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INTERNATIONAL

TURQUIE – Quatre journalistes de Charlie Hebdo inculpés pour «insulte» à Erdogan

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Les quatre journalistes sont accusés d’avoir insulté le président turc dans une caricature publiée l’an dernier. Un procureur demande jusqu’à quatre ans d’emprisonnement.

Un procureur turc a réclamé vendredi 26 mars jusqu’à quatre ans d’emprisonnement contre quatre collaborateurs de l’hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo qu’il accuse d’avoir «insulté» le président Recep Tayyip Erdogan dans une caricature publiée l’an dernier.

Selon l’agence de presse étatique turque Anadolu, les quatre collaborateurs de Charlie Hebdo inculpés sont la caricaturiste Alice Petit et trois responsables du célèbre hebdomadaire, Gérard Biard, Julien Sérignac et Laurent Sourisseau, dit Riss. La publication de cette caricature, en octobre, avait suscité la colère de Recep Tayyip Erdogan dans un contexte de vives tensions diplomatiques entre Ankara et Paris. On y voyait l’autoritaire président turc dessiné en slip, bière à la main, soulevant la robe d’une femme voilée en s’écriant: «Ouuuh ! Le prophète !».

«Vulgaire, obscène et déshonorant»

Dans son acte d’accusation, qui doit encore formellement être accepté par un tribunal pour que s’ouvre un procès, le procureur turc estime que cette caricature «n’entre d’aucune manière dans le cadre de la liberté d’expression ou de la presse», qualifiant le dessin de presse de «vulgaire, obscène et déshonorant». Après la parution de cette caricature, Recep Tayyip Erdogan avait dénoncé une «attaque ignoble» commise par des «vauriens».

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Cette affaire était intervenue dans un contexte de crise diplomatique entre la Turquie et la France, Recep Tayyip Erdogan accusant notamment le président français Emmanuel Macron d’«islamophobie» pour avoir défendu le droit de caricaturer le prophète Mahomet. L’annonce de l’inculpation des journalistes de Charlie Hebdo intervient par ailleurs quelques jours après qu’Emmanuel Macron a accusé la Turquie d’«ingérence» et en pleine polémique en France sur le financement d’une mosquée soutenue par une association pro-turque à Strasbourg (est).

L’ONG Reporters sans frontières (RSF) a dénoncé vendredi les poursuites contre les collaborateurs de Charlie Hebdo, accusant Ankara de vouloir «élargir la censure au-delà de la Turquie». Régulièrement épinglée par les ONG, la Turquie est classée à la 154e position sur 180 dans l’index de la liberté de la presse publié par RSF. Des dizaines de journalistes ont été arrêtés et plusieurs médias d’opposition poursuivis ou fermés ces dernières années dans ce pays.

Source : Le Figaro

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INTERNATIONAL

GAZA – Al Jazeera perd un reporter dans une frappe de drone Israélien

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La mort du journaliste Hossam Shabat dans la bande de Gaza relance le débat sur la protection des professionnels des médias en zone de guerre. Touché lors d’une frappe mercredi, selon des sources locales et la chaîne Al Jazeera, il succombe dans un contexte de violences continues.

Des images diffusées après l’attaque montrent un véhicule calciné dans la rue Al-Rachid, tandis que proches et confrères se sont réunis dans les hôpitaux Al-Chifa et Al-Aqsa avant les funérailles, illustrant l’émotion suscitée par sa disparition.

Les circonstances exactes de la frappe restent disputées. L’armée israélienne affirme que le journaliste avait été identifié comme membre du Hamas, reprenant des accusations déjà évoquées auparavant. Une version fermement contestée par Al Jazeera, qui dénonce une attaque ciblée contre un professionnel de l’information.

Au-delà de ce cas, l’organisation Committee to Protect Journalists alerte sur un bilan particulièrement lourd : plus de 200 journalistes et travailleurs des médias palestiniens tués depuis octobre 2023. Un chiffre qui souligne l’extrême dangerosité de l’exercice du journalisme dans la bande de Gaza.

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AMÉRIQUE

HAÏTI – Au moins 30 morts dans une nouvelle attaque de gang dans l’Artibonite

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La violence des gangs continue de ravager Haïti. Selon des organisations de défense des droits humains, au moins 30 personnes ont été tuées et des dizaines d’autres sont portées disparues à la suite d’une nouvelle attaque perpétrée dans le centre du pays.

