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POLITIQUE

KENYA : Deux présidents pour un pays.

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Les menaces du gouvernement n’y font rien, Raila Odinga a quand même prêté serment comme « président du peuple », le mardi 30 janvier 2018. Il conteste toujours la réélection d’Uhuru Kenyatta à la tête du Kenya et maintient avoir remporté la présidentielle d’août 2017.

« Président du peuple » Ainsi se présente le leader de la National Super Alliance.  Malgré l’avertissement du procureur général Githu Muigai, le mois dernier, disant que toute « investiture » équivaudrait à une trahison, il a prêté serment devant ses partisans.

Soulignons que les autorités kenyanes avaient bloqué le signal des télévisions pour éviter une diffusion en directe de la cérémonie. Le Kenya se retrouve ainsi avec deux présidents, un président de la République, Uhuru Kenyatta et un « Président du peuple », Raila Odinga.

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AFRIQUE

CÔTE D’IVOIRE – Crise du cacao : stocks bloqués, planteurs à bout

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La filière cacao en Côte d’Ivoire traverse une zone de fortes turbulences, sur fond de tensions entre producteurs, coopératives et autorités de régulation. Dans plusieurs régions cacaoyères, des planteurs ont exprimé leur exaspération face à des stocks invendus et à des retards persistants de paiement, poussant le Conseil du Café-Cacao (CCC) à annoncer une mission de terrain pour tenter de désamorcer la crise.

Selon des informations rapportées par Reuters, des représentants du CCC doivent se rendre à M’Batto, dans le centre-est du pays, où des producteurs ont récemment bloqué des axes routiers pour réclamer le règlement de leurs livraisons. Les forces de l’ordre avaient été déployées pour disperser les manifestants.

Cette situation s’inscrit dans un contexte plus large de déséquilibre du marché. Premier producteur mondial de cacao, la Côte d’Ivoire fait face à une accumulation importante de fèves invendues depuis la fin de l’année dernière. La chute des prix internationaux, passés sous les niveaux garantis par l’État, a contribué à fragiliser les mécanismes habituels d’écoulement de la production.

Pour éviter un effondrement des revenus agricoles, les autorités avaient mis en place un dispositif de rachat des stocks. Mais sur le terrain, de nombreux producteurs affirment ne pas avoir encore perçu les paiements liés à leurs récoltes, malgré la commercialisation de leurs produits.

Dans la région de Daloa, une coopérative regroupant plusieurs centaines de planteurs déclare encore détenir des volumes importants de cacao non écoulés. Les retards de paiement, selon ses responsables, compromettent directement la préparation de la prochaine campagne agricole, les producteurs dépendant de ces revenus pour entretenir leurs plantations et couvrir leurs besoins essentiels.

Certains agriculteurs affirment même avoir été contraints de brader leurs récoltes pour éviter leur détérioration, vendant à des prix nettement inférieurs au tarif officiel fixé pour la grande campagne. Cette situation accentue un sentiment d’injustice et de perte de contrôle sur la chaîne de valeur.

Les acteurs de la filière alertent également sur les conséquences à moyen terme. Si les difficultés persistent, elles pourraient affecter la prochaine saison agricole et fragiliser davantage un secteur déjà stratégique pour l’économie ivoirienne.

Du côté des organisations de producteurs, les appels à une intervention rapide se multiplient. Elles reconnaissent que certaines opérations de rachat ont été engagées, mais soulignent que des paiements restent en suspens, alimentant un climat de méfiance et de frustration croissante dans les zones rurales.

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AMÉRIQUE

CHINE – Le président Donald Trump face à son homologue Xi Jinping : Le sommet qui peut tout changer

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Le président américain Donald Trump a atterri mercredi à Pékin pour une rencontre stratégique très attendue avec le président chinois Xi Jinping. Ce sommet intervient dans un climat international marqué par une accumulation de crises interconnectées : tensions commerciales, instabilité géopolitique et accélération de la compétition technologique mondiale.

