AFRIQUE
GUINÉE – Présidentielle 2025 : neuf candidats pour un scrutin décisif
La Guinée s’apprête à vivre un rendez-vous politique majeur avec l’élection présidentielle prévue le 28 décembre 2025. Neuf candidats sont officiellement en lice pour succéder – ou reconduire – Mamadi Doumbouya, au pouvoir depuis le coup d’État de septembre 2021. Cette élection marque une étape décisive dans le processus de transition politique engagé dans le pays.
Parmi les candidats figure Abdoulaye Yero Baldé, 61 ans, ancien ministre de l’Enseignement supérieur. Technocrate reconnu, passé par la Banque mondiale, la Banque centrale de Guinée et le secteur minier, il s’est illustré en 2020 en démissionnant du gouvernement pour dénoncer le changement constitutionnel ayant permis à Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Son programme place l’éducation au centre des priorités, avec l’ambition de tripler le budget qui lui est consacré.
Makalé Camara est la seule femme candidate de ce scrutin. Ancienne ministre des Affaires étrangères sous Alpha Condé, elle se présente pour la deuxième fois après un score modeste en 2020. Forte d’une longue carrière au sommet de l’État depuis les années 1980, elle sillonne actuellement l’intérieur du pays et entend faire de son expérience et de son profil un atout majeur.
À la tête du pays depuis près de quatre ans, Mamadi Doumbouya est candidat indépendant sous la bannière « Bâtir ensemble ». Soutenu par son Premier ministre Bah Oury, il défend un projet de continuité, axé sur la stabilité et la poursuite des réformes engagées depuis la prise de pouvoir par les militaires.
Autre figure de la scène politique, Elhadj Bouna Keita, président du Rassemblement pour une Guinée prospère, mise sur son parcours d’entrepreneur dans les mines, la banque et l’immobilier. Il fonde sa campagne sur la prospérité économique, la cohésion nationale et la transformation industrielle du pays.
Abdoulaye Kourouma, président du RRD, est également de retour après une première candidature en 2020. Cette fois, il fait de la justice et de l’État de droit le socle de son projet politique.
Faya Lansana Milimouno, ancien enseignant-chercheur et cadre international, se présente avec le Bloc libéral, dix ans après une première candidature remarquée. Il défend une vision libérale et institutionnelle du développement.
Mohamed Nabé, fondateur de l’Alliance pour le renouveau et le progrès, insiste sur la réconciliation nationale comme condition indispensable au développement. Mohamed Chérif Tounkara, opérateur économique et expert en pierres précieuses, mise sur la jeunesse et l’éducation. Enfin, Ibrahima Abé Sylla, ancien ministre de l’Énergie, promet de poursuivre les réformes engagées, avec une priorité affichée pour la justice.
AFRIQUE
TCHAD – SOUDAN – N’Djamena ferme sa frontière face aux incursions armées
Le Tchad a décidé lundi de fermer sa frontière avec le Soudan jusqu’à nouvel ordre, invoquant des « incursions répétées » de groupes armés impliqués dans le conflit soudanais. N’Djamena affirme vouloir empêcher toute propagation des hostilités sur son territoire.
Dans un communiqué officiel, les autorités tchadiennes soulignent leur détermination à préserver l’intégrité territoriale du pays et à prévenir toute extension de la guerre. La décision intervient après l’attaque, ce week-end, de la localité d’Al-Tina, au Darfour, par les Forces de Soutien Rapide (FSR), qui ont revendiqué la prise de la ville frontalière.
Ce nouvel épisode s’inscrit dans une série de tensions transfrontalières. En janvier, une confrontation avec des éléments des FSR avait entraîné la mort de sept soldats tchadiens, accentuant les préoccupations sécuritaires de N’Djamena.
Le gouvernement tchadien affirme se réserver « le droit de riposter » en cas de violation de son territoire. Les déplacements de personnes et de marchandises sont suspendus, même si des dérogations strictement encadrées pourront être accordées pour des motifs humanitaires.
La fermeture intervient alors que le Tchad accueille déjà des centaines de milliers de réfugiés soudanais depuis le déclenchement du conflit en avril 2023. Entre impératif sécuritaire et pression humanitaire croissante, le pays se trouve confronté à un équilibre délicat à sa frontière orientale.
AFRIQUE
AFRIQUE DU SUD – le fils de Robert Mugabe devant la justice pour tentative de meurtre
Bellarmine Chatunga Mugabe, plus jeune fils de l’ancien président zimbabwéen Robert Mugabe, a comparu lundi devant un tribunal sud-africain pour répondre d’accusations de tentative de meurtre.
La juridiction a décidé de reporter l’audience au 3 mars afin de permettre la poursuite des investigations. D’ici là, l’accusé demeure placé en détention. Un second suspect, dont l’identité n’a pas été rendue publique, est également poursuivi dans le cadre de la même affaire.
Les deux hommes font en outre l’objet de poursuites pour entrave à la justice, les autorités n’ayant pas encore retrouvé l’arme utilisée lors des faits. Selon les éléments communiqués, les tirs auraient visé le jardinier d’une villa située dans un quartier résidentiel aisé de Johannesburg. La victime, initialement dans un état critique, reste hospitalisée.
L’affaire intervient dans un contexte où le nom Mugabe demeure fortement associé à l’histoire politique du Zimbabwe. Robert Mugabe a dirigé le pays pendant 37 ans avant de quitter le pouvoir en 2017. Il est décédé en 2019.
AFRIQUE
RD CONGO – BURUNDI : le poste stratégique de Kavimvira rouvre après deux mois de fermeture
Après plus de deux mois d’interruption, un point névralgique des échanges transfrontaliers entre la République démocratique du Congo et le Burundi a rouvert lundi matin. Le poste de Kavimvira, situé sur les rives du lac Tanganyika, a repris ses activités à 8 heures, selon le gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi.
Ce corridor stratégique relie la capitale économique burundaise, Bujumbura, à la ville d’Uvira, dans l’est congolais. Il joue un rôle central dans l’approvisionnement et les flux commerciaux régionaux.
Le poste-frontière avait été fermé en décembre, dans le contexte d’une nouvelle offensive du M23 dans l’est de la RDC. Selon plusieurs analystes, cette poussée visait notamment à affaiblir les lignes de soutien aux forces congolaises, en particulier autour d’Uvira. La séquence avait entraîné des déplacements massifs de populations vers le Burundi.
Malgré la fermeture terrestre, les échanges économiques n’avaient pas totalement cessé, certains flux se maintenant par voie lacustre. En janvier, le M23 s’est retiré d’Uvira, invoquant une demande des États-Unis, engagés dans une tentative de médiation entre Kinshasa et Kigali. Les autorités congolaises ont ensuite affirmé avoir rétabli leur contrôle sur la ville.
Si la réouverture de Kavimvira marque un signal d’accalmie, d’autres postes-frontières situés dans des zones où le M23 demeure actif restent fermés. La situation sécuritaire demeure donc fragile, malgré la reprise progressive des mouvements de retour signalés par des responsables burundais.
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