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AFRIQUE DE L’OUEST

CÔTE D’IVOIRE – « Je suis arrivé avec les yeux en larmes », dixit Laurent Gbagbo

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L’ex-chef d’État ivoirien, Laurent Gbagbo, s’est réjoui du soutien qui lui a été apporté par le peuple ivoirien et par tout le continent africain. De retour au bercail ce jeudi 17 juin 2021 après 10 ans d’absence, l’homme âgé de 76 ans, a été très ému par l’accueil qui lui a été réservé et par le soutien que tout le peuple africain lui a témoigné après avoir été contraint de céder le pouvoir en 2011. « Je suis arrivé les larmes aux yeux parce que je n’étais pas là quand ma mère est décédée« , a affirmé l’ancien président de la Côte d’Ivoire de 2000 à 2011.

Laurent Gbagbo a foulé le sol ivoirien après le conflit post-électoral qui l’a obligé à céder le fauteuil à Alassane Dramane Ouattara. Un moment de forte émotion pour l’ancien chef d’Etat qui n’a pas pu contenir sa joie et sa mélancolie en même temps. « Je suis arrivé avec les yeux en larmes parce que je n’étais pas là quand ma maman est décédée. Je n’ai pas été là pour l’honorer une dernière fois. Sans elle, je ne serais pas Docteur et président de la République.  Sangaré a organisé les funérailles de ma mère. », a regretté l’ancien secrétaire général du Front populaire ivoirien (FPI).

Laurent Gbagbo qui tenait beaucoup à sa mère aura besoin de plusieurs jours pour contenir son chagrin. Il a donné des instructions claires à l’actuel secrétaire général du FPI, Assoa Adou. Ce dernier devra lui aménager un calendrier précis afin qu’il puisse rendre un hommage à ces êtres qui ont rendu l’âme à son absence du pays. « Je demanderai au SG de me donner quelques jours pour pleurer mes morts. », a ajouté Laurent Gbagbo.

Acquitté par la Cour pénal international (CPI), Laurent Gbagbo a rendu hommage à tout le peuple africain. Il a reçu un souten fort des dignes fils du continent pour lequel il augure des lendemains meilleurs. Pour lui, le déclic a sonné et le véritable changement se pointe à l’horizon. « Une nouvelle Afrique arrive, parce que les gens qui pensent ce que je pense sont plus nombreux aujourd’hui plus qu’hier« ., s’est réjoui l’ancien président avant d’ajouter : « Je suis ivoirien mais j’ai appris en prison que j’étais d’Afrique. Toute l’Afrique me soutient. »

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AFRIQUE

NIGÉRIA – Une frappe antiterroriste tourne au drame sur un marché

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Une nouvelle opération militaire suscite une vive controverse au Nigeria. Dans l’État de Yobe, au nord-est du pays, une frappe aérienne menée par l’armée contre des positions présumées du groupe djihadiste Boko Haram fait l’objet d’une enquête après des allégations de lourdes pertes civiles.

Le bombardement a visé le village de Jilli, situé dans la zone de Geidam, un territoire régulièrement présenté comme un bastion insurgé. Selon les autorités militaires, l’intervention reposait sur des renseignements signalant des mouvements suspects attribués à des combattants terroristes. Toutefois, ces informations sont désormais remises en question.

Sur le terrain, plusieurs témoins décrivent une scène bien différente. D’après leurs récits, les frappes auraient atteint un marché local en pleine activité, touchant des civils. L’ONG Amnesty International évoque un bilan particulièrement lourd : une centaine de morts et plusieurs dizaines de blessés graves.

Face à ces accusations, l’armée de l’air nigériane a annoncé l’ouverture d’une enquête interne, reconnaissant que les renseignements ayant conduit à l’opération pourraient avoir été insuffisamment fiables. Une déclaration qui traduit une certaine prudence, alors que la pression internationale et locale s’intensifie.

Cet incident ravive un débat récurrent sur les méthodes employées dans la lutte contre l’insurrection jihadiste dans le nord-est du Nigeria. Depuis son allégeance à l’organisation État islamique en 2015, Boko Haram a intensifié ses attaques, poussant les forces armées à multiplier les opérations aériennes. Mais ces interventions, souvent menées dans des zones densément peuplées, exposent les civils à des risques élevés.

