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AFRIQUE DU NORD

LIBYE : Le bombardement d’un centre de détention de migrants fait 44 morts.

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Le bombardement aérien contre un centre de détention de migrants dans la banlieue de Tripoli, le mardi 2 juillet 2019 a fait au moins 44 morts et une centaine de blessés.

Le centre de détention abritait environ 600 migrants, en majorité érythréens et soudanais, et deux de ses cinq hangars ont été touchés. Quelque 120 migrants se trouvaient dans le hangar n°3 qui a été touché de plein fouet.

Le drame a provoqué, le lendemain, un tollé international et des appels à une enquête indépendante.  Il s’agit du bilan le plus lourd pour une frappe aérienne ou un bombardement depuis le début de l’offensive terrestre et aérienne lancée par les forces du maréchal Khalifa Haftar il y a trois mois pour s’emparer de la capitale libyenne, où se trouve le gouvernement reconnu par la communauté internationale.

La frappe a été attribuée par le gouvernement d’union nationale (GNA) aux forces rivales de Khalifa Haftar. Lesdites forces rivales ont démenti toute implication dans l’attaque, accusant en retour le GNA de « fomenter un complot » pour leur faire endosser la responsabilité du carnage. Les forces pro-Haftar reconnaissent toutefois avoir visé la zone, mais en usant de frappes de « précision » uniquement contre des sites militaires.

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AFRIQUE

LIBYE – Mort de Seif Al-Islam Kadhafi : une enquête ouverte après des tirs mortels

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La mort de Seif al-Islam Kadhafi, fils de l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, continue de soulever de nombreuses interrogations. Le parquet général de Tripoli a annoncé, mercredi, l’ouverture d’une enquête officielle après la découverte de son corps la veille à Zenten, dans l’ouest de la Libye. Les autorités judiciaires ont confirmé qu’il a été tué par balle.

Dans un communiqué publié sur Facebook, le bureau du procureur précise qu’une équipe composée de magistrats, de médecins légistes et d’experts s’est rendue sur place pour examiner la dépouille. Les premières constatations médico-légales ont établi que la victime avait succombé à des tirs d’arme à feu. Une procédure pénale a été engagée afin d’identifier les auteurs et de déterminer les circonstances exactes du meurtre.

Aucune information n’a, pour l’instant, été communiquée concernant les funérailles de Seif al-Islam Kadhafi. Jusqu’à l’annonce de son décès, sa localisation demeurait inconnue, alimentant de nombreuses spéculations sur son sort.

Figure centrale de l’ancien régime, Seif al-Islam était poursuivi par la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité. Arrêté en 2011 dans le sud du pays, il avait été détenu pendant plusieurs années à Zenten avant d’être condamné à mort en 2015 à l’issue d’un procès controversé, puis libéré dans le cadre d’une loi d’amnistie.

Selon son avocat français, Marcel Ceccaldi, l’ancien héritier présumé du régime aurait été abattu à son domicile par un commando de quatre hommes non identifiés. Cette version n’a, pour l’heure, pas été confirmée par les autorités libyennes.

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Ce décès intervient dans un contexte politique toujours marqué par l’instabilité. Depuis la chute de Mouammar Kadhafi, la Libye reste divisée entre deux centres de pouvoir rivaux : le gouvernement d’unité nationale basé à Tripoli et reconnu par l’ONU, et une administration parallèle à Benghazi, soutenue par le maréchal Khalifa Haftar et ses forces.

À ce stade, ni les autorités de l’ouest ni celles de l’est du pays n’ont officiellement réagi à l’annonce de la mort de Seif al-Islam Kadhafi, laissant planer de nombreuses incertitudes sur les conséquences politiques et sécuritaires de cette affaire.

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AFRIQUE

TUNISIE – Démission de Noureddine Taboubi, l’UGTT face à ses divisions

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En Tunisie, la scène syndicale est secouée par l’annonce de la démission de Noureddine Taboubi, secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), rendue publique le 23 décembre 2025. Si cette décision était largement anticipée en interne, son calendrier soulève de nombreuses interrogations. Elle intervient en effet à moins d’un mois d’une grève générale décrétée par la centrale pour le 21 janvier, sur fond de rupture prolongée du dialogue social avec le gouvernement.

Âgé de 64 ans, Noureddine Taboubi dirigeait l’UGTT depuis 2017. À ce stade, il n’a pas officiellement expliqué les raisons de son départ. Toutefois, plusieurs facteurs politiques et internes permettent d’éclairer ce choix. Ces derniers mois, la centrale syndicale a fait face à une pression politique croissante. Des attaques contre son siège, survenues en août dernier, ainsi que des campagnes de dénigrement sur les réseaux sociaux ont contribué à fragiliser son image et son influence.

Parallèlement, l’UGTT connaît un affaiblissement sur le plan institutionnel. Le dialogue social avec les autorités est rompu depuis plusieurs mois, réduisant la capacité de la centrale à peser sur les décisions économiques et sociales. Cette marginalisation progressive intervient dans un contexte national déjà tendu, marqué par des difficultés économiques et sociales persistantes.

Mais selon plusieurs observateurs, la principale explication de cette démission réside dans les luttes internes au sein de l’UGTT. Une véritable guerre de clans et de succession oppose aujourd’hui différentes tendances. Deux camps se font face : l’un plaide pour l’organisation rapide d’un congrès électif en mars 2026, tandis que l’autre souhaite en repousser la tenue à 2027. Les partisans d’un congrès anticipé critiquent la gouvernance de Noureddine Taboubi, jugée clivante au sein du bureau exécutif et contestée dans certaines structures régionales.

Cette démission, annoncée à la veille d’une mobilisation nationale majeure, risque d’accentuer les divisions internes et de fragiliser davantage la centrale syndicale. Elle pourrait également affecter la capacité de l’UGTT à mobiliser ses bases pour la grève générale prévue le 21 janvier. Une situation qui, selon le politologue Mohamed Dhia Hammami, profite indirectement au pouvoir en place.

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Conformément aux statuts de l’UGTT, la démission de Noureddine Taboubi n’est toutefois pas immédiate. Elle doit être examinée et validée par les instances dirigeantes dans un délai de quinze jours, période durant laquelle le secrétaire général peut encore revenir sur sa décision.

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AFRIQUE

ALGÉRIE – Sahara occidental : Alger mise sur une médiation conforme aux résolutions onusiennes

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L’Algérie a réaffirmé, mardi 18 novembre, sa volonté de soutenir toute médiation entre le Maroc et le Front Polisario dans le dossier du Sahara occidental. Le ministre algérien des Affaires étrangères, Mohammed Attaf, a souligné que seule une discussion directe entre Rabat et le Polisario peut mener à une solution durable, rappelant l’attachement d’Alger au cadre onusien.

Cette déclaration intervient alors que le Maroc a récemment marqué des points diplomatiques, notamment après l’adoption par l’ONU d’une résolution soutenant le plan d’autonomie proposé par Rabat. Malgré cela, Alger souhaite continuer à peser sur le processus, en insistant sur les principes qui guident sa position : maintien du processus politique sous l’égide de l’ONU, dialogue entre les deux parties, définition conjointe d’une solution finale et respect du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.

L’Algérie dit s’appuyer sur les résolutions onusiennes pour promouvoir une solution « durable, juste et définitive » au Sahara occidental.

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