MALI : Le pays sous blocus: la CEDEAO exige “le rétablissement immédiat” du président IBK
La réunion par visioconférence des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), tenue le 20 août 2020, a exigé le retour sans conditions de l’ordre constitutionnel. Par FinancialAfrik
Les chefs d’Etat et du gouvernement condamnent avec la plus grande fermeté “les menaces et les pressions exercées par les militaires putschistes sur le président Ibrahima Boubacar Keita pour le contraindre à annoncer sa démission”. La plus haute instance de la CEDEAO dénie toute légitimité aux “putschistes”, tenus pour responsables individuellement et collectivement de la sûreté et de la sécurité du président IBK et des officiels arrêtés.
En clair, la CEDEAO demande le rétablissement du président déchu dans ses fonctions. En attendant, le Malise voit suspendu de tous les organes de décision de la communauté conformément au protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance et-ce jusqu’au rétablissement de l’ordre constitutionnel.
Parmi les mesures prises, la fermeture de toutes les frontières terrestres et la suspension de toutes les transactions économiques et financières à l’exception des denrées de première nécessité, les médicaments, les produits de lutte contre la covid-19, les produits pétroliers et l’électricité. La CEDEAO invite tous ses partenaires à en faire de même. Un protocole de sanctions contre les militaires putschistes est en cours de rédaction.
A noter que la CEDEAO, soutenue par l’Union Africaine et l’ONU, enverra une mission de médiation, comprenant le président du conseil des ministres de l’UEMOA et le président de la commission avec pour objectif le retour de l’ordre constitutionnel. En parallèle, la force en attente de l’organisation régionale a été priée de monter en puissance.
Source : Par FinancialAfrik
AFRIQUE
ZIMBABWÉ – Le Parlement valide une réforme qui pourrait maintenir Emmerson Mnangagwa au pouvoir jusqu’en 2030
Mercredi, le Sénat du Zimbabwe a approuvé à une écrasante majorité des amendements constitutionnels controversés qui permettraient au président Emmerson Mnangagwa de rester en fonction jusqu’en 2030, apportant ainsi son soutien total à ces modifications après que la Chambre basse les eut déjà approuvées.
Ces amendements comptent parmi les questions politiques les plus controversées du pays, où le Zanu-PF, le parti de Mnangagwa, âgé de 83 ans, détient une large majorité au Parlement et est au pouvoir depuis l’indépendance en 1980. Avec le soutien du Parlement, le projet de loi doit désormais être signé par Mnangagwa pour entrer en vigueur.
La présidente du Sénat, Mabel Chinomona, a déclaré que 75 sénateurs avaient voté pour et quatre contre. Le projet de loi a également été adopté sans difficulté par l’Assemblée nationale le 18 juin, avec 216 voix pour et 42 contre. Cette série de changements radicaux — qualifiée de « coup d’État constitutionnel » par ses détracteurs — comprend une disposition visant à prolonger la durée des mandats présidentiel et parlementaire de cinq à sept ans.
Cela signifie que le dernier des deux mandats de Mnangagwa, limités par la Constitution, serait prolongé jusqu’en 2030. Un autre amendement confère au Parlement le pouvoir de nommer le président, mettant ainsi fin aux élections présidentielles au suffrage direct qui avaient été instaurées en 1987, sept ans après l’indépendance.
L’opposition zimbabwéenne, affaiblie par des années de répression et d’élections entachées d’irrégularités, accuse ces mesures de renforcer l’emprise du Zanu-PF sur le pouvoir dans ce pays riche en ressources naturelles. Les militants qui ont tenté de mobiliser la résistance ont fait état d’actes d’intimidation et de violence, notamment d’arrestations ou d’agressions commises par des agents présumés de l’État.
Les recours judiciaires visant à bloquer ou à invalider la procédure d’amendement ont également échoué. Mnangagwa — surnommé « le Crocodile » en raison de sa cruauté — est arrivé au pouvoir en 2017 à la suite d’un coup d’État soutenu par l’armée qui a renversé Robert Mugabe, alors âgé de 93 ans et au pouvoir depuis 37 ans.
Considéré par certains analystes comme plus autocratique que son prédécesseur, il a été élu pour deux mandats de cinq ans, en 2018 et en 2023. Lorsque le Conseil des ministres a approuvé en février le projet visant à prolonger son mandat, il a déclaré que cela permettrait de « renforcer la stabilité politique et la continuité des politiques afin que les programmes de développement puissent être menés à bien ».
