Connect with us

AFRIQUE DE L’OUEST

SENEGAL : Barthélémy Dias à Macky Sall : « Il est hors de question pour nous de dialoguer »;

Publie

le

<strong>Le président de la République, Macky Sall a invité, samedi 02 août dernier, la classe politique à une évaluation des dernières élections législatives pour « modifier les imperfections » du système électoral. </strong>

Le président avait ainsi lancé un appel au dialogue. Barthélémy Dias, à l’instar des libéraux, pose une condition pour les retrouvailles autour du Président de la République pour un quelconque dialogue : la libération pure et simple du député Khalifa Sall.

«Il est hors de question pour nous de dialoguer avec des conditions de chantage. Le dialogue, pour ce qui nous concerne, c’est-à-dire ceux qui se sont aujourd’hui battus autour de Khalifa Sall, ne se fera qu’à la condition que la prise d’otage qui est exercée sur Khalifa Sall, cesse. Qu’on libère d’abord Khalifa Sall. Ensuite, nous pourrons nous asseoir et discuter de façon objective, constructive et concrète. Mais, on ne peut pas accepter de discuter dans un contexte de prise d’otage et de chantage », a précisé le maire de Sacre cœur/Mermoz dans un entretien accordé à Seneweb.

Qui dit, d’ailleurs, prendre cette invitation avec des pincettes. « À titre personnel, je ne considère pas cet appel du président Macky Sall comme un appel sérieux. Maintenant, je pense que la République est au-dessus de nous, nous avons comme responsabilité en tant qu’acteurs politiques d’être des personnes civilisées. Je crois que nous ne pouvons pas prétendre vouloir diriger le Sénégal et refuser de discuter. Mais, il est hors de question, pour nous, de discuter, d’échanger avec l’actuel régime dans des conditions de chantage et de prise d’otage ! Si Khalifa Sall n’est pas libéré, nous ne prendrons part à un quelconque dialogue, qu’il soit sincère ou pas ! », renchérit-il.

Pour le maire Dias, Khalifa Sall est pris en otage. « Et il y a assez de preuves qui le confirment », ajoute-t-il.

Advertisement

Source : Dakar Matin.

Continuer la lecture
Advertisement
Cliquez ici pour commenter

Laisser un commentaire

AFRIQUE

SÉNÉGAL – Grève des enseignants : Un accord met fin à la crise dans l’éducation

Publie

le

La crise scolaire connaît un tournant décisif au Sénégal. Après plusieurs jours de négociations, le Gouvernement et le G7 des syndicats de l’éducation ont signé, ce jeudi 16 avril 2026, un protocole d’accord à la Primature du Sénégal, mettant ainsi fin aux tensions qui secouaient le secteur.

Ce compromis a été conclu en présence du Premier ministre, érigé en garant de l’application des engagements pris, traduisant une volonté politique affirmée de restaurer durablement la stabilité du système éducatif.

Le G7, qui regroupe notamment le CUSEMS, le SAEMSS, le SELS, l’UDEN, le SNELAS/FC et le SIENS, a obtenu des avancées sur plusieurs points de revendication majeurs. Les deux parties ont réaffirmé leur engagement à renforcer le dialogue social, considéré comme un levier essentiel pour prévenir de nouvelles crises. L’objectif affiché est clair : consolider la stabilité du système éducatif tout en poursuivant son amélioration structurelle.

Toutefois, certaines revendications n’ayant pas encore abouti à un consensus ont été renvoyées à de prochaines négociations, dans un cadre de concertation continue, signe que le dialogue reste ouvert. Point central de cet accord, une clause de paix sociale a été actée. Fondée sur la confiance mutuelle, elle vise à garantir la continuité du service éducatif et à instaurer un climat apaisé dans les établissements scolaires à travers le pays.

Continuer la lecture

AFRIQUE

MAURITANIE – Le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani à Paris : coopération renforcée sur migration et sécurité

Publie

le

Le président de la Mauritanie, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a entamé ce mercredi une visite d’État de trois jours en France, une première à ce niveau dans l’histoire des relations entre les deux pays.

