AFRIQUE DE L’OUEST
SÉNÉGAL – Importante manifestation de l’opposition
Les élections législatives qui auront lieu le 31 juillet 2022 au Sénégal sont déjà l’objet de vives inquiétudes. À l’appel de la coalition de l’opposition Yewwi Askan Wi dirigée par Ousmane Sonko, maire de Ziguinchor et leader du parti Pastef Les Patriotes, une manifestation a eu lieu le mercredi 08 Juin à la place de la Nation à Dakar.
La Place de la Nation était noire de monde. Des milliers de manifestants extrêmement révoltés, ont protesté contre l’invalidation de certains candidats de la liste électorale de Yewwi Askan Wi, coalition de l’opposition menée par Ousmane Sonko. Ils ont scandé des slogans hostiles au pouvoir central de Dakar et l’ont mis en garde contre l’organisation d’élections « tronquées et peu crédibles » suite à cette invalidation. Selon certains manifestants, il s’agit d’un moyen utilisé par le président Macky Sall pour préparer le terrain à un éventuel troisième mandat.
L’homme politique Ousmane Sonko s’est montré particulièrement déterminé à prendre part aux élections législatives malgré tout. ‘‘ Quand un ordre est illégal, il faut désobéir. Cette manifestation est un avertissement à Macky Sall. Nous lançons aujourd’hui notre pré-campagne. Notre seul ennemi, c’est Macky Sall. Si Yewwi Askan Wi ne participe pas aux élections, il n’y aura pas d’élections », a-t-il prévenu.
Même son de cloche chez Barthélémy Dias, maire de Dakar et membre de la coalition Yewwi Askan Wi, très remonté contre le rejet de leur liste. »Qu’il pleuve ou qu’il neige, la liste nationale prendra bien part aux élections législatives… Moi Barthélémy Dias, je n’irai jamais en campagne sans la liste nationale. C’est une absurdité orchestrée par le ministre de l’Intérieur », a-t-il martelé devant les manifestants qui ont répondu massivement à l’appel.
De nombreux observateurs de la scène politique sénégalaise ont condamné cette invalidation qu’ils jugent conflictogène et anti-démocratique.
AFRIQUE
SÉNÉGAL – Finale sous tension : Le PM Ousmane Sonko critique la gestion marocaine du dossier
Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a vivement réagi à la condamnation de plusieurs supporters sénégalais au Maroc, à la suite de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 disputée le 18 janvier.
Les supporters avaient été interpellés après la rencontre, accusés de violences contre les forces de sécurité marocaines et de dégradations matérielles. Jeudi dernier, un tribunal marocain a prononcé des peines allant de trois mois à un an de prison, assorties d’amendes pouvant atteindre 545 dollars.
S’exprimant devant le Parlement, Ousmane Sonko a estimé que l’affaire « dépasse le cadre du sport », regrettant une escalade qu’il juge disproportionnée entre deux États partenaires. « Pour deux pays qui se considèrent comme amis, les choses n’auraient pas dû aller aussi loin », a-t-il déclaré.
Le chef du gouvernement sénégalais a également affirmé que le traitement réservé aux supporters « ne rend pas honneur » aux relations bilatérales entre Dakar et Rabat. Il a assuré que les autorités sénégalaises ont entrepris toutes les démarches diplomatiques nécessaires en vue d’obtenir leur libération.
En cas d’impasse, le Sénégal pourrait activer un accord bilatéral prévoyant le transfert mutuel de personnes condamnées, permettant aux supporters de purger leur peine sur le sol sénégalais.
Sur le plan sportif, la finale s’était soldée par une victoire du Sénégal (1-0) face au pays hôte, le Maroc. La rencontre avait cependant été émaillée d’incidents ayant conduit à des sanctions disciplinaires visant à la fois des joueurs et des supporters des deux camps.
AFRIQUE
BURKINA FASO – Sept commerçants ghanéens tués dans une attaque au nord
Une attaque attribuée à des groupes jihadistes a coûté la vie à sept commerçants ghanéens dans le nord du Burkina Faso, accentuant les inquiétudes sur la sécurité des échanges transfrontaliers dans la région sahélienne. Les faits se sont produits samedi à Titao, localité régulièrement ciblée par des incursions armées.
Selon le ministre ghanéen de l’Intérieur, Mohammed Mubarak Muntaka, les victimes faisaient partie d’un groupe de 18 commerçants partis s’approvisionner en tomates. D’après son récit livré à une radio locale, les assaillants ont pris d’assaut la ville, isolé les hommes avant d’ouvrir le feu. Les corps auraient ensuite été incendiés avec leur camion, rendant leur identification impossible.
Quatre personnes — trois hommes et une femme — ont survécu malgré des blessures. Les sept autres femmes du groupe sont sorties indemnes de l’attaque.
Les dépouilles ont été inhumées lundi matin sur le sol burkinabè, en présence des survivantes. Les autorités ghanéennes n’ont pas pu dépêcher de représentants sur place en raison du contexte sécuritaire. Le ministre a précisé que les autorités burkinabè avaient repris le contrôle de la zone après plusieurs heures et promis une escorte militaire pour permettre l’évacuation des blessés vers la mission diplomatique ghanéenne à Ouagadougou.
AFRIQUE
SÉNÉGAL – Mort d’un étudiant à l’UCAD : l’État promet toute la lumière
Le décès d’un étudiant sur le campus de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a provoqué une réaction immédiate des autorités sénégalaises. Lundi, le gouvernement a confirmé la mort d’Abdoulaye Ba, inscrit en deuxième année de licence de médecine, survenue dans un contexte d’affrontements liés à une mobilisation autour du paiement des bourses.
Dans un communiqué, l’exécutif évoque des faits d’une particulière gravité et adresse ses condoléances à la famille du disparu, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble de la communauté universitaire. Les autorités assurent vouloir établir avec précision les circonstances ayant conduit au drame.
Le gouvernement appelle par ailleurs les différentes parties à privilégier l’apaisement et le sens des responsabilités. Il promet que les éventuelles fautes seront déterminées dans le cadre des textes en vigueur et annonce des dispositions rapides pour sécuriser l’espace universitaire.
Dans cette optique, une communication officielle est programmée mardi à 16h30 à la Primature. Plusieurs membres du gouvernement, notamment en charge de la Justice, des Forces armées, de l’Intérieur et de l’Enseignement supérieur, doivent y prendre part.
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