AFRIQUE DE L’OUEST
LIBÉRIA – La réduction du mandat présidentiel rejetée par les Libériens
Le peuple libien a rejeté les huit propositions faites par le président de la République, Georges Weah. Les résultats du référendum du 8 décembre 2020 ont été publiés par la CommissionÉlectorale Nationale (NEC) le 1er avril 2021, soit quatre mois plus tard en raison des recours déposés par l’opposition. Les huit amendements introduits par le chef de l’Etat ont recueilli plus de 50% de oui, ce qui est loin du seuil des deux tiers prévus par la Constitution du Libéria. Parmi ces réformes proposées par Georges Weah, figurent principalement la réduction de la durée du mandat présidentiel de six à cinq ans et celle des sénateurs de neuf à sept ans.
Le peuple libérien était appelé aux urnes le 8 décembre 2020 pour se prononcer sur les huit amendements constitutionnels présentés par le chef de l’Etat, Georges Weah. 2,5 millions de citoyens ont voté dans ce référendum. Les Libériens ont rejeté les réformes du président qui portent spécialement sur la réduction du mandat présidentiel de six à cinq ans et celui des sénateurs de neuf à sept ans, mais aussi l’autorisation de la double nationalité. Georges Weah estime vouloir mettre un terme au long mandat des élus mais, malgré cette intention positive, le peuple libérien n’a pas approuvé ces changements dans la Constitution de 1986. En effet, beaucoup de citoyens libériens pensent que les réformes constitutionnelles souhaitées par le président de la République sont juste un prétexte pour se frayer un chemin vers un troisième mandat comme c’est le cas avec les chefs d’Etat guinéen Alpha Condé et ivoirien Alassane Ouattara.
Les libériens s’opposent également à la double nationalité car, disent-ils, l’élite « américano-libérienne », dont de nombreux membres sont secrètement citoyens des Etats-Unis, s’empare des richesses du pays pour acheter par la suite des propriétés aux Etats-Unis.
A noter que Georges Weah est à la tête du Libéria depuis 2018. Il n’est pas parvenu à redresser l’économie de ce pays de l’Afrique de l’Ouest marqué par la guerre civile de 1989-2003 et l’épidémie d’Ebola de 2014-2016. Avec la pandémie liée au coronavirus, le Libéria traverse des moments difficiles. C’est pourquoi, le peuple libérien a des doutes sur les vraies intentions du président, unique footballeur ballon d’or dans le continent quant aux réformes constitutionnelles proposées.
AFRIQUE
SÉNÉGAL – Finale sous tension : Le PM Ousmane Sonko critique la gestion marocaine du dossier
Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a vivement réagi à la condamnation de plusieurs supporters sénégalais au Maroc, à la suite de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 disputée le 18 janvier.
Les supporters avaient été interpellés après la rencontre, accusés de violences contre les forces de sécurité marocaines et de dégradations matérielles. Jeudi dernier, un tribunal marocain a prononcé des peines allant de trois mois à un an de prison, assorties d’amendes pouvant atteindre 545 dollars.
S’exprimant devant le Parlement, Ousmane Sonko a estimé que l’affaire « dépasse le cadre du sport », regrettant une escalade qu’il juge disproportionnée entre deux États partenaires. « Pour deux pays qui se considèrent comme amis, les choses n’auraient pas dû aller aussi loin », a-t-il déclaré.
Le chef du gouvernement sénégalais a également affirmé que le traitement réservé aux supporters « ne rend pas honneur » aux relations bilatérales entre Dakar et Rabat. Il a assuré que les autorités sénégalaises ont entrepris toutes les démarches diplomatiques nécessaires en vue d’obtenir leur libération.
En cas d’impasse, le Sénégal pourrait activer un accord bilatéral prévoyant le transfert mutuel de personnes condamnées, permettant aux supporters de purger leur peine sur le sol sénégalais.
Sur le plan sportif, la finale s’était soldée par une victoire du Sénégal (1-0) face au pays hôte, le Maroc. La rencontre avait cependant été émaillée d’incidents ayant conduit à des sanctions disciplinaires visant à la fois des joueurs et des supporters des deux camps.
AFRIQUE
BURKINA FASO – Sept commerçants ghanéens tués dans une attaque au nord
Une attaque attribuée à des groupes jihadistes a coûté la vie à sept commerçants ghanéens dans le nord du Burkina Faso, accentuant les inquiétudes sur la sécurité des échanges transfrontaliers dans la région sahélienne. Les faits se sont produits samedi à Titao, localité régulièrement ciblée par des incursions armées.
Selon le ministre ghanéen de l’Intérieur, Mohammed Mubarak Muntaka, les victimes faisaient partie d’un groupe de 18 commerçants partis s’approvisionner en tomates. D’après son récit livré à une radio locale, les assaillants ont pris d’assaut la ville, isolé les hommes avant d’ouvrir le feu. Les corps auraient ensuite été incendiés avec leur camion, rendant leur identification impossible.
Quatre personnes — trois hommes et une femme — ont survécu malgré des blessures. Les sept autres femmes du groupe sont sorties indemnes de l’attaque.
Les dépouilles ont été inhumées lundi matin sur le sol burkinabè, en présence des survivantes. Les autorités ghanéennes n’ont pas pu dépêcher de représentants sur place en raison du contexte sécuritaire. Le ministre a précisé que les autorités burkinabè avaient repris le contrôle de la zone après plusieurs heures et promis une escorte militaire pour permettre l’évacuation des blessés vers la mission diplomatique ghanéenne à Ouagadougou.
AFRIQUE
SÉNÉGAL – Mort d’un étudiant à l’UCAD : l’État promet toute la lumière
Le décès d’un étudiant sur le campus de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a provoqué une réaction immédiate des autorités sénégalaises. Lundi, le gouvernement a confirmé la mort d’Abdoulaye Ba, inscrit en deuxième année de licence de médecine, survenue dans un contexte d’affrontements liés à une mobilisation autour du paiement des bourses.
Dans un communiqué, l’exécutif évoque des faits d’une particulière gravité et adresse ses condoléances à la famille du disparu, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble de la communauté universitaire. Les autorités assurent vouloir établir avec précision les circonstances ayant conduit au drame.
Le gouvernement appelle par ailleurs les différentes parties à privilégier l’apaisement et le sens des responsabilités. Il promet que les éventuelles fautes seront déterminées dans le cadre des textes en vigueur et annonce des dispositions rapides pour sécuriser l’espace universitaire.
Dans cette optique, une communication officielle est programmée mardi à 16h30 à la Primature. Plusieurs membres du gouvernement, notamment en charge de la Justice, des Forces armées, de l’Intérieur et de l’Enseignement supérieur, doivent y prendre part.
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