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Selon plusieurs sources médiatiques, des frappes similaires auraient causé la mort d’au moins 500 civils depuis 2017, alimentant les critiques sur la gestion du conflit et la fiabilité du renseignement militaire.

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AFRIQUE

BENIN – Dernier meeting à Cotonou avant un scrutin décisif

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La campagne présidentielle au Bénin s’est achevée à Cotonou avec le dernier meeting du candidat du pouvoir, Romuald Wadagni, largement considéré comme favori à la veille du scrutin.

Devant plusieurs milliers de partisans, le ministre des Finances a clôturé une tournée nationale axée sur la continuité des réformes engagées sous la présidence de Patrice Talon. Désigné comme son successeur politique, il a promis d’intensifier la dynamique économique, appelant les électeurs à lui accorder leur confiance pour « aller encore plus loin » dans le développement du pays.

Au cœur de son discours : les performances macroéconomiques du Bénin, régulièrement cité parmi les économies les plus dynamiques de la région ces dernières années. Un argument central pour défendre le bilan du pouvoir et justifier la poursuite de sa politique.

Face à lui, Paul Hounkpè apparaît comme l’unique challenger, dans une campagne marquée par une faible intensité. L’absence du principal parti d’opposition, écarté du processus électoral faute de parrainages suffisants, a contribué à déséquilibrer le rapport de force.

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AFRIQUE

Avec Pascal Boniface, Le Pr El Malick Ndiaye défend une Afrique plus souveraine

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Le Président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Monsieur El Malick Ndiaye, a reçu en audience ce vendredi 10 avril l’intellectuel et géopolitologue français Pascal Boniface, fondateur et directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS).


Cette rencontre s’inscrit dans un contexte de réflexion accrue sur les grands équilibres internationaux. Pascal Boniface est notamment l’auteur de l’ouvrage Les maîtres du monde, dans lequel il dresse le portrait des personnalités les plus influentes à l’échelle mondiale, parmi lesquelles figure le Premier ministre sénégalais, Monsieur Ousmane SONKO.


Au cours de l’audience, le Président El Malick Ndiaye a salué le travail de Monsieur Boniface, soulignant son rôle dans la vulgarisation des enjeux internationaux et la lutte contre la désinformation. Selon lui, une meilleure compréhension du monde constitue un levier essentiel pour prévenir les conflits. Le Président de l’Assemblée nationale a également insisté sur l’importance de l’opinion publique internationale, qu’il considère comme une véritable force de veille et de contre-pouvoir. Dans cette dynamique, il a plaidé en faveur d’un multilatéralisme renforcé, capable de répondre efficacement aux crises contemporaines.


Évoquant la place du continent africain sur la scène internationale, Monsieur El Malick Ndiaye a souligné, avec force, que la souveraineté de l’Afrique ne saurait être différée ni partielle. Elle doit s’exercer pleinement, tant sur le plan politique qu’économique, informationnel et sécuritaire. Il a insisté sur la nécessité pour les États africains de reprendre la maîtrise de leurs choix stratégiques, de leurs ressources naturelles et de leurs trajectoires de développement, dans un contexte mondial marqué par des rapports de force souvent asymétriques. À cet égard, il a plaidé pour une redéfinition des partenariats internationaux, fondée sur le respect mutuel, l’équité et la réciprocité des intérêts.


Le Président de l’Assemblée nationale a également mis en exergue l’enjeu crucial de la souveraineté narrative, appelant à une plus grande capacité des pays africains à produire, maîtriser et diffuser leurs propres récits, face aux logiques de désinformation et aux influences extérieures. Selon lui, cette reconquête passe par le renforcement des capacités intellectuelles, médiatiques et technologiques du continent. Enfin, il a rappelé que la souveraineté africaine ne saurait être envisagée de manière isolée, mais qu’elle doit s’inscrire dans une dynamique d’intégration régionale renforcée, condition indispensable à l’émergence d’une Afrique forte, unie et influente sur la scène internationale.
Enfin, face à l’ampleur des défis globaux, il a mis en avant le rôle de la diplomatie parlementaire comme espace privilégié de dialogue et de concertation entre les nations.

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