CULTURE
Lauréat du Prix Alioune Badara Beye 2024 – Magazine Sénégal Njaay – Senegal-njaay.com
Le monde de la littérature célèbre une fois de plus le génie créatif d’un écrivain émérite, alors que le Prix Alioune Badara Beye pour la polyvalence et la persévérance en 2024 est décerné à feu Ibrahima Hanne pour son œuvre remarquable, Les Dieux de Brousses ne sont pas invisibles. Cette distinction prestigieuse vient s’ajouter à la reconnaissance déjà acquise, puisque le roman a également reçu le prix spécial du jury du Prix Orange en 2023.
L’œuvre de Feu Ibrahima Hanne transcende les frontières de la narration conventionnelle. Les Dieux de Brousses ne sont pas invisibles plonge les lecteurs dans un voyage captivant à travers les profondeurs de l’âme humaine et de la société sénégalaise. À travers une prose poétique et puissante, Hanne explore les thèmes de la tradition, de la modernité, de la spiritualité et de l’identité dans un contexte africain contemporain.

Ce roman, imprégné de la richesse culturelle et des traditions du Sénégal, offre une réflexion profonde sur les défis et les dilemmes auxquels sont confrontées les sociétés en mutation. En juxtaposant habilement le sacré et le profane, Hanne tisse un récit complexe qui invite les lecteurs à remettre en question leurs propres convictions et perceptions.
Le Prix Alioune Badara Beye, nommé en l’honneur du célèbre écrivain sénégalais, vise à reconnaître et à encourager l’excellence littéraire, ainsi que l’engagement envers la promotion de la diversité culturelle. Feu Ibrahima Hanne incarne parfaitement ces valeurs avec son travail novateur et profondément engageant.
En recevant ce prix posthume, l’héritage littéraire d’Ibrahima Hanne est solidifié, et son influence perdurera à travers les générations à venir. Son exploration courageuse des dynamiques sociales et culturelles laisse une empreinte indélébile sur le paysage littéraire sénégalais et au-delà.
En cette année 2024, le Prix Alioune Badara Beye célèbre non seulement un écrivain exceptionnel, mais aussi le pouvoir de la littérature à inspirer, à informer et à unir les peuples à travers le monde.
DIODIO DIOP
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CULTURE
SÉNÉGAL – Hervé Samb : l’ambassadeur du Jazz Sabar sur la scène internationale
Originaire de Rufisque, Hervé Samb s’est affirmé comme l’une des figures majeures du jazz sénégalais contemporain. Guitariste hors pair, compositeur et arrangeur audacieux, il se distingue par une créativité qui lui a ouvert les portes des scènes internationales. Très tôt, son talent éclate : à seulement 15 ans, il clôt l’édition 1993 du Festival de Jazz de Saint-Louis, succédant à des légendes comme McCoy Tyner et Jack DeJohnette, annonçant une carrière d’exception.
Au fil des ans, Samb a collaboré avec certains des plus grands noms de la musique mondiale, tels que Marcus Miller, Pat Metheny, Oumou Sangaré, Salif Keïta, David Murray et Meshell Ndegeocello. Sa véritable signature artistique réside dans le Jazz Sabar, une fusion novatrice qui mêle les rythmes traditionnels sénégalais, le jazz et des influences contemporaines. Ses albums témoignent de cette évolution : Cross Over (2009) et Time to Feel (2013) posent les fondations de son univers musical, Teranga (2018) affirme le Jazz Sabar comme style à part entière, Benn (2021) explore une dimension plus introspective, tandis que Jolof (2023) plonge dans l’histoire et la mémoire de l’ancien empire tout en affirmant une modernité enracinée.
Hervé Samb excelle également derrière la scène comme directeur musical et réalisateur. Il a dirigé les albums All Is Well et My World de Lisa Simone, ainsi que Climat d’Omar Pene, et a reçu de nombreuses distinctions, dont une nomination aux Grammy Awards pour l’album Holy Room de Somi, et une sélection au prix AUDELCO à New York pour sa direction musicale dans la comédie musicale Dreaming Zenzilé.
Toujours en quête de nouvelles explorations, Hervé Samb continue de captiver le public international. Entre héritage culturel et audace créative, il incarne l’excellence du jazz sénégalais et demeure une voix incontournable de la scène musicale africaine contemporaine.
CULTURE
CÔTE D’IVOIRE – Josey dévoile « Raisonance », un album intime et puissant
L’artiste ivoirienne Josey marque un tournant important dans sa carrière avec la sortie officielle de son nouvel album intitulé « Raisonance ». Composé de douze titres, ce projet se veut une plongée profonde dans les émotions humaines, un espace où la chanteuse explore ses propres vérités tout en cherchant à toucher celles de son public. Pour Josey, cet opus représente bien plus qu’une simple production musicale : c’est une œuvre assumée, intime et cohérente, pensée pour résonner avec les expériences personnelles des auditeurs.
Selon les informations révélées par Kawtef, les thèmes abordés dans « Raisonance » tournent autour de l’amour, de la résilience, de la quête d’harmonie intérieure et de la découverte de soi. Chaque morceau a été conçu comme une étape dans un voyage émotionnel, invitant l’auditeur à réfléchir, ressentir et parfois se reconstruire. La démarche artistique met en lumière la volonté de Josey de proposer une musique authentique, capable de franchir les frontières culturelles et de susciter une véritable connexion.
Sur le plan musical, l’album offre une palette riche et diversifiée. Josey y mêle des sonorités afropop, du coupé-décalé, de la soul, ainsi que des influences urbaines, créant un ensemble à la fois moderne et fidèle à son identité. Sa voix, connue pour sa puissance et sa capacité à transmettre des émotions intenses, y occupe une place centrale. Cette variété de styles témoigne de la maturité artistique de la chanteuse et de son désir d’élargir son univers musical.
Avec « Raisonance », Josey s’affirme comme l’une des voix majeures de la scène ivoirienne contemporaine. Cette sortie contribue également à dynamiser l’actualité musicale francophone, marquée par d’autres projets attendus, tels que l’album « Destiné » d’Aya Nakamura. Une période particulièrement riche pour les amateurs de musique africaine et urbaine.
CINÉMA
ALGÉRIE – Festival de Timimoun : une oasis de cinéma et de coopération
Timimoun, oasis saharienne d’Algérie, accueille du 13 au 18 novembre la première édition du Festival international du court métrage, avec le Sénégal comme invité d’honneur. Cette ville historique, célèbre pour sa culture zenette et ses paysages ocre, s’est transformée en haut lieu du cinéma.
Le festival, dirigé artistiquement par Fayçal Sahbi, attire un large public dans son unique salle de cinéma et son théâtre de verdure. Il met à l’honneur des figures algériennes telles que Mounès Khammar et Lyes Salem.
Lors de la cérémonie d’ouverture, la ministre algérienne de la Culture, Malika Bendouda, a salué le partenariat culturel avec le Sénégal, représenté par l’ambassadeur Mbaba Coura Ndiaye. La délégation sénégalaise a exprimé sa volonté de renforcer les échanges cinématographiques avec l’Algérie, ouvrant la voie à de futures coproductions africaines.
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