Prévue jusqu’au 17 avril, cette visite s’inscrit dans un contexte de coopération renforcée entre Nouakchott et Paris, notamment sur les questions sécuritaires et migratoires, au cœur des priorités régionales.

Le chef de l’État mauritanien doit être reçu à l’Palais de l’Élysée par Emmanuel Macron. Les discussions porteront sur le renforcement des relations bilatérales, tant sur le plan politique qu’économique et culturel, ainsi que sur plusieurs dossiers sensibles, en particulier la situation au Sahel. Parmi les axes majeurs figurent la lutte contre les groupes armés et la gestion des flux migratoires, deux enjeux stratégiques dans une région marquée par l’instabilité. Dans ce cadre, la Mauritanie apparaît comme un partenaire clé de l’Union européenne pour le contrôle des routes migratoires vers l’Europe.

Toutefois, cette coopération fait l’objet de critiques récurrentes de la part d’organisations de défense des droits humains, qui dénoncent des abus présumés à l’encontre des migrants. Plusieurs ONG appellent ainsi les partenaires européens à conditionner davantage leur soutien au respect des droits fondamentaux. Dans un environnement régional en recomposition, notamment après les tensions entre la France et certains pays du Sahel, la Mauritanie s’impose comme l’un des interlocuteurs privilégiés de Paris. Les relations avec des pays voisins, dont le Mali, ainsi que la situation sécuritaire globale, devraient également alimenter les échanges.

Au-delà des questions politiques, cette visite comporte un important volet économique. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani doit participer à plusieurs rencontres institutionnelles et à un forum d’affaires visant à dynamiser les investissements et les partenariats entre entreprises françaises et mauritaniennes. Des déplacements sont également prévus en régions, notamment dans l’ouest de la France, afin de mettre en valeur les coopérations industrielles et maritimes, illustrant la volonté commune de diversifier et d’approfondir les relations bilatérales.

Advertisement
Continuer la lecture

AFRIQUE

GAMBIE – Un projet de loi sur les médias déclenche une fronde

Publie

le

Un projet de loi controversé sur la régulation du journalisme et des réseaux sociaux provoque une levée de boucliers en Gambie. Face à ce texte, les professionnels de l’information ont exprimé un rejet unanime, dénonçant une menace directe contre la liberté de la presse.

Réunis en urgence début avril, les acteurs des médias ont alerté sur les risques d’un encadrement jugé excessif. Selon eux, cette réforme pourrait instaurer un système de contrôle permettant aux autorités de décider arbitrairement qui est autorisé à exercer le métier de journaliste. La contestation est également portée par des organisations internationales, notamment la Fédération internationale des journalistes et le Gambia Press Union. Ces dernières dénoncent une tentative de musellement de la presse et une restriction préoccupante de la liberté d’expression.

Lors d’une réunion tenue le 8 avril avec des organisations de la société civile, les professionnels du secteur ont clairement indiqué que le texte, s’il venait à être adopté, ferait l’objet de recours devant les juridictions nationales et régionales. La présidente du GPU, Isatou Keita, a par ailleurs refusé toute participation aux consultations, estimant qu’y prendre part reviendrait à cautionner un mécanisme de contrôle étatique. Une position partagée par le secrétaire général Modou S. Joof, qui évoque un recul des acquis démocratiques enregistrés depuis la transition politique du pays.

Au-delà des médias traditionnels, le projet de loi vise également les contenus diffusés en ligne, renforçant les inquiétudes autour d’une possible surveillance accrue de l’espace numérique. De son côté, le secrétaire général de la FIJ, Anthony Bellanger, a rappelé un principe fondamental : dans une démocratie, aucun gouvernement ne devrait déterminer qui peut ou non exercer le journalisme.

Continuer la lecture
Advertisement

DERNIERS ARTICLES

FACEBOOK

PUB

NEWS +