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MAURITANIE

MAURITANIE : ONE PLANET SUMMIT : La « grande muraille verte » est, selon le Président Mohamed Ould El-Ghazaouani, une excellente opportunité pour une relance économique post-covid

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Le président de la République de Mauritanie, Mohamed Ould El-Ghazouani, a pris part au One Planet Summit 2021 qui s’est tenu lundi à Paris. Le chef de l’Etat mauritanien a mis l’accent sur les bons résultats obtenus grâce à la mise en œuvre de la « grande muraille verte » et son impact positif sur les populations. Il estime qu’elle joue un grand rôle dans la relance économique des pays concernés par le projet et dont les économies ont été mises à terre par la pandémie du coronavirus.

Le Président Mohamed Ould El-Ghazouani, a participé à la 4ème édition du One Planet Summit de Paris. Le thème de cette année axé sur la biodiversité est une excellente occasion pour le chef de l’Etat mauritanien de plaider en faveur de la « grande muraille verte » qui est un vrai poumon vert destiné à freiner l’avancée du désert. « L’agro-écologie représente un enjeu majeur pour nos pays sahélo-sahéliens et c’est précisément pour mettre en œuvre des solutions intégrées qui répondent à la fois à l’enjeu écologique et socio-économique que nous avons, sur la base d’une vision nouvelle pour un développement rural durable, créé l’initiative de la grande muraille verte », a-t-il déclaré avant d’ajouté : « Cette approche multidimensionnelle a déjà montré de bons résultats là où elle a été mise en œuvre. Elle constitue de ce fait une excellente opportunité pour une relance économique post-covid en milieu rural. Cette relance outre les effets positifs qu’elle aura sur les conditions de vie des populations déjà éprouvées par la crise ou par les crises sanitaires nous permettra d’accélérer les progrès dans la réalisation des objectifs de développements durables et ceux de l’Accord de Paris sur le climat et contribuera au maintien de la santé des écosystèmes à la prévention de la Covid-19 ».

Le Président Emmanuel Macron a également vanté les mérites de la « grande muraille verte » dans la lutte contre le changement climatique. A en croire le chef de l’Etat français, la grande muraille verte c’est « 100 millions d’hectares restaurés, 10 millions d’emplois créés, 250 millions de tonnes de carbone séquestrées ». « C’est aussi par cette initiative la capacité pour l’Afrique à montrer qu’elle est un acteur de la lutte contre le réchauffement climatique« , a-t-il déclaré, annonçant que le One Planet Summit a dégagé une enveloppe de 14,3 milliards de dollars pour le projet. « La Grande muraille verte est une initiative africaine pour verdir le Sahel. C’est une chance pour l’écologie, pour la biodiversité, pour l’agriculture et les populations. Pour accélérer, nous, acteurs du #OnePlanetSummit, nous engageons en mobilisant 14,3 milliards de dollars », a-t-il annoncé.

« La crise liée à l’épidémie de Covid-19 nous conforte dans nos convictions : nous devons construire une société et une économie plus résilientes et plus vertueuses pour mieux absorber les chocs externes, qu’ils soient sanitaires ou écologiques », estiment les initiateurs. Face à l’urgence climatique et à la dégradation de la biodiversité, l’engagement des seuls décideurs politiques ne suffit pas. Le changement de paradigme nécessaire dans tous les secteurs doit passer, selon eux, par l’intégration des critères climatiques et environnementaux au cœur des modèles économiques. Les partenariats multi-acteurs – ou coalitions One Planet – sont donc fondamentaux afin de casser les silos et mettre en œuvre la transition bas-carbone. Pour engager un changement d’échelle dans la transition écologique, le One Planet Summit promeut les solutions en faveur de l’environnement et du climat allant de pair avec l’emploi, l’innovation et la création d’opportunités économiques pour tous.

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AFRIQUE

MAURITANIE – Après le rapport d’enquête sur les incendies, le gouvernement remet sa démission

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Le Premier ministre mauritanien, Mokhtar Ould Ndiay, a remis ce vendredi 9 octobre la démission de son gouvernement au président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. Cette décision intervient dans un contexte marqué par la publication des conclusions d’une enquête sur les incendies qui ont touché deux postes de transformation électrique à Nouakchott en août dernier.

D’après un communiqué de la présidence mauritanienne, le chef du gouvernement a été reçu au palais présidentiel, où il lui a officiellement présenté la démission de son équipe. Les autorités n’ont toutefois fourni aucune explication détaillée sur les raisons de cette décision, ni précisé le calendrier des prochaines étapes pour la formation d’un nouvel exécutif.

Cette démission intervient au lendemain de la remise au chef de l’État du rapport de la commission d’enquête indépendante chargée d’établir les circonstances des incendies survenus à la mi-août dans deux installations de la Société mauritanienne d’électricité (SOMELEC). Selon la presse locale, le président avait rencontré jeudi le Premier ministre ainsi que le président et les membres de cette commission avant de prendre connaissance des conclusions de leurs travaux.

