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CRYPTOMONNAIE – Un rapport de la Réserve fédérale américaine classe les cryptomonnaies parmi les menaces à la stabilité financière

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Ces derniers mois, les cryptomonnaies ont enregistré une croissance fulgurante. A mesure que ces actifs très volatiles évoluent, les inquiétudes pour le système financier actuel grandissent. C’est sans surprise que les conclusions d’un rapport de la FED confirment cette tendance.

Le Bitcoin (BTC) et les autres cryptomonnaies ainsi que les stablecoins font partie des menaces à la stabilité financière des Etats-Unis, au même titre que les inquiétudes liées à la covid-19 et les tensions avec la Chine, a appris l’Agence Ecofin à la lecture d’un rapport de la Réserve fédérale américaine (FED) paru plus tôt ce mois.

Dans le cadre de sa collecte de renseignements sur les marchés, la Banque centrale américaine a sondé, entre février et avril, un large éventail de contacts sur les risques pour la stabilité financière du pays. Ces contacts comprennent, apprend-on, des courtiers, investisseurs, sociétés de conseil, politiques et universitaires.
Si les risques liés à la pandémie de covid-19 avec des variants qui pourraient résister aux vaccins restent la plus grande préoccupation, les personnes interrogées ont évoqué d’autres risques comme les chocs économiques et de marché découlant d’une reprise économique potentiellement plus rapide que prévu. Les cryptomonnaies et les stablecoins figurent en bonne position dans la liste des menaces les plus évoquées, alors qu’on ne les y retrouvait pas lors du précédent sondage de la FED.

L’apparition de ces actifs numériques dans cette liste n’est pas surprenante. Elle traduit le sentiment qui prévaut sur les marchés depuis plusieurs mois, alors que les cryptomonnaies ne cessent de gagner en popularité. Les prix du BTC, de l’Ether et de leurs autres pairs ont franchi des seuils records cette année, poussant plusieurs acteurs du secteur financier mondial qui dédaignaient cette classe d’actifs pour leurs volatilités à changer de ton et à s’y intéresser. Inquiètes de cette croissance fulgurante, certaines banques centrales se sont lancées dans leurs propres projets de monnaie numérique ; des initiatives qui se sont multipliées ces derniers temps.

Alors qu’on évoque de plus en plus l’imminence d’une révolution portée par ces actifs, plusieurs grands acteurs (y compris des institutions financières réputées) militent pour une évolution des réglementations aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde. Par exemple pour le PDG de Paypal, Dan Schulman, qui pense que le système financier international connaîtra plus de changements dans les 10 prochaines années qu’au cours des décennies précédentes, il faut des changements pour être prêt pour cette révolution.

Source : Agence Ecofin / Par Louis-Nino Kansoun

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SÉNÉGAL – FONGIP : un levier stratégique pour le financement des entrepreneurs au Sénégal

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Le Fonds de Garantie des Investissements Prioritaires (FONGIP) s’impose aujourd’hui comme un outil clé de l’État du Sénégal pour faciliter l’accès au financement des entrepreneurs, notamment les femmes et les jeunes.

Dans un entretien, l’administratrice générale, Ndèye Fatou Mbodj Diattara, a mis en lumière le rôle central de cette structure dans le soutien à l’entrepreneuriat et au développement économique.

Lever le principal obstacle : la garantie

L’accès au financement reste un défi majeur pour les porteurs de projets, en raison des garanties exigées par les banques. Pour y remédier, le FONGIP intervient en apportant une garantie pouvant atteindre jusqu’à 80 % du financement, permettant ainsi aux entrepreneurs de concrétiser leurs projets.

« La garantie est aujourd’hui l’un des principaux freins à l’accès au crédit. Le FONGIP est là pour faciliter ce processus », explique Ndèye Fatou Mbodj Diattara.

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Des résultats concrets sur le terrain

Depuis sa création en 2013, le FONGIP a accompagné des milliers de projets à travers le pays, contribuant à la création de nombreux emplois.

Les interventions du fonds couvrent plusieurs secteurs stratégiques, notamment :
• l’agriculture
• la pêche
• l’artisanat
• la santé

Des milliards de FCFA de garanties ont été mobilisés, illustrant l’impact du dispositif sur le tissu économique national.

Un accompagnement dédié à la diaspora

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Le FONGIP accorde également une attention particulière aux Sénégalais de la diaspora. L’objectif est de les encourager à investir au Sénégal, en leur offrant des solutions de financement sécurisées.

Les projets financés doivent toutefois être réalisés sur le territoire national.