Le gang Gran Grif a lancé une offensive contre la ville de Petite-Rivière de l’Artibonite dès dimanche matin, incendiant des habitations et laissant des corps joncher les rues. Une seconde attaque a été signalée lundi, aggravant un bilan déjà lourd. D’après Bertide Horace, porte-parole de la Commission pour le dialogue, la réconciliation et la sensibilisation pour sauver l’Artibonite, le gang maintient son emprise sur le quartier de Jean-Denis, où des barrages routiers ont été érigés. « La zone est complètement déserte. Seuls les gangs ont le contrôle », a-t-elle déclaré, évoquant de graves difficultés de communication sur le terrain.

Son organisation affirme avoir récupéré au moins 30 corps, tout en poursuivant les recherches concernant plusieurs personnes disparues. Toutefois, d’autres sources avancent un bilan bien plus élevé. L’avocat et défenseur des droits humains Antonal Mortimé, codirecteur exécutif de l’organisation Défenseurs Plus, a indiqué que jusqu’à 70 personnes pourraient avoir été tuées, selon des informations recueillies auprès de militants locaux. De leur côté, les autorités haïtiennes évoquent un bilan provisoire plus faible. La Police nationale haïtienne a fait état d’au moins 16 morts et 10 blessés par balle. Elle précise que ses agents, appuyés par des policiers kényans engagés dans une mission soutenue par l’ONU, ont tenté de secourir des civils dans la zone de Jean-Denis. Leur progression a toutefois été entravée par des obstacles érigés par les gangs, notamment de larges tranchées creusées pour bloquer l’accès.

Les écarts entre les bilans s’expliquent par les conditions extrêmement difficiles sur le terrain, marquées par des communications limitées et l’impossibilité pour les autorités d’accéder pleinement aux zones contrôlées par les groupes armés. Aujourd’hui, les gangs dominent près de 90 % de la capitale, Port-au-Prince, et étendent leur influence dans plusieurs régions du pays. Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a récemment qualifié cette situation de « sans précédent », indiquant que plus de 5 500 personnes ont été tuées entre mars 2025 et janvier. Déjà impliqué dans des violences majeures, le gang Gran Grif avait mené, il y a près d’un an, une attaque similaire à Petite-Rivière de l’Artibonite, contraignant des dizaines d’habitants à fuir en traversant le plus long fleuve du pays. Le groupe est également accusé d’être à l’origine du massacre d’octobre 2024 à Pont-Sondé, où plus de 70 personnes avaient été tuées, l’un des épisodes les plus meurtriers de l’histoire récente d’Haïti.

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INTERNATIONAL

L’ONU reconnaît la traite négrière comme « le crime le plus grave contre l’humanité »

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L’Assemblée générale de United Nations a adopté, le 25 mars 2026, une résolution historique reconnaissant officiellement la traite négrière comme « le crime le plus grave contre l’humanité ». Une décision majeure qui pourrait ouvrir la voie à un processus de réparation et de réconciliation à l’échelle internationale. Une résolution portée par le Ghana. La résolution ne se limite pas à une reconnaissance symbolique. Elle appelle également les États membres à : présenter des excuses officielles ; envisager des contributions à un fonds de réparations. Aucun montant précis n’a toutefois été fixé, laissant place à de futures discussions.

 Un vote largement favorable

Le texte a été adopté avec 123 voix pour, contre 3 voix contre : United States ; Israel ; Argentine. Par ailleurs, 52 pays se sont abstenus, dont le United Kingdom et plusieurs États membres de l’Union européenne. Le débat sur les réparations est relancé. Cette résolution relance un débat sensible et ancien : celui des réparations liées à l’esclavage. Certains pays, notamment le Royaume-Uni, continuent de s’opposer à toute compensation financière, estimant que les institutions actuelles ne peuvent être tenues responsables des crimes du passé. Une position contestée par de nombreux États africains et caribéens, qui considèrent les conséquences de l’esclavage encore visibles aujourd’hui.

Vers une reconnaissance historique

Au-delà des divisions, cette décision marque une étape importante dans la reconnaissance des crimes liés à la traite transatlantique. Pour ses défenseurs, il s’agit d’un pas essentiel vers : la justice historique ; la mémoire collective ; et la réparation morale et matérielle. Avec cette résolution adoptée le 25 mars 2026, l’Assemblée générale des Nations unies pose un acte fort. Reste désormais à savoir si cette reconnaissance symbolique se traduira par des mesures concrètes. Le débat sur les réparations est désormais relancé… à l’échelle mondiale.

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