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CULTURE

Une Lumière Littéraire Qui Ne S’éteindra Jamais – Magazine Sénégal Njaay – Senegal-njaay.com

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Par ELGAS

Je l’avais suivie à Ségou, jeune héritier d’un empire mandingue dont il ne me restait hélas que les récits d’écrivains, d’historiens et de Griots. Et puis, elle vint ! Sous sa plume, vaste chemin clair qui donne au voyage toute sa portée d’échappée aventurière et de cap vers une ruche bourdonnante de trésors pour l’esprit, je m’étais laissé dangereusement séduire. Voyage dans une école de l’érudition, de la maîtrise, du mot savant, d’un art du récit et d’un souci de la précision qui m’avait alors presque tétanisé. Connaître, comprendre, et seulement après, écrire. Quelle somptueuse éthique littéraire. Il y a toujours quelque part dans le monde, un écrivain si pointu, si épais, qui semble si infaillible et à la lecture duquel, on sort, rincé, promis au mieux à l’anonymat, pire à la renonciation. Voilà ce qu’était pour moi Maryse Condé, la boussole et le cryptage. L’astre et son éteignoir. L’exaltation et la fébrilité. Une dualité qui engendre un respect déférent, un amour, une inspiration, et cette certitude : l’exigence est une mise littéraire que le temps rétribue toujours. Lire cette immense dame m’avait donné si généreusement une grand-mère naturelle, un totem, dont l’ombre survivra à la mort, comme Toni Morrison, veillera avec son œuvre, son charisme, et sa voix, sur une humanité fébrile et des enfants étourdis comme nous. Maryse Condé a été aussi journaliste à RFI, j’en ai souri. Plaisir clandestin : écouter tous ses entretiens avec tous les grands auteurs africains au fil des années dans les archives inestimables de la maison. Il me reste cette voix, entêtante, chaude ; cette langue, toujours riche et limpide ; et cet honneur sien : le refus de la complaisance avec les détricoteurs malfaisants de l’Histoire. Si rare de trouver émerveillement par la langue, transcendance par l’esprit, souplesse virtuose par l’empathie et éthique dans la conviction.

Allez en paix !
Merci Maryse.

Votre aura restera éternelle. 🖤

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CULTURE

SÉNÉGAL – Hervé Samb : l’ambassadeur du Jazz Sabar sur la scène internationale

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Originaire de Rufisque, Hervé Samb s’est affirmé comme l’une des figures majeures du jazz sénégalais contemporain. Guitariste hors pair, compositeur et arrangeur audacieux, il se distingue par une créativité qui lui a ouvert les portes des scènes internationales. Très tôt, son talent éclate : à seulement 15 ans, il clôt l’édition 1993 du Festival de Jazz de Saint-Louis, succédant à des légendes comme McCoy Tyner et Jack DeJohnette, annonçant une carrière d’exception.

Au fil des ans, Samb a collaboré avec certains des plus grands noms de la musique mondiale, tels que Marcus Miller, Pat Metheny, Oumou Sangaré, Salif Keïta, David Murray et Meshell Ndegeocello. Sa véritable signature artistique réside dans le Jazz Sabar, une fusion novatrice qui mêle les rythmes traditionnels sénégalais, le jazz et des influences contemporaines. Ses albums témoignent de cette évolution : Cross Over (2009) et Time to Feel (2013) posent les fondations de son univers musical, Teranga (2018) affirme le Jazz Sabar comme style à part entière, Benn (2021) explore une dimension plus introspective, tandis que Jolof (2023) plonge dans l’histoire et la mémoire de l’ancien empire tout en affirmant une modernité enracinée.

Hervé Samb excelle également derrière la scène comme directeur musical et réalisateur. Il a dirigé les albums All Is Well et My World de Lisa Simone, ainsi que Climat d’Omar Pene, et a reçu de nombreuses distinctions, dont une nomination aux Grammy Awards pour l’album Holy Room de Somi, et une sélection au prix AUDELCO à New York pour sa direction musicale dans la comédie musicale Dreaming Zenzilé.

Toujours en quête de nouvelles explorations, Hervé Samb continue de captiver le public international. Entre héritage culturel et audace créative, il incarne l’excellence du jazz sénégalais et demeure une voix incontournable de la scène musicale africaine contemporaine.

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CULTURE

CÔTE D’IVOIRE – Josey dévoile « Raisonance », un album intime et puissant

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L’artiste ivoirienne Josey marque un tournant important dans sa carrière avec la sortie officielle de son nouvel album intitulé « Raisonance ». Composé de douze titres, ce projet se veut une plongée profonde dans les émotions humaines, un espace où la chanteuse explore ses propres vérités tout en cherchant à toucher celles de son public. Pour Josey, cet opus représente bien plus qu’une simple production musicale : c’est une œuvre assumée, intime et cohérente, pensée pour résonner avec les expériences personnelles des auditeurs.

Selon les informations révélées par Kawtef, les thèmes abordés dans « Raisonance » tournent autour de l’amour, de la résilience, de la quête d’harmonie intérieure et de la découverte de soi. Chaque morceau a été conçu comme une étape dans un voyage émotionnel, invitant l’auditeur à réfléchir, ressentir et parfois se reconstruire. La démarche artistique met en lumière la volonté de Josey de proposer une musique authentique, capable de franchir les frontières culturelles et de susciter une véritable connexion.

Sur le plan musical, l’album offre une palette riche et diversifiée. Josey y mêle des sonorités afropop, du coupé-décalé, de la soul, ainsi que des influences urbaines, créant un ensemble à la fois moderne et fidèle à son identité. Sa voix, connue pour sa puissance et sa capacité à transmettre des émotions intenses, y occupe une place centrale. Cette variété de styles témoigne de la maturité artistique de la chanteuse et de son désir d’élargir son univers musical.

Avec « Raisonance », Josey s’affirme comme l’une des voix majeures de la scène ivoirienne contemporaine. Cette sortie contribue également à dynamiser l’actualité musicale francophone, marquée par d’autres projets attendus, tels que l’album « Destiné » d’Aya Nakamura. Une période particulièrement riche pour les amateurs de musique africaine et urbaine.

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CINÉMA

ALGÉRIE – Festival de Timimoun : une oasis de cinéma et de coopération

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Timimoun, oasis saharienne d’Algérie, accueille du 13 au 18 novembre la première édition du Festival international du court métrage, avec le Sénégal comme invité d’honneur. Cette ville historique, célèbre pour sa culture zenette et ses paysages ocre, s’est transformée en haut lieu du cinéma.

Le festival, dirigé artistiquement par Fayçal Sahbi, attire un large public dans son unique salle de cinéma et son théâtre de verdure. Il met à l’honneur des figures algériennes telles que Mounès Khammar et Lyes Salem.

Lors de la cérémonie d’ouverture, la ministre algérienne de la Culture, Malika Bendouda, a salué le partenariat culturel avec le Sénégal, représenté par l’ambassadeur Mbaba Coura Ndiaye. La délégation sénégalaise a exprimé sa volonté de renforcer les échanges cinématographiques avec l’Algérie, ouvrant la voie à de futures coproductions africaines.

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