Connect with us

AFRIQUE DE L’OUEST

SÉNÉGAL – Le projet des tenues scolaires installe la polémique

Publie

le

Le président de la République, Macky Sall, à l’occasion du conseil présidentiel pour l’insertion et l’emploi des jeunes le 23 avril 2021, avait pris la décision d’institutionnaliser les tenues scolaires confectionnées par les artisans. Une mesure rendue concrète par le ministre de l’Éducation nationale, Mamadou Talla qui a annoncé le mardi 3 août, l’entrée en vigueur de cette nouvelle disposition dès la rentrée 2021/2022. Un budget de 30 milliards de francs CFA sur trois ans a été dégagé pour financer ce projet.

Dans les établissements scolaires au Sénégal, les élèves devront désormais porter des uniformes. Le ministre de l’Education nationale, Mamadou Talla, a fait savoir, dans un communiqué le 3 août 2021, la volonté de concrétiser cette mesure annoncée par le chef de l’Etat, Macky Sall, depuis le 23 avril. Dénommé  » Programme national de dotation des établissements en tenues scolaires », il est prévu sur trois ans pour un montant total de 30 milliards, en raison de 10 milliards par an.  Ce programme est réservé pour le préscolaire et le primaire. Le ministère de l’Education nationale travaille sur la mise en place des tenues scolaires généralisées. Il ne reste qu’à choisir les couleurs. L’objectif est d’atteindre une meilleure égalité et harmonie sociale à l’école. L’autre objectif est de créer des emplois pour les jeunes.

Toutefois, pour certains acteurs de l’éducation, les priorités sont ailleurs. Il faut construire des écoles, se débarrasser des abris provisoires ou encore équiper les bibliothèques. « Il y a des problèmes liés à l’absence de sanitaires, à l’absence de murs de clôture, des matériels pédagogiques. Il faudrait prendre en compte d’autres charges qui sont indispensables particulièrement dans les régions reculées où il y a vraiment des difficultés vécues par les élèves.», a déclaré Abdoulaye Fané, Président de l’Union nationale des parents d’élèves.

« Nous pensons que créer 6000 classes, c’est créer des emplois. Construire et fabriquer des milliers de table- bancs, c’est créer des emplois. Amener des points d’eau aussi, c’est des emplois durables », a confirmé Abdou Faty, Secrétaire général du syndicat des enseignants libres du Sénégal (Sels).

Cheikh Mbow, directeur exécutif de l’ONG de défense de l’éducation, la COSYDEP, a ajouté que « la priorité est d’assainir les écoles et de protéger les élèves face à la recrudescence du Covid-19 ».

Advertisement

Dans un post publié sur sa page facebook, l’ancien ministre conseiller, Moustapha Diakhaté, a estimé que c’est une véritable provocation que de dépenser autant d’argent pour acheter des uniformes scolaires au moment où des milliers d’élèves apprennent dans des abris provisoires.

Pour  Moustapha Diakhaté, à cette situation dramatique, il faut aussi ajouter les inacceptables déficits d’enseignants, de classes et de tables bancs. L’alibi de l’emploi des jeunes ne tient pas la route.

Continuer la lecture
Advertisement
Cliquez ici pour commenter

Laisser un commentaire

AFRIQUE

BURKINA FASO – Sept commerçants ghanéens tués dans une attaque au nord

Publie

le

Une attaque attribuée à des groupes jihadistes a coûté la vie à sept commerçants ghanéens dans le nord du Burkina Faso, accentuant les inquiétudes sur la sécurité des échanges transfrontaliers dans la région sahélienne. Les faits se sont produits samedi à Titao, localité régulièrement ciblée par des incursions armées.

Selon le ministre ghanéen de l’Intérieur, Mohammed Mubarak Muntaka, les victimes faisaient partie d’un groupe de 18 commerçants partis s’approvisionner en tomates. D’après son récit livré à une radio locale, les assaillants ont pris d’assaut la ville, isolé les hommes avant d’ouvrir le feu. Les corps auraient ensuite été incendiés avec leur camion, rendant leur identification impossible.

Quatre personnes — trois hommes et une femme — ont survécu malgré des blessures. Les sept autres femmes du groupe sont sorties indemnes de l’attaque.

Les dépouilles ont été inhumées lundi matin sur le sol burkinabè, en présence des survivantes. Les autorités ghanéennes n’ont pas pu dépêcher de représentants sur place en raison du contexte sécuritaire. Le ministre a précisé que les autorités burkinabè avaient repris le contrôle de la zone après plusieurs heures et promis une escorte militaire pour permettre l’évacuation des blessés vers la mission diplomatique ghanéenne à Ouagadougou.

Continuer la lecture

AFRIQUE

SÉNÉGAL – Mort d’un étudiant à l’UCAD : l’État promet toute la lumière

Publie

le

Le décès d’un étudiant sur le campus de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a provoqué une réaction immédiate des autorités sénégalaises. Lundi, le gouvernement a confirmé la mort d’Abdoulaye Ba, inscrit en deuxième année de licence de médecine, survenue dans un contexte d’affrontements liés à une mobilisation autour du paiement des bourses.

Dans un communiqué, l’exécutif évoque des faits d’une particulière gravité et adresse ses condoléances à la famille du disparu, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble de la communauté universitaire. Les autorités assurent vouloir établir avec précision les circonstances ayant conduit au drame.

Le gouvernement appelle par ailleurs les différentes parties à privilégier l’apaisement et le sens des responsabilités. Il promet que les éventuelles fautes seront déterminées dans le cadre des textes en vigueur et annonce des dispositions rapides pour sécuriser l’espace universitaire.

Dans cette optique, une communication officielle est programmée mardi à 16h30 à la Primature. Plusieurs membres du gouvernement, notamment en charge de la Justice, des Forces armées, de l’Intérieur et de l’Enseignement supérieur, doivent y prendre part.

Continuer la lecture

AFRIQUE DE L’OUEST

MALI – Moussa Mara débouté en appel, la défense annonce un nouveau recours

Publie

le

La confirmation en appel de la condamnation de l’ancien Premier ministre Moussa Mara marque une nouvelle étape dans la relation tendue entre les autorités maliennes et les voix critiques. Lundi, la juridiction saisie a décidé de maintenir la peine prononcée en première instance contre l’ex-chef du gouvernement.

Ancien locataire de la primature entre 2014 et 2015, Moussa Mara était poursuivi pour avoir, selon l’accusation, affaibli la crédibilité des institutions et remis en cause l’autorité de l’État. En cause notamment, des prises de parole publiques et des messages diffusés sur les réseaux sociaux après des échanges avec des détenus présentés comme des prisonniers politiques, auxquels il avait assuré que leurs situations seraient examinées.

Écroué depuis le 1er août, il voit donc sa sanction confirmée : deux années d’emprisonnement, dont douze mois assortis du sursis, ainsi qu’une amende de 500 000 francs CFA. Cette décision laisse désormais la voie d’un pourvoi devant la Cour suprême, option étudiée par ses conseils.

Son avocat, Mountaga Tall, a fait savoir que la bataille judiciaire n’était pas terminée, estimant que d’autres recours restaient possibles pour contester le jugement.

Continuer la lecture
Advertisement

DERNIERS ARTICLES

FACEBOOK

PUB

NEWS +