AFRIQUE
TOGO – La marche citoyenne du 25 juillet interdite par les autorités
La marche citoyenne initialement prévue ce vendredi 25 juillet 2025, à l’appel de l’association Novation Internationale et de ses partenaires, n’aura finalement pas lieu. C’est ce qu’indique une note officielle signée par le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et du Développement des Territoires, Hodabalo Awaté.
Dans sa lettre adressée aux organisateurs, le ministre justifie cette interdiction par le contexte post-électoral toujours en cours, notamment la phase de contentieux électoral consécutive à la proclamation des résultats provisoires des élections municipales du 17 juillet 2025. Il estime que l’organisation de manifestations à ce moment pourrait compromettre le bon déroulement du processus.
Autre motif invoqué : l’itinéraire choisi, qui traverse des zones à forte activité économique à Lomé, notamment Bé-Kondjindi, le carrefour du marché de Bé, le boulevard Houphouët-Boigny et la lagune de Bé (Larésia). Selon le ministre, ce parcours inclut des « lieux stratégiques », ce qui rend incompatible la tenue de la marche dans les conditions actuelles, conformément aux dispositions de la loi n°2011-010 du 16 mai 2011 sur les réunions et manifestations publiques.
Ce refus intervient après une première demande des organisateurs, initialement prévue pour le 10 juillet dernier, mais différée à la suite des recommandations des autorités, qui avaient alors suggéré de repousser l’événement « à une date ultérieure, de préférence après la fin du processus électoral ».
En conclusion, le ministre Hodabalo Awaté précise que la marche projetée ne pourra avoir lieu ni à la date indiquée, ni selon l’itinéraire initialement proposé.
Prévue pour dire « NON À LA VIOLENCE » et rendre hommage aux victimes des manifestations de juin 2025, cette marche avait reçu le soutien de plusieurs organisations de la société civile togolaise, ainsi que du Mouvement pour une Alternative Non-Violente (MAN), basé en France.
Source : togoactualite.coml
AFRIQUE
MALI – Une attaque jihadiste contre des camions de carburant fait au moins quinze morts
Le Mali fait face à une nouvelle attaque terroriste aux lourdes conséquences humaines et économiques. Une embuscade visant des camions-citernes, survenue le 29 janvier dans l’ouest du pays, a coûté la vie à au moins quinze personnes et ravive les inquiétudes sur l’approvisionnement en carburant d’un pays fortement dépendant de ses corridors régionaux.
L’attaque, revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), s’est produite sur l’axe stratégique reliant le Mali au Sénégal, entre les localités de Diboli et Kayes. Plusieurs camions transportant du carburant ont été incendiés, laissant derrière eux des scènes de grande violence. Selon un animateur d’une radio locale à Diboli, « quinze corps de chauffeurs ont été retrouvés près des véhicules calcinés ».
Un responsable sécuritaire a toutefois évoqué un bilan plus lourd, faisant état de dix-huit morts au total. Cette attaque intervient après plusieurs semaines d’accalmie relative dans cette zone, soulignant la persistance de la menace jihadiste malgré les efforts militaires déployés.
Depuis plusieurs mois, le JNIM impose un blocus économique ciblant le sud et l’ouest du Mali, des régions vitales pour l’acheminement du carburant et des marchandises essentielles. Ces perturbations ont régulièrement provoqué des pénuries, notamment à Bamako, avec des répercussions directes sur le coût de la vie et les activités économiques.
Pour limiter les risques, les autorités militaires ont renforcé l’escorte des convois de carburant, une mesure qui avait permis récemment une amélioration notable de l’approvisionnement dans la capitale.
Crédit photo : Dirpa
AFRIQUE
SÉNÉGAL – À Brazzaville, le président Bassirou Diomaye Faye mise sur le renforcement des liens Sénégal–Congo
La visite officielle du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye en République du Congo a débuté sous le signe de la solennité et de la convergence politique. Accueilli avec les honneurs à Brazzaville, le chef de l’État a entamé sa mission diplomatique par un entretien en tête-à-tête avec son homologue congolais, Denis Sassou N’Guesso, au Palais du Peuple.

Cette première rencontre au sommet a permis aux deux dirigeants de réaffirmer la solidité des liens historiques unissant Dakar et Brazzaville. Les échanges ont mis l’accent sur le renforcement de la coopération bilatérale, fondée sur des valeurs communes de fraternité, de solidarité et de dialogue politique constant.
Au-delà des symboles, les deux chefs d’État ont exprimé leur volonté d’insuffler une nouvelle dynamique au partenariat sénégalo-congolais, en l’adaptant aux réalités contemporaines et aux attentes des populations. Les discussions ont notamment porté sur les perspectives de coopération dans des domaines stratégiques, ainsi que sur la nécessité d’une concertation accrue face aux défis africains et internationaux.

Cette première journée a également été marquée par une forte charge symbolique, depuis le départ du président sénégalais de Dakar jusqu’à son accueil à l’aéroport international Maya-Maya de Brazzaville. Autant de séquences qui traduisent l’importance accordée par les deux pays à cette visite officielle, appelée à renforcer les relations Sud-Sud et à ouvrir de nouvelles perspectives de collaboration.

AFRIQUE
SÉNÉGAL – Le président Bassirou Diomaye Faye en visite officielle au Congo les 2 et 3 février
Le Sénégal renforce son ancrage diplomatique en Afrique centrale. Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a quitté Dakar ce lundi matin en direction de Brazzaville pour une visite officielle en République du Congo, prévue les 2 et 3 février 2026.
Ce déplacement s’inscrit dans une dynamique de consolidation des relations historiques entre les deux pays. Dakar et Brazzaville entretiennent de longue date des liens fondés sur l’amitié, la solidarité et une coopération politique constante, que les autorités sénégalaises entendent aujourd’hui approfondir.

Au cours de cette visite, les échanges porteront sur plusieurs secteurs jugés stratégiques, notamment la coopération économique, les investissements, ainsi que les partenariats institutionnels. Les deux chefs d’État devraient également aborder les grands enjeux régionaux et internationaux, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires, économiques et climatiques communs au continent africain.

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