Avant son départ de la Maison-Blanche, Donald Trump a replacé cette rencontre dans une logique de rivalité assumée entre grandes puissances. Il a rappelé la prééminence militaire des États-Unis, tout en reconnaissant le statut de la Chine comme deuxième puissance mondiale, illustrant ainsi une relation structurée autant par la compétition que par la nécessité de dialogue.

Sur le plan intérieur, le président américain arrive à ce rendez-vous dans un contexte politique et économique fragile. Les conséquences de la guerre impliquant Israël et l’Iran, combinées aux pressions inflationnistes, ont contribué à affaiblir sa popularité. Dans ce cadre, Washington cherche à transformer ce sommet en levier diplomatique et économique.

L’un des objectifs majeurs de l’administration américaine est la relance des discussions commerciales bilatérales. L’idée d’un mécanisme institutionnalisé de dialogue économique, présenté comme un « Conseil du commerce », est au centre des négociations envisagées. Celui-ci aurait pour vocation de réduire les tensions issues des hausses de droits de douane imposées par les États-Unis et des contre-mesures chinoises, notamment sur les terres rares, ressources stratégiques pour l’industrie mondiale.

Au-delà des enjeux commerciaux, les discussions devraient également intégrer des dossiers hautement sensibles. La question de l’Iran pèse fortement sur les équilibres régionaux et mondiaux, notamment en raison des perturbations du détroit d’Ormuz, axe essentiel du transport énergétique mondial. Malgré les tensions, Donald Trump a relativisé le rôle potentiel de la Chine dans la gestion de ce dossier.

Autre point de friction majeur : la situation de Taïwan. Pékin critique régulièrement les ventes d’armes américaines à l’île, considérées comme une atteinte à sa souveraineté. Washington, de son côté, maintient son soutien sécuritaire, renforcé par des contrats d’armement estimés à plusieurs milliards de dollars, dont la mise en œuvre reste progressive.

Enfin, au-delà des enjeux militaires et diplomatiques, Taïwan occupe une place centrale dans l’économie mondiale grâce à son rôle dominant dans la production de semi-conducteurs, devenus indispensables au développement de l’intelligence artificielle.

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INTERNATIONAL

LIBAN/ISRAËL – La diplomatie sous le feu des drones

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À la veille de discussions directes attendues à Washington, la situation entre Israël et le Liban connaît une nouvelle escalade sur le terrain. Des frappes aériennes israéliennes ont visé plusieurs zones stratégiques au sud de Beyrouth, illustrant un climat de tension persistante malgré les efforts diplomatiques en cours.

Selon les autorités sanitaires libanaises, des drones ont ciblé des véhicules circulant sur un axe routier majeur reliant la capitale à Sidon. Le bilan humain est lourd : huit morts, parmi lesquels figurent des civils, dont une femme et ses enfants. Ces attaques interviennent dans une zone particulièrement fréquentée, renforçant l’inquiétude quant à la sécurité des populations.

De son côté, l’armée israélienne affirme avoir mené des opérations ciblées contre des positions liées au Hezbollah dans le sud du Liban. Ces frappes ont été précédées d’appels à l’évacuation de plusieurs localités, signe d’une intensification planifiée des opérations militaires dans la région.

Ce regain de violence intervient dans un contexte diplomatique sensible. Libanais et Israéliens doivent reprendre des discussions directes aux États-Unis, sous l’impulsion de l’administration Trump, qui cherche à obtenir des avancées concrètes entre les deux pays, officiellement en état de guerre depuis 1948.

Sur le terrain, les frappes se sont multipliées au cours de la journée, touchant notamment des axes routiers stratégiques et des zones urbaines proches de Sidon. Une autre attaque a également visé l’entrée nord de la ville, confirmant l’élargissement du périmètre des opérations.

Les autorités libanaises dressent un bilan de plus en plus préoccupant. Depuis l’instauration du cessez-le-feu en avril, plusieurs centaines de personnes ont perdu la vie, tandis que le nombre de blessés dépasse le millier. À l’échelle du conflit en cours, les pertes humaines atteignent désormais plusieurs milliers de victimes.

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