Le document comprendrait plusieurs recommandations relatives à l’adoption de mesures administratives et juridiques, ainsi qu’à l’identification des responsabilités dans ces incidents. Aucun lien de causalité entre les conclusions de l’enquête et la démission du gouvernement n’a cependant été officiellement établi.

L’équipe dirigée par Mokhtar Ould Ndiay avait été constituée au début du mois d’août 2024, à la suite du lancement du second mandat présidentiel de Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. Durant ses quelque deux années d’exercice, elle a connu deux remaniements ministériels.

Nommé à la primature en août 2024, Mokhtar Ould Ndiay est le troisième chef du gouvernement désigné par Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani depuis son arrivée au pouvoir en 2019. Il avait succédé à Mohamed Ould Bilal, qui avait lui-même pris la relève d’Ismaïl Ould Bedda Ould Cheikh Sidiya. La suite du processus politique dépend désormais des décisions du président concernant la composition de la prochaine équipe gouvernementale.

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AFRIQUE

MAURITANIE – Le troisième mandat de Mohamed Ould Ghazouani s’invite déjà dans le débat politique

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En Mauritanie, la perspective d’un éventuel troisième mandat pour le président Mohamed Ould Ghazouani commence à s’imposer dans le débat politique, alors même que l’échéance présidentielle de 2029 reste encore éloignée. Dans la majorité comme dans l’opposition, les premières prises de position révèlent déjà un désaccord profond sur l’avenir institutionnel du pays.

Ces dernières semaines, plusieurs soutiens du chef de l’État ont publiquement évoqué la possibilité de prolonger son maintien au pouvoir. Le débat s’est notamment intensifié à Kiffa, dans l’est de la Mauritanie, où des rassemblements et activités politiques ont donné une nouvelle visibilité aux partisans d’une continuité de l’actuel pouvoir.

Pour les défenseurs de cette option, le bilan de Mohamed Ould Ghazouani justifierait la poursuite de son action à la tête du pays. Ils estiment que les résultats obtenus depuis son arrivée au pouvoir pourraient constituer un argument en faveur d’une nouvelle candidature.

Mais cette perspective se heurte directement aux dispositions actuelles de la Constitution mauritanienne, qui plafonne à deux le nombre de mandats présidentiels. Élu une première fois en 2019, Mohamed Ould Ghazouani a été reconduit en 2024 pour un second mandat.

Au sein même de la majorité, la question ne fait cependant pas l’unanimité. Abdallah Hormattallah considère qu’il est encore trop tôt pour ouvrir officiellement le débat sur l’échéance de 2029, le président étant toujours engagé dans son deuxième mandat. Il reconnaît néanmoins qu’une éventuelle évolution du cadre constitutionnel pourrait être discutée si elle émanait des acteurs politiques et suivait les procédures prévues par les institutions.

Cette ouverture prudente suffit à raviver les inquiétudes de l’opposition. Pour Biram Dah Abeid, arrivé deuxième lors de la présidentielle de 2024, toute modification destinée à permettre à Mohamed Ould Ghazouani de briguer un troisième mandat constituerait une remise en cause de la Constitution.

L’opposant dénonce particulièrement le fait que des responsables ou personnalités proches du pouvoir puissent désormais défendre publiquement cette perspective. Il appelle le chef de l’État à respecter les limites constitutionnelles et à ne pas chercher à modifier les règles pour prolonger son pouvoir.

Le débat est d’autant plus sensible que Mohamed Ould Ghazouani avait lui-même affirmé qu’il ne prendrait pas de décision contraire à la Constitution. Cette déclaration constitue désormais un point de référence pour ses opposants, qui attendent de voir si le président maintiendra cette position jusqu’à la fin de son second mandat.

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AFRIQUE

CÔTE D’IVOIRE /MAURITANIE – Alassane Ouattara et Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani renforcent leur coopération

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Le président ivoirien Alassane Ouattara s’est entretenu, ce mardi 11 août 2026, avec son homologue mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, en visite d’amitié et de travail de 24 heures en Côte d’Ivoire.

Les deux dirigeants ont passé en revue l’état des relations bilatérales entre Abidjan et Nouakchott, ainsi que les perspectives de leur renforcement dans plusieurs domaines d’intérêt commun.

Les échanges ont également porté sur les principales questions régionales, avec un accent particulier sur les enjeux de paix et de sécurité en Afrique de l’Ouest. Les deux chefs d’État ont notamment évoqué la nécessité de consolider la coopération entre les pays de la région face aux défis sécuritaires.

Cette rencontre intervient dans un contexte ouest-africain marqué par de profondes mutations géopolitiques et sécuritaires. Elle témoigne de la volonté de la Côte d’Ivoire et de la Mauritanie de maintenir un dialogue étroit et de renforcer leur coordination sur les questions régionales.

Au terme de cette visite de 24 heures, Abidjan et Nouakchott entendent ainsi donner un nouvel élan à leur partenariat, aussi bien sur le plan bilatéral que dans le cadre des initiatives visant à préserver la stabilité en Afrique de l’Ouest.

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