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AFRIQUE DE L’OUEST

NIGER – Une potentielle intervention militaire de la CEDEAO toujours en stand-by

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La junte nigérienne a accusé, samedi 10 septembre 2023 , la France de préparer une agression, expliquant que Paris « continue de déployer ses forces dans plusieurs pays de la Cédéao ». « Nous ne reconnaissons aucune légitimité aux déclarations des putschistes », a répondu Emmanuel Macron depuis le sommet du G20 en Inde. Au sein de la Cédéao, l’éventuelle intervention militaire contre les auteurs du coup d’État de fin juillet à Niamey reste une éventualité, même si visiblement, on ne se presse pas.

Le bateau devant transporter les troupes sénégalaises et d’autres pour participer à une éventuelle intervention militaire contre la junte nigérienne aurait dû accoster depuis quelques jours au port de Cotonou. Mais ce n’est pas le cas. Un interlocuteur au sein de la présidence de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) commente : « Il y a encore des réglages à faire. »

En réalité, d’après nos informations, les troupes sénégalaises sont prêtes, mais attendent la décision des politiques. Certains s’interrogent : le président Macky Sall a-t-il changé d’opinion sur la question ?

Le Ghana a également accepté de fournir des troupes. Elles sont prêtes, même si des observateurs s’interrogent : ce pays rencontrant d’énormes difficultés économiques, a-t-il vraiment les moyens de financer le départ de ses militaires au front ?

Reste le Nigeria. Le président Bola Tinubu, au début, était le plus décidé à rétablir par la force l’ordre constitutionnel au Niger s’il le fallait. Abuja est la locomotive d’une éventuelle intervention militaire. Mais depuis quelques semaines, sur le sujet, le Nigeria fait un pas en avant puis un pas en arrière.

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Rappelons que fin août, et pour la première fois depuis le début de la crise au Niger, le président du Nigeria et actuel chef de la Cédéao évoquait la possibilité d’une transition « si le pouvoir militaire [en place à Niamey] se montre sincère ». Des propos retranscrits dans un communiqué le 30 août par la présidence nigériane et démentis par la Cédéao a dû démentir l’idée d’un « calendrier de transition », Et ce, alors que le Nigeria est considéré depuis le début comme l’un des moteurs d’une potentielle intervention militaire au Niger.

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AFRIQUE

BURKINA FASO – Sept commerçants ghanéens tués dans une attaque au nord

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Une attaque attribuée à des groupes jihadistes a coûté la vie à sept commerçants ghanéens dans le nord du Burkina Faso, accentuant les inquiétudes sur la sécurité des échanges transfrontaliers dans la région sahélienne. Les faits se sont produits samedi à Titao, localité régulièrement ciblée par des incursions armées.

Selon le ministre ghanéen de l’Intérieur, Mohammed Mubarak Muntaka, les victimes faisaient partie d’un groupe de 18 commerçants partis s’approvisionner en tomates. D’après son récit livré à une radio locale, les assaillants ont pris d’assaut la ville, isolé les hommes avant d’ouvrir le feu. Les corps auraient ensuite été incendiés avec leur camion, rendant leur identification impossible.

Quatre personnes — trois hommes et une femme — ont survécu malgré des blessures. Les sept autres femmes du groupe sont sorties indemnes de l’attaque.

Les dépouilles ont été inhumées lundi matin sur le sol burkinabè, en présence des survivantes. Les autorités ghanéennes n’ont pas pu dépêcher de représentants sur place en raison du contexte sécuritaire. Le ministre a précisé que les autorités burkinabè avaient repris le contrôle de la zone après plusieurs heures et promis une escorte militaire pour permettre l’évacuation des blessés vers la mission diplomatique ghanéenne à Ouagadougou.

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Mort d’un étudiant à l’UCAD : l’État promet toute la lumière

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Le décès d’un étudiant sur le campus de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a provoqué une réaction immédiate des autorités sénégalaises. Lundi, le gouvernement a confirmé la mort d’Abdoulaye Ba, inscrit en deuxième année de licence de médecine, survenue dans un contexte d’affrontements liés à une mobilisation autour du paiement des bourses.

Dans un communiqué, l’exécutif évoque des faits d’une particulière gravité et adresse ses condoléances à la famille du disparu, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble de la communauté universitaire. Les autorités assurent vouloir établir avec précision les circonstances ayant conduit au drame.

Le gouvernement appelle par ailleurs les différentes parties à privilégier l’apaisement et le sens des responsabilités. Il promet que les éventuelles fautes seront déterminées dans le cadre des textes en vigueur et annonce des dispositions rapides pour sécuriser l’espace universitaire.

Dans cette optique, une communication officielle est programmée mardi à 16h30 à la Primature. Plusieurs membres du gouvernement, notamment en charge de la Justice, des Forces armées, de l’Intérieur et de l’Enseignement supérieur, doivent y prendre part.

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AFRIQUE DE L’OUEST

MALI – Moussa Mara débouté en appel, la défense annonce un nouveau recours

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La confirmation en appel de la condamnation de l’ancien Premier ministre Moussa Mara marque une nouvelle étape dans la relation tendue entre les autorités maliennes et les voix critiques. Lundi, la juridiction saisie a décidé de maintenir la peine prononcée en première instance contre l’ex-chef du gouvernement.

Ancien locataire de la primature entre 2014 et 2015, Moussa Mara était poursuivi pour avoir, selon l’accusation, affaibli la crédibilité des institutions et remis en cause l’autorité de l’État. En cause notamment, des prises de parole publiques et des messages diffusés sur les réseaux sociaux après des échanges avec des détenus présentés comme des prisonniers politiques, auxquels il avait assuré que leurs situations seraient examinées.

Écroué depuis le 1er août, il voit donc sa sanction confirmée : deux années d’emprisonnement, dont douze mois assortis du sursis, ainsi qu’une amende de 500 000 francs CFA. Cette décision laisse désormais la voie d’un pourvoi devant la Cour suprême, option étudiée par ses conseils.

Son avocat, Mountaga Tall, a fait savoir que la bataille judiciaire n’était pas terminée, estimant que d’autres recours restaient possibles pour contester le jugement.

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