en cherchant à toucher celles de son public. Pour Josey, cet opus représente bien plus qu’une simple production musicale : c’est une œuvre assumée, intime et cohérente, pensée pour résonner avec les expériences personnelles des auditeurs.

Selon les informations révélées par Kawtef, les thèmes abordés dans « Raisonance » tournent autour de l’amour, de la résilience, de la quête d’harmonie intérieure et de la découverte de soi. Chaque morceau a été conçu comme une étape dans un voyage émotionnel, invitant l’auditeur à réfléchir, ressentir et parfois se reconstruire. La démarche artistique met en lumière la volonté de Josey de proposer une musique authentique, capable de franchir les frontières culturelles et de susciter une véritable connexion.

Sur le plan musical, l’album offre une palette riche et diversifiée. Josey y mêle des sonorités afropop, du coupé-décalé, de la soul, ainsi que des influences urbaines, créant un ensemble à la fois moderne et fidèle à son identité. Sa voix, connue pour sa puissance et sa capacité à transmettre des émotions intenses, y occupe une place centrale. Cette variété de styles témoigne de la maturité artistique de la chanteuse et de son désir d’élargir son univers musical.

Avec « Raisonance », Josey s’affirme comme l’une des voix majeures de la scène ivoirienne contemporaine. Cette sortie contribue également à dynamiser l’actualité musicale francophone, marquée par d’autres projets attendus, tels que l’album « Destiné » d’Aya Nakamura. Une période particulièrement riche pour les amateurs de musique africaine et urbaine.

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CINÉMA

ALGÉRIE – Festival de Timimoun : une oasis de cinéma et de coopération

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Timimoun, oasis saharienne d’Algérie, accueille du 13 au 18 novembre la première édition du Festival international du court métrage, avec le Sénégal comme invité d’honneur. Cette ville historique, célèbre pour sa culture zenette et ses paysages ocre, s’est transformée en haut lieu du cinéma.

Le festival, dirigé artistiquement par Fayçal Sahbi, attire un large public dans son unique salle de cinéma et son théâtre de verdure. Il met à l’honneur des figures algériennes telles que Mounès Khammar et Lyes Salem.

Lors de la cérémonie d’ouverture, la ministre algérienne de la Culture, Malika Bendouda, a salué le partenariat culturel avec le Sénégal, représenté par l’ambassadeur Mbaba Coura Ndiaye. La délégation sénégalaise a exprimé sa volonté de renforcer les échanges cinématographiques avec l’Algérie, ouvrant la voie à de futures coproductions africaines.

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