Des critères d’accès structurés

Pour bénéficier de l’accompagnement du FONGIP, les porteurs de projets doivent répondre à plusieurs exigences :
• disposer d’un projet formalisé
• apporter un minimum de 10 % de financement personnel
• présenter un business plan viable
• démontrer l’impact du projet, notamment en termes de création d’emplois

Un entretien est également réalisé afin d’évaluer la solidité du projet.

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Une priorité pour les femmes et les régions

Pour les années à venir, le FONGIP entend renforcer son action en direction des femmes, des jeunes et des zones rurales.

« Nous voulons aller davantage dans les régions et toucher les populations qui ont le plus besoin de financement », souligne l’administratrice générale.

Un outil au service de l’économie nationale

En facilitant l’accès au crédit et en soutenant les initiatives entrepreneuriales, le FONGIP joue un rôle déterminant dans la création d’emplois et la dynamisation de l’économie sénégalaise.

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Un dispositif qui contribue à réduire les inégalités d’accès au financement et à encourager l’investissement productif.

À travers ses actions, le FONGIP s’affirme comme un acteur incontournable de l’écosystème entrepreneurial au Sénégal. En levant le frein de la garantie bancaire, il ouvre de nouvelles perspectives aux porteurs de projets et participe activement au développement économique du pays.

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CENTRE AFRIQUE – Une reprise économique fragile, 2,8% de croissance visée d’ici 2027

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La République centrafricaine a traversé de profondes turbulences économiques, marquées par les crises politico-militaires et la pandémie de COVID-19. Entre 2020 et 2023, la croissance a péniblement atteint 0,7%, freinée par l’instabilité et les chocs extérieurs.

En 2024, une légère embellie a été enregistrée : la Banque mondiale a estimé la croissance à 1,5%, signe d’un redémarrage progressif de l’activité.

Les moteurs de la reprise

Guido Rurangwa, représentant de la Banque mondiale à Bangui, attribue cette reprise à plusieurs facteurs :

  • – la relance de l’agriculture et de l’agro-industrie,
  • – l’essor de l’exploitation aurifère, favorisée par la hausse des prix de l’or,
  • ainsi que des investissements visibles dans les infrastructures, avec de nouveaux immeubles et des routes réhabilitées dans la capitale.

« La croissance, ce n’est pas que des chiffres. Elle se mesure aussi par les chantiers visibles et la vitalité retrouvée de certains secteurs », a-t-il déclaré.

Un objectif de 2,8% d’ici 2027

Fort de cette dynamique, la Banque mondiale projette une croissance de 2,8% à l’horizon 2027. Mais pour y parvenir, des réformes structurelles seront nécessaires.

L’économiste Lorenzo Ganazoui, coordonnateur de l’ONG Constellations Internationale, insiste sur la nécessité de :

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  • – renforcer le secteur minier, en particulier l’or et le diamant,
  • – développer le transport et l’énergie,
  • – et surtout investir massivement dans l’agriculture, considéré comme le secteur clé pour produire,
  • – nourrir et enrichir la nation.

Le défi social

Malgré ces perspectives, la situation sociale reste préoccupante : 65,3% de la population vit encore dans une pauvreté extrême. Les experts estiment que la lutte contre la mauvaise gouvernance et la valorisation du potentiel agricole et minier seront déterminants pour sortir le pays du cercle vicieux de la précarité.

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BAD : Le mauritanien Sidi Ould Tah prend les rênes de l’institution

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La Mauritanie est à l’honneur. Ce jeudi 29 mai 2025, Sidi Ould Tah a été élu président de la Banque Africaine de Développement (BAD), lors de l’assemblée annuelle de l’institution tenue à Abidjan. Il succède ainsi au Nigérian Akinwumi Adesina, en poste depuis 2015.

Son élection s’est jouée à l’issue d’un duel très disputé face au Zambien Samuel Munzele Maimbo, qui termine en deuxième position. Le scrutin, marqué par des enjeux géopolitiques et économiques majeurs, s’est déroulé dans un contexte d’attentes fortes autour de la gouvernance et du financement du développement sur le continent.

Le Sénégalais Amadou Hott, longtemps perçu comme l’un des favoris, termine à la troisième place, suivi par la Sud-Africaine Bajabulile Swazi Tshabalala. Malgré des soutiens diplomatiques notables, notamment pour Hott, la dynamique en faveur de Sidi Ould Tah s’est imposée dans les derniers tours.

Ancien ministre et directeur général de la Banque Arabe pour le Développement Économique en Afrique (BADEA), Sidi Ould Tah est reconnu pour son expérience et sa vision stratégique. Il prendra officiellement ses fonctions le 1er septembre 2025.

Crédit photo : Forbes Afrique

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