MALI : Le pays sous blocus: la CEDEAO exige “le rétablissement immédiat” du président IBK
La réunion par visioconférence des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), tenue le 20 août 2020, a exigé le retour sans conditions de l’ordre constitutionnel. Par FinancialAfrik
Les chefs d’Etat et du gouvernement condamnent avec la plus grande fermeté “les menaces et les pressions exercées par les militaires putschistes sur le président Ibrahima Boubacar Keita pour le contraindre à annoncer sa démission”. La plus haute instance de la CEDEAO dénie toute légitimité aux “putschistes”, tenus pour responsables individuellement et collectivement de la sûreté et de la sécurité du président IBK et des officiels arrêtés.
En clair, la CEDEAO demande le rétablissement du président déchu dans ses fonctions. En attendant, le Malise voit suspendu de tous les organes de décision de la communauté conformément au protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance et-ce jusqu’au rétablissement de l’ordre constitutionnel.
Parmi les mesures prises, la fermeture de toutes les frontières terrestres et la suspension de toutes les transactions économiques et financières à l’exception des denrées de première nécessité, les médicaments, les produits de lutte contre la covid-19, les produits pétroliers et l’électricité. La CEDEAO invite tous ses partenaires à en faire de même. Un protocole de sanctions contre les militaires putschistes est en cours de rédaction.
A noter que la CEDEAO, soutenue par l’Union Africaine et l’ONU, enverra une mission de médiation, comprenant le président du conseil des ministres de l’UEMOA et le président de la commission avec pour objectif le retour de l’ordre constitutionnel. En parallèle, la force en attente de l’organisation régionale a été priée de monter en puissance.
Source : Par FinancialAfrik
FOOTBALL
ETATS UNIS – Mondial 2026 : New York se transforme en machine économique avant l’arrivée des supporters
À quelques jours du lancement de la Coupe du monde de football 2026, New York s’active déjà pour capter les retombées économiques de l’événement. Bien avant le coup d’envoi, la métropole américaine voit affluer les premiers signes d’un boom commercial et touristique.
Dans le quartier emblématique de Times Square, les enseignes spécialisées dans le football enregistrent une hausse notable de la demande. Le magasin Pelé Soccer, figure du secteur, a renforcé ses stocks pour répondre à l’engouement autour des maillots des grandes stars internationales, notamment ceux de Lionel Messi, Cristiano Ronaldo et Kylian Mbappé.
Au-delà du sport, c’est toute l’économie locale qui se met en ordre de bataille. La municipalité, dirigée par Zohran Mamdani, mise sur la restauration pour séduire les visiteurs. Une opération spéciale prévoit des menus à prix fixe dans les cinq arrondissements, une initiative destinée à rendre la ville plus accessible dans un contexte marqué par la hausse du coût de la vie.
Dans des quartiers comme Brooklyn, les restaurateurs anticipent une fréquentation exceptionnelle. Certains établissements, à l’image de Morgan’s Barbecue, adaptent leur offre pour attirer une clientèle internationale en quête d’expériences culinaires locales.
Mais cette effervescence s’accompagne de défis logistiques majeurs. Les autorités s’attendent à une pression accrue sur les transports, notamment si le calendrier du tournoi coïncide avec celui de la National Basketball Association, où les New York Knicks pourraient être engagés en phase finale.
Des dispositifs de sécurité renforcés sont prévus autour des principaux hubs de transport et des axes menant au stade situé dans le New Jersey. Des journées de circulation restreinte pourraient également être instaurées pour fluidifier les déplacements lors des matchs.
Entre opportunités économiques, attractivité touristique et contraintes urbaines, New York s’apprête à devenir l’un des épicentres d’un événement planétaire. Pour la ville, le Mondial ne se joue pas seulement sur les terrains : il se mesure aussi dans sa capacité à absorber, organiser et capitaliser sur l’un des plus grands rendez-vous sportifs au monde.
AFRIQUE
MALI – Les motos dans le viseur de la junte face à la menace djihadiste
Au Mali, les autorités militaires au pouvoir franchissent une nouvelle étape dans leur stratégie de lutte contre l’insécurité. Par décret, elles ont décidé d’interdire l’usage des motos d’une certaine puissance en dehors des centres urbains, une mesure directement liée aux modes opératoires des groupes armés actifs dans le pays.
Selon le texte officiel, la circulation des motos d’une cylindrée égale ou supérieure à 125 cm³ est désormais suspendue sur l’ensemble du territoire, à l’exception de Bamako, des capitales régionales et de certaines agglomérations.
Cette décision intervient dans un contexte marqué par une insurrection djihadiste persistante, qui fragilise le pays sahélien depuis plusieurs années. Dans de vastes zones rurales, les motos sont devenues un outil stratégique pour les groupes armés, leur permettant de se déplacer rapidement, d’échapper aux forces de sécurité et de mener des attaques éclairs.
En ciblant ce moyen de transport, les autorités cherchent à limiter la mobilité de ces groupes et à réduire leur capacité d’action. Mais la mesure ne se limite pas à la circulation : elle s’accompagne également d’une interdiction nationale de l’importation, de la vente, du transit et même de la distribution gratuite de ces motos, ainsi que de leurs accessoires.
Si cette stratégie s’inscrit dans une logique sécuritaire, elle soulève néanmoins des interrogations quant à ses répercussions sur les populations civiles. Dans de nombreuses régions du Mali, la moto constitue en effet un moyen de transport essentiel, notamment dans les zones rurales où les infrastructures sont limitées.
Entre impératif de sécurité et contraintes socio-économiques, cette décision illustre les dilemmes auxquels sont confrontées les autorités maliennes dans leur lutte contre une menace diffuse et mobile. Reste à savoir si cette restriction permettra réellement de freiner les groupes armés, ou si elle accentuera les difficultés du quotidien pour une population déjà éprouvée par la crise.
AFRIQUE
SÉNÉGAL – Centenaire de Wade : Le président Diomaye Faye prône l’unité dans un climat tendu
Le président Bassirou Diomaye Faye a présidé la cérémonie marquant le centenaire de Abdoulaye Wade, dans un contexte politique particulièrement sensible. Derrière l’hommage rendu à une figure majeure de l’ héritage politique nationale, le discours du chef de l’État a pris des allures de réponse indirecte aux critiques émanant de Pastef, qui l’accuse de « trahison » après son refus d’intégrer le nouveau gouvernement.
Devant une délégation du Parti démocratique sénégalais (PDS), reçue en amont de la cérémonie, le président a salué l’héritage politique de Wade, tout en insistant sur les valeurs de coexistence démocratique. « On peut s’opposer sans se déchirer et se succéder sans se détruire », a-t-il déclaré, appelant à dépasser les clivages politiques au nom de la stabilité nationale.
Dans un contexte marqué par la recomposition du paysage politique, consécutive à la formation d’un nouveau gouvernement boycotté par Ousmane Sonko et ses partisans, le chef de l’État a également défendu une posture de retenue et de responsabilité. « La patience est une forme de courage », a-t-il affirmé, dans une déclaration interprétée comme un message à ses opposants.
En évoquant la figure de Abdoulaye Wade, décrit comme « un homme de combat, sans rancune et jamais prisonnier du pouvoir », Bassirou Diomaye Faye a tenté de projeter une vision de la politique fondée sur le dépassement des intérêts partisans. Il a notamment insisté sur la nécessité de ne pas sacrifier « la primauté de la patrie » au profit des fidélités politiques, une position qui fait écho au choix de certains responsables de rester au sein de l’exécutif.
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