AFRIQUE
OUGANDA – Réélection de Museveni : l’opposant Bobi Wine disparaît de la scène publique
En Ouganda, la disparition de Bobi Wine du paysage public illustre une fois de plus la fragilité de l’espace démocratique après une élection contestée. Réélu pour un septième mandat consécutif, Yoweri Museveni consolide son pouvoir tandis que son principal opposant affirme vivre caché, aidé par de simples citoyens déterminés à le protéger.
Dans un entretien accordé à l’AFP, Bobi Wine se défend de toute provocation, estimant que se présenter face au fils du président ne saurait constituer un crime. Il fait allusion aux propos menaçants attribués à Muhoozi Kainerugaba, héritier présumé du régime, rapidement effacés après avoir suscité l’indignation. Pour l’opposant, ces signaux confirment un climat de danger permanent.
Ce n’est pas la première fois que le leader de la National Unity Platform se retrouve sous pression. Après la présidentielle de 2021, il avait été placé en résidence surveillée. Cette fois, il affirme avoir pris les devants en se soustrayant à toute surveillance officielle, préférant la clandestinité à une nouvelle détention arbitraire.
Malgré les accusations d’irrégularités électorales formulées par des observateurs nationaux et internationaux, la victoire écrasante de Museveni — crédité de 72 % des suffrages — n’a pas été remise en cause par les autorités. Le chef de l’État rejette toute critique, qualifiant régulièrement ses adversaires politiques de fauteurs de troubles, voire de terroristes.
À Kampala, la routine quotidienne a repris, comme si la séquence électorale n’avait été qu’un épisode de plus dans une longue histoire de répression politique. Au fil des décennies, l’usage d’un discours sécuritaire est devenu un outil central pour neutraliser l’opposition et étouffer toute contestation durable. Après trente-huit ans au pouvoir, Museveni continue d’imposer un ordre politique où la dissidence se paie par le silence ou la disparition.
AFRIQUE
SOMALIE – L’Égypte déploie ses troupes au sein de la mission africaine
À Mogadiscio, un nouveau contingent égyptien a été officiellement déployé pour prendre part à la mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM). La cérémonie marquant cette étape s’est déroulée en présence du président somalien, Hassan Sheikh Mohamud, et du ministre égyptien de la Défense, le général Abdel Meguid Saqr, aux côtés de plusieurs hauts responsables militaires des deux pays.
Cet engagement vient renforcer la coopération sécuritaire entre Le Caire et Mogadiscio, dans un contexte où les autorités somaliennes poursuivent leurs efforts pour consolider la stabilité du territoire face aux défis persistants en matière de sécurité.
Avant leur déploiement, les troupes égyptiennes ont bénéficié d’un cycle complet de préparation. Selon les responsables militaires, cette formation a permis d’atteindre un niveau élevé de disponibilité opérationnelle, conforme aux standards exigés pour les missions de maintien de la paix sur le continent.
Des démonstrations organisées sur le terrain ont mis en avant la capacité des unités à évoluer dans des environnements variés. Les exercices ont notamment porté sur la mobilité, la coordination tactique et l’utilisation de véhicules et d’équipements adaptés aux réalités du théâtre somalien. Les autorités ont souligné que ces aptitudes seront essentielles pour répondre efficacement aux impératifs sécuritaires.
Le commandement militaire a confirmé que le contingent est prêt à exécuter les tâches qui lui seront confiées sous l’égide de l’Union africaine. La participation égyptienne est présentée comme un appui supplémentaire aux efforts du gouvernement somalien visant à renforcer l’autorité de l’État, la protection des populations civiles et la restauration durable de la paix.
Pour les autorités des deux pays, cette présence traduit également une volonté commune de consolider l’unité nationale et de défendre la souveraineté de la Somalie, tout en contribuant à la lutte régionale contre l’instabilité.
AFRIQUE
SÉNÉGAL – Mort d’un étudiant à l’UCAD : l’État promet toute la lumière
Le décès d’un étudiant sur le campus de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a provoqué une réaction immédiate des autorités sénégalaises. Lundi, le gouvernement a confirmé la mort d’Abdoulaye Ba, inscrit en deuxième année de licence de médecine, survenue dans un contexte d’affrontements liés à une mobilisation autour du paiement des bourses.
Dans un communiqué, l’exécutif évoque des faits d’une particulière gravité et adresse ses condoléances à la famille du disparu, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble de la communauté universitaire. Les autorités assurent vouloir établir avec précision les circonstances ayant conduit au drame.
Le gouvernement appelle par ailleurs les différentes parties à privilégier l’apaisement et le sens des responsabilités. Il promet que les éventuelles fautes seront déterminées dans le cadre des textes en vigueur et annonce des dispositions rapides pour sécuriser l’espace universitaire.
Dans cette optique, une communication officielle est programmée mardi à 16h30 à la Primature. Plusieurs membres du gouvernement, notamment en charge de la Justice, des Forces armées, de l’Intérieur et de l’Enseignement supérieur, doivent y prendre part.
AFRIQUE
BOTSWANA – la chute du diamant pousse l’État vers un tour de vis fiscal
La contraction du marché du diamant pousse le Botswana à revoir ses équilibres financiers. Face à l’érosion des recettes tirées de sa principale richesse minière, le gouvernement prépare un ajustement fiscal qui pourrait se traduire par une hausse des impôts.
La diminution des ventes a creusé les comptes publics, plaçant les autorités devant la nécessité de mobiliser d’autres sources de revenus pour préserver la trajectoire macroéconomique. Parmi les premiers producteurs mondiaux de pierres précieuses, le pays reste étroitement tributaire de cette manne, ce qui l’expose directement aux cycles de la demande internationale.
Dans ce contexte, l’exécutif étudie différentes options afin de consolider le budget de l’État. Si les paramètres précis des futures mesures n’ont pas été rendus publics, elles devraient s’intégrer dans un programme plus large destiné à renforcer la résilience économique et à réduire la dépendance au diamant.
Pour Gaborone, l’enjeu dépasse la seule question fiscale. Il s’agit aussi d’amorcer une transformation du modèle de développement afin d’ouvrir la voie à de nouveaux relais de croissance, moins sensibles aux turbulences des marchés mondiaux.
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