AFRIQUE DU NORD
TUNISIE – Le président Kaïs Saïed a désormais plus de pouvoir
Le président tunisien Kaïs Saïed a annoncé le mercredi 22 septembre une série de mesures qui lui donnerait plus de pouvoir dans les prises de décisions. La promulgation de ces mesures intervient suite à son discours du lundi 20 septembre 2021 à Sidi Bouzid, le berceau de la révolution tunisienne.
Les tunisiens étaient au aguet pour la feuille de route du président Kaïs Saïed, qui a été finalement divulguée mercredi 22 septembre. Le Parlement reste gelé, l’immunité des députés aussi, soldée par une perte de leur salaire. Le maître de Carthage a décidé de se substituer à l’Assemblée avec ses nouveaux pouvoirs. Il légiférera désormais par décrets pour une durée qui n’a pas été précisée.
Selon certains observateurs, ces nouvelles mesures montrent que la Tunisise s’achemine progressivement vers un régime présidentiel. Le mot “présidentialiste” est utilisé pour dénoncer cette prise de pouvoir supplémentaire en faveur du président tunisien. Ce dernier renforce sans conteste ses prérogatives au détriment du gouvernement.
Le parti islamiste Ennahdha, première force au sein de l’Assemblée, de son côté, a réagit par la voix de son président Rached Ghannouchi, refuse ces mesures présidenielles qui selon lui est un abandon de la Consitution de 2014.
AFRIQUE
TUNISIE – Migration : Tunis entre fermeté diplomatique et contraintes internes
Lors de la 95ᵉ session du comité permanent du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés à Genève, la Tunisie a affiché une ligne ferme sur la question migratoire. Les autorités tunisiennes ont rejeté toute forme de « réinstallation déguisée » des migrants irréguliers, dénonçant ce qu’elles considèrent comme une externalisation implicite de la gestion migratoire vers les pays de transit.
Dans son intervention officielle, la délégation tunisienne a insisté sur la nécessité d’un partage équitable des responsabilités à l’échelle internationale, tout en appelant à favoriser le retour des réfugiés vers leurs pays d’origine lorsque les conditions sécuritaires le permettent. Une position qui s’inscrit dans une défense affirmée de la souveraineté nationale face à l’intensification des flux migratoires en Méditerranée.
Ce discours met en avant les efforts consentis par Tunis dans un contexte économique contraint, marqué par des ressources limitées et des pressions sociales internes. Toutefois, cette posture diplomatique se heurte à une réalité nationale complexe, où les capacités d’accueil et les mécanismes de gestion des migrants restent sous tension.
Plusieurs organisations internationales pointent régulièrement les insuffisances du dispositif tunisien, notamment en matière de conditions d’accueil et de protection des migrants. Ce décalage entre les engagements affichés et les pratiques observées fragilise la crédibilité du message porté sur la scène internationale.
En parallèle, la Tunisie plaide pour une approche globale des migrations, intégrant les causes structurelles telles que les conflits, le changement climatique ou les crises économiques. Elle réaffirme également son attachement au respect du droit international et aux principes humanitaires, tout en sollicitant un soutien accru de la communauté internationale.
AFRIQUE
LIBYE – Tensions au sommet après la réorganisation du gouvernement
Un nouveau remaniement au sein du gouvernement de Libye ravive les tensions entre les principales institutions politiques du pays. Le Premier ministre Abdulhamid Dbeibah a procédé à une réorganisation de son équipe tout en conservant personnellement deux portefeuilles stratégiques : la Défense et les Affaires étrangères.
Mais cette décision ne fait pas l’unanimité au sein de l’exécutif. L’ancienne ministre de la Culture, Mabrouka Tougi, conteste ouvertement son éviction. Elle estime que la procédure ayant conduit à son limogeage ne respecte pas les mécanismes institutionnels établis par les accords politiques encadrant le fonctionnement du gouvernement libyen. Cette contestation intervient dans un climat politique déjà tendu. Les relations entre le chef du gouvernement et plusieurs figures clés des institutions nationales se sont récemment détériorées, notamment avec Mohamed el-Menfi, président du Conseil présidentiel, et Mohamed Takala, dirigeant du Haut Conseil d’État.
Au cœur des divergences figure la question sensible du partage du pouvoir entre les différentes régions du pays. Les discussions portent notamment sur la répartition des postes administratifs et politiques entre l’ouest, l’est et le sud de la Libye, un équilibre considéré comme crucial pour maintenir une certaine stabilité institutionnelle. Malgré ces désaccords, Mohamed el-Menfi et Mohamed Takala ont pris part à la première réunion gouvernementale de l’année, organisée peu après l’annonce du remaniement. Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, Abdulhamid Dbeibah a expliqué que cette réorganisation visait avant tout à améliorer l’efficacité de l’action publique. « L’objectif n’est pas de changer pour changer, mais d’accélérer la prestation de services aux citoyens », a-t-il affirmé.
AFRIQUE
MAROC – Diplomatie : Nasser Bourita s’entretient à Paris avec son homologue français Jean-Noël Barrot
Le ministre des Affaires étrangères du Maroc, Nasser Bourita, s’est entretenu à Paris avec son homologue français, Jean-Noël Barrot, en marge du deuxième Sommet mondial sur l’énergie nucléaire, organisé le 10 mars 2026.
Ce sommet international, organisé par la France en partenariat avec l’Agence internationale de l’énergie atomique(AIEA), a rassemblé les principaux acteurs du secteur énergétique mondial afin de discuter de la relance du nucléaire civil et d’élaborer une feuille de route à l’horizon 2050. À cette occasion, le chef du gouvernement marocain, Aziz Akhannouch, représentait le roi Mohammed VI lors des travaux du sommet.
Des échanges sur la coopération bilatérale
Lors de leur entretien, Nasser Bourita et Jean-Noël Barrot ont abordé plusieurs sujets liés aux relations entre Rabat et Paris. Les discussions ont notamment porté sur les perspectives de renforcement de la coopération dans divers domaines, notamment l’économie, l’énergie, la sécurité et les investissements. Les deux responsables ont également échangé sur plusieurs questions régionales et internationales, notamment les enjeux de stabilité en Afrique du Nord et au Sahel, ainsi que sur la coordination diplomatique entre les deux pays face aux défis géopolitiques actuels.
Un partenariat stratégique entre le Maroc et la France
Le Maroc et la France entretiennent des relations historiques marquées par une coopération étroite dans de nombreux domaines, notamment les échanges économiques, les investissements, la culture et la sécurité. La rencontre entre les deux ministres à Paris s’inscrit dans une dynamique visant à renforcer le dialogue politique et à consolider le partenariat stratégique entre Rabat et Paris dans un contexte international en pleine évolution.
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