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AFRIQUE DE L’OUEST

CÔTE D’IVOIRE – Une amnistie pour Laurent Gbagbo ?

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L’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo, attend d’être amnistié dans l’affaire dite de la casse de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Une affaire pour laquelle il est sur le coup d’une condamnation à 20 ans de prison avec une amende estimée à 329 milliards de FCFA, soit 500 millions d’euros. Blanchi par la Cour Pénale Internationale, Laurent Gbagbo espère être amnistié comme c’est le cas avec ses co-accusés : le Premier ministre Gilbert Aké N’Gbo, le ministre des Finances Désiré Diallo, et le ministre du Budget, Justin Koné Katinan.

L’ex-chef d’État ivoirien entre 2000 et 2011, Laurent Gbagbo, compte sur une amnistie pour enterrer définitivement ses problèmes judiciaires qui ont été les conséquences directes de la crise post-électorale en 2010. Acquitté des accusations de crimes contre l’humanité par la CPI le 31 mars 2021, il est poursuivi pour le saccage de la Bceao. Ladite affaire, considérée comme un scandale d’Etat, avait conduit à l’ouverture des coffres de la Bceao en pleine crise post-électorale entre 2010 et 2011. Laurent Gbagbo et trois de ses ministres Gilbert Aké N’Gbo, Désiré Diallo, Justin Koné Katinan étaient accusés d’être derrière ces faits.

L’actuel président de la République, Alassane Dramane Ouattara, a amnistié le lundi 6 août 2018, près de 800 personnes détenues dans le cadre des heurts post-électoraux. Toutefois, cette faveur ne concerne pas les militaires et les groupes armés détenus pour crimes de sang. Elle ne concerne pas non plus l’ex-chef d’État ivoirien, Laurent Gbagbo. Ses proches espèrent alors que l’amnistie soit étendue pour permettre à l’homme âgé de 76 ans de retourner au pays afin de profiter tranquillement de sa retraite présidentielle. « Le pouvoir prendrait un acte courageux en étendant l’amnistie », a déclaré Mathurin Dirabo, avocat de Laurent Gbagbo et de ses co-accusés.

En attendant de voir cette amnistie se concrétiser, Laurent Gbagbo a prévu de rentrer en Côte d’Ivoire le 17 juin 2021 après plus de dix ans d’absence. « Je vous annonce que le retour du président Laurent Gbagbo sur la terre de Côte d’Ivoire est prévu pour le 17 juin», a annoncé Assoa Adou, secrétaire général du Front populaire ivoirien, le parti fondé par l’ex-chef d’État ivoirien.

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AFRIQUE

BURKINA FASO – Sept commerçants ghanéens tués dans une attaque au nord

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Une attaque attribuée à des groupes jihadistes a coûté la vie à sept commerçants ghanéens dans le nord du Burkina Faso, accentuant les inquiétudes sur la sécurité des échanges transfrontaliers dans la région sahélienne. Les faits se sont produits samedi à Titao, localité régulièrement ciblée par des incursions armées.

Selon le ministre ghanéen de l’Intérieur, Mohammed Mubarak Muntaka, les victimes faisaient partie d’un groupe de 18 commerçants partis s’approvisionner en tomates. D’après son récit livré à une radio locale, les assaillants ont pris d’assaut la ville, isolé les hommes avant d’ouvrir le feu. Les corps auraient ensuite été incendiés avec leur camion, rendant leur identification impossible.

Quatre personnes — trois hommes et une femme — ont survécu malgré des blessures. Les sept autres femmes du groupe sont sorties indemnes de l’attaque.

Les dépouilles ont été inhumées lundi matin sur le sol burkinabè, en présence des survivantes. Les autorités ghanéennes n’ont pas pu dépêcher de représentants sur place en raison du contexte sécuritaire. Le ministre a précisé que les autorités burkinabè avaient repris le contrôle de la zone après plusieurs heures et promis une escorte militaire pour permettre l’évacuation des blessés vers la mission diplomatique ghanéenne à Ouagadougou.

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Mort d’un étudiant à l’UCAD : l’État promet toute la lumière

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Le décès d’un étudiant sur le campus de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a provoqué une réaction immédiate des autorités sénégalaises. Lundi, le gouvernement a confirmé la mort d’Abdoulaye Ba, inscrit en deuxième année de licence de médecine, survenue dans un contexte d’affrontements liés à une mobilisation autour du paiement des bourses.

Dans un communiqué, l’exécutif évoque des faits d’une particulière gravité et adresse ses condoléances à la famille du disparu, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble de la communauté universitaire. Les autorités assurent vouloir établir avec précision les circonstances ayant conduit au drame.

Le gouvernement appelle par ailleurs les différentes parties à privilégier l’apaisement et le sens des responsabilités. Il promet que les éventuelles fautes seront déterminées dans le cadre des textes en vigueur et annonce des dispositions rapides pour sécuriser l’espace universitaire.

Dans cette optique, une communication officielle est programmée mardi à 16h30 à la Primature. Plusieurs membres du gouvernement, notamment en charge de la Justice, des Forces armées, de l’Intérieur et de l’Enseignement supérieur, doivent y prendre part.

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AFRIQUE DE L’OUEST

MALI – Moussa Mara débouté en appel, la défense annonce un nouveau recours

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La confirmation en appel de la condamnation de l’ancien Premier ministre Moussa Mara marque une nouvelle étape dans la relation tendue entre les autorités maliennes et les voix critiques. Lundi, la juridiction saisie a décidé de maintenir la peine prononcée en première instance contre l’ex-chef du gouvernement.

Ancien locataire de la primature entre 2014 et 2015, Moussa Mara était poursuivi pour avoir, selon l’accusation, affaibli la crédibilité des institutions et remis en cause l’autorité de l’État. En cause notamment, des prises de parole publiques et des messages diffusés sur les réseaux sociaux après des échanges avec des détenus présentés comme des prisonniers politiques, auxquels il avait assuré que leurs situations seraient examinées.

Écroué depuis le 1er août, il voit donc sa sanction confirmée : deux années d’emprisonnement, dont douze mois assortis du sursis, ainsi qu’une amende de 500 000 francs CFA. Cette décision laisse désormais la voie d’un pourvoi devant la Cour suprême, option étudiée par ses conseils.

Son avocat, Mountaga Tall, a fait savoir que la bataille judiciaire n’était pas terminée, estimant que d’autres recours restaient possibles pour contester le jugement.

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