Human Rights Watch a déclaré en mars que les autorités recouraient à la violence et à l’intimidation contre les opposants à ces amendements. « Au cours des derniers mois, la police et des hommes armés non identifiés ont menacé, harcelé et passé à tabac plusieurs personnes opposées au projet d’amendement constitutionnel », a-t-il déclaré dans un communiqué.
FOOTBALL
GHANA – Coupe du monde 2026 : Accra célèbre un nul plein de symbole
À Accra, des centaines de supporters se sont rassemblés pour suivre la rencontre entre le Ghana et l’Angleterre, conclue sur un match nul (0-0) lors de la Coupe du monde.
Malgré l’absence de buts, la prestation des Black Stars a été largement saluée par les supporters, fiers de voir leur équipe rivaliser avec l’une des grandes nations du football mondial. Pour beaucoup, ce résultat dépasse le simple cadre sportif et revêt une dimension symbolique face à l’ancienne puissance coloniale.
« Cela montre que le football évolue. Ce n’est plus celui d’avant. Aujourd’hui, nous avançons, et c’est ça le vrai football », a confié un supporter, Nana Kojo, à l’issue du match.
Sur le plan du jeu, la rencontre a pourtant été dominée par l’Angleterre, qui a largement pris l’initiative avec 19 tirs contre un seul pour le Ghana. Mais les Three Lions ont manqué d’efficacité, incapables de concrétiser leurs nombreuses occasions, notamment en fin de match.
Les deux sélections avaient pourtant bien lancé leur tournoi. Le Ghana s’était imposé (1-0) face au Panama, tandis que l’Angleterre avait dominé la Croatie (4-2). Ce nul relance les enjeux dans le groupe, où aucune équipe n’est encore assurée de la qualification pour les phases à élimination directe.
Historiquement, l’Angleterre restait invaincue face aux sélections africaines en Coupe du monde, une série qui tient toujours, mais qui a été sérieusement bousculée par la solidité défensive ghanéenne.
Les prochains matchs seront décisifs : l’Angleterre affrontera le Panama, tandis que le Ghana croisera la Croatie, avec pour objectif une place en huitièmes de finale. Un cap que les Black Stars n’ont plus franchi depuis leur parcours mémorable jusqu’en quarts de finale en 2010.
Dans le même temps, dans le groupe K, la République démocratique du Congo s’est inclinée (1-0) face à la Colombie, alors que le Portugal a surclassé l’Ouzbékistan (5-0), porté notamment par un doublé de Cristiano Ronaldo.
AFRIQUE
AFRIQUE DU SUD – La peur gagne les migrants face aux violences
L’Afrique du Sud fait face à une recrudescence inquiétante des tensions liées à l’immigration clandestine, sur fond de violences ciblant les ressortissants étrangers. Dans la ville de Pietermaritzburg, la police enquête sur la mort d’un migrant après une agression survenue en marge d’une manifestation anti-immigrés.
La victime, un ressortissant du Malawi âgé de 29 ans, a succombé à ses blessures. Les autorités ont ouvert une enquête pour homicide. Ce drame s’inscrit dans une série d’incidents récents, ayant déjà coûté la vie à au moins deux ressortissants du Mozambique.
La situation s’est brusquement détériorée après la diffusion d’un ultimatum lancé par des groupes citoyens exigeant le départ des migrants en situation irrégulière avant le 30 juin. Bien que dépourvu de toute base légale, cet appel a déclenché un mouvement de panique, poussant des milliers de migrants à quitter précipitamment le pays.
Des ressortissants venus du Nigeria, du Ghana, du Malawi et du Mozambique figurent parmi les plus touchés. Dans des villes comme Durban et Pietermaritzburg, des centaines de familles se sont regroupées dans des centres d’accueil improvisés, dans l’attente d’un rapatriement.
Face à l’urgence, le Malawi a déjà organisé le retour de près de 3 000 de ses ressortissants. De leur côté, les autorités sud-africaines ont renforcé les dispositifs de sécurité pour tenter de contenir les violences et prévenir de nouveaux affrontements à l’approche de l’échéance du 30 juin.
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