FOOTBALL
FOOTBALL – Le message émouvant de Marcus Rashford après les insultes racistes des supporters
L’attaquant anglais de Manchester United, Marcus Rashford, a réagi à la vague d’insultes et de propos racistes des supporters anglais à la suite de la finale perdue contre l’Italie le dimanche 11 juillet 2021. Le joueur de 23 ans a eu du mal à digérer ce déferlement d’injures sur sa personne et sur ses coéquipiers qui n’ont pas pu transformer leur pénalty. Selon lui, la critique est permise, elle est même nécessaire chez un professionnel mais elle doit se limiter au football et à la performance d’un joueur, l’origine et la couleur n’ont rien à voir avec une occasion manquée ou un penalty raté. Voici l’intégralité de son message publié le lundi 12 juillet.
« Je ne sais pas par où commencer et je ne sais même pas comment mettre des mots sur ce que je ressens actuellement. J’ai eu une saison difficile. Je pense que ça a été clair pour tout le monde et j’ai probablement manqué de confiance sur cette finale. J’ai toujours assumé sur penalty mais quelque chose ne s’est pas bien passé. Pendant la longue course avant de tirer, j’ai essayé de gagner du temps. Le résultat n’a pas été celui que je voulais. J’ai le sentiment d’avoir laissé tomber mes coéquipiers, d’avoir laissé tomber tout le monde.
Un penalty, c’est tout ce qu’on me demandait pour l’équipe. Je peux marquer des penalties en dormant alors pourquoi pas celui-là ? Ça tourne dans ma tête encore et encore depuis que j’ai frappé le ballon et il n’y a probablement pas de mot pour décrire ce que je ressens. La finale. 55 ans. Un penalty. L’histoire. Tout ce que je peux dire, c’est que je suis désolé. J’aurais voulu que ça finisse différemment.
Tout en continuant de dire que je suis désolé, je veux remercier mes coéquipiers. Cet été a été l’un des meilleurs rassemblements que j’ai connu et vous y avez tous contribué. Une fraternité s’est construite, qui est incassable. Votre succès est mon succès. Vos échecs sont les miens. J’ai grandi dans un sport où je m’attends à lire des choses écrites sur moi. Que ce soit la couleur de ma peau, où j’ai grandi, ou plus récemment, comment je passe mon temps en dehors du terrain. Je peux accepter les critiques sur mes performances, mon penalty n’était pas assez bon, il aurait dû rentrer, mais je ne m’excuserai jamais pour ce que je suis et d’où je viens.
Je n’ai jamais été aussi fier qu’en portant les Three Lions sur ma poitrine et en voyant ma famille me féliciter parmi une foule de plusieurs dizaines de milliers de personnes. J’ai rêvé de jours comme ça. Les messages que j’ai reçus aujourd’hui ont été majoritairement positifs et voir la réponse à Withington m’a mis au bord des larmes. Les communautés qui m’ont toujours entouré de leurs bras continuent de me soutenir. Je suis Marcus Rashford, 23 ans, un homme noir de Withington et Wythenshawe, South Manchester. Si je n’ai rien d’autre, j’ai ça. Pour tous les gentils messages, merci. Je reviendrai plus fort. On reviendra plus fort ».
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SÉNÉGAL – Augustin Senghor accède à la vice-présidence mondiale des villes olympiques
La reconnaissance dépasse les frontières nationales. Le maire de Gorée, Augustin Senghor, vient d’être élu vice-président de l’Union mondiale des villes olympiques, marquant une nouvelle étape dans son engagement en faveur du rayonnement du sport et des territoires.
Dans un message officiel, la Ville de Dakar a tenu à saluer « une distinction de haut niveau » qui consacre un parcours constant au service du mouvement olympique. Cette élection vient ainsi renforcer la présence sénégalaise dans les instances internationales, tout en valorisant le rôle des collectivités locales dans la diplomatie sportive.
Au-delà de la performance individuelle, les autorités municipales ont également mis en avant l’implication du maire de Dakar, Abass Fall. Son rôle dans le portage de cette candidature est présenté comme déterminant, illustrant une approche structurée de la diplomatie territoriale, désormais orientée vers des résultats concrets et une meilleure visibilité des acteurs locaux sur la scène internationale. Cette promotion n’est toutefois pas le fruