AFRIQUE AUSTRALE
MOZAMBIQUE – L’opposant Daviz Simango est décédé
L’opposant mozambicain Daviz Simango est mort à l’âge de 57 ans. L’annonce a été faite, lundi 22 février 2021, par sa famille. Bourgmestre de la ville de Beira, plusieurs fois touchée par des cyclones, il était connu pour son engagement dans la lutte contre le réchauffement climatique.
Le Mozambique a perdu l’un de ses principaux opposants. Daviz Simango est décédé, selon son frère Lutero Simango, dans un hôpital d’Afrique du Sud, où il avait été transféré la semaine dernière. Toutefois, aucun détail n’a été divulgué sur sa maladie.
Daviz Simango était maire de Beira, la deuxième plus grande ville du pays qui compte quelque 500 000 habitants, depuis 2003. Il a été membre du plus grand parti d’opposition du pays, l’ancien groupe rebelle Renamo. Il a quitté cette formation politique pour créer, en 2009, son propre parti, le Mouvement démocratique du Mozambique (MDM).
Il a été plusieurs fois réélu au poste de maire mais n’a jamais dépassé la troisième position à l’élection présidentielle. Ce fut le cas en 2009, 2014 et 2019. Daviz Simango était le fils d’un des fondateurs du Front de libération du Mozambique (Frelimo), qui s’est battu contre la puissance coloniale portugaise.
Beira est une ville portuaire située en dessous du niveau de la mer. Aussi, David Simango s’est-il battu, en tant que maire, contre les effets du changement climatique et la montée des eaux. En effet, deux cyclones ont ravagé la côte mozambicaine en 2019. Une grande partie de la ville de Beira a été dévastée. Plus de 600 personnes ont été tuées et des centaines de milliers de gens se sont retrouvés sans abri.
AFRIQUE
AFRIQUE DU SUD – Pretoria déploie l’armée face à la montée du crime organisé
L’Afrique du Sud s’apprête à intensifier sa lutte contre l’insécurité à travers un vaste dispositif de déploiement de forces de sécurité dans les zones les plus sensibles du pays. Cette initiative vise à combattre la criminalité organisée, l’exploitation minière illégale ainsi que la violence des gangs.
Dans la région du Cap-Occidental, environ 500 membres des forces combinées — armée, police nationale et forces locales du Cap — ont participé à un défilé marquant le lancement de cette opération, à la veille d’un déploiement prévu pour une durée d’un an. « Nos familles souffrent depuis trop longtemps. Nous allons ramener la paix, nous allons ramener l’unité », a déclaré la députée sud-africaine Dereleen James, exprimant la détermination des autorités à restaurer la sécurité dans ces territoires.
Au total, ce sont près de 2 200 soldats qui doivent être déployés dans cinq provinces sur les neuf que compte le pays, conformément à un plan présenté au Parlement à la mi-février. Une partie de ces effectifs est déjà à l’œuvre dans la province du Gauteng, notamment autour de Johannesburg, où les activités criminelles liées à l’exploitation minière illégale sont particulièrement préoccupantes. Cependant, cette stratégie ne fait pas l’unanimité. Des experts et des figures de l’opposition critiquent le recours à l’armée, estimant que les soldats ne disposent pas des compétences spécifiques requises pour des missions de maintien de l’ordre, traditionnellement dévolues à la police.
De son côté, la police nationale met en avant une approche coordonnée et fondée sur le renseignement. « Nous ciblons les réseaux d’exploitation minière illicite, la violence des gangs et le crime organisé à grande échelle », a expliqué la lieutenante-générale Tebello Mosikili lors d’une déclaration au Cap. Le président Cyril Ramaphosa a, quant à lui, qualifié le crime organisé de « menace la plus immédiate » pour le pays. L’Afrique du Sud demeure en effet confrontée à une criminalité endémique, avec l’un des taux d’homicide les plus élevés au monde, dépassant les 60 meurtres par jour.
AFRIQUE
AFRIQUE DU SUD – Mémoire coloniale : Pretoria réinhume ses ancêtres rapatriés d’Europe
L’Afrique du Sud a franchi une nouvelle étape dans son processus de réappropriation historique avec la réinhumation de restes humains issus des communautés Khoï et San, longtemps conservés en Europe à des fins scientifiques. Cette cérémonie, organisée à Steinkopf, s’inscrit dans une dynamique continentale de restitution du patrimoine humain et culturel. Au total, 63 dépouilles ont été rapatriées après avoir été exhumées entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle, à une période marquée par les pratiques coloniales d’appropriation des corps africains. Une partie de ces restes était conservée au Musée Hunterian de l’université de Glasgow, tandis que d’autres se trouvaient au Musée Iziko.
La cérémonie de réinhumation, empreinte de solennité, a réuni autorités publiques, représentants culturels et chefs traditionnels. Elle marque l’aboutissement d’un processus diplomatique engagé en 2022 entre les autorités sud-africaines et les institutions détentrices de ces restes. Présent lors de l’événement, Cyril Ramaphosa a inscrit cette restitution dans une logique de réparation historique. Il a dénoncé les pratiques scientifiques du passé qui avaient réduit des êtres humains à de simples objets d’étude, appelant à une reconnaissance plus large des injustices subies durant la période coloniale.
Au-delà du geste symbolique, cette initiative relance le débat sur la responsabilité des anciennes puissances coloniales. Le chef de l’État sud-africain a exhorté les pays européens à aller plus loin, en reconnaissant les violences historiques et en ouvrant la voie à des mécanismes de réparation, y compris financiers. Considérés comme les premiers habitants d’Afrique australe, les Khoï et les San ont longtemps subi marginalisation et violences, notamment lors de la colonisation européenne. Leur réinhumation sur leurs terres d’origine apparaît ainsi comme un acte de justice mémorielle, mais aussi comme une affirmation de la dignité et de la souveraineté culturelle africaine.
AFRIQUE
L’ Afrique du Sud et le Brésil renforcent leur coopération en matière de défense et d’aviation
Le président du Brésil, Luiz Inácio Lula da Silva, a appelé ce 9 mars son homologue de l’Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa, à intensifier la coopération entre les deux pays dans le domaine de la défense. Cette initiative intervient dans un contexte international marqué par des tensions croissantes et par ce que le dirigeant brésilien a évoqué comme un risque potentiel d’« invasion » étrangère.
Selon les autorités des deux pays, ce partenariat devrait permettre de stimuler la collaboration dans plusieurs secteurs clés, notamment la recherche militaire, la production d’équipements de défense et le développement de technologies aéronautiques. L’objectif est également de favoriser le transfert de compétences et le partage d’expertise entre les industries de défense brésiliennes et sud-africaines. Le Brésil dispose déjà d’une industrie aéronautique reconnue à l’échelle internationale, notamment grâce au constructeur Embraer, spécialisé dans la fabrication d’avions civils et militaires. De son côté, l’Afrique du Sud possède une solide expérience dans la production d’équipements militaires et dans les technologies de défense développées par plusieurs entreprises locales.
Cette coopération pourrait également s’inscrire dans le cadre plus large des partenariats stratégiques entre pays du Sud et des initiatives portées par le groupe des BRICS, dont les deux nations sont membres. Au-delà de la dimension industrielle, ce rapprochement vise à renforcer les relations diplomatiques et économiques entre Brasília et Pretoria, tout en consolidant leur autonomie stratégique dans des secteurs jugés sensibles comme la sécurité et l’aéronautique.
Cette nouvelle dynamique pourrait ouvrir la voie à des programmes conjoints de formation, à des projets de développement d’avions ou de systèmes de défense, ainsi qu’à une coopération accrue dans les opérations de sécurité et de maintien de la paix sur le continent africain et en Amérique du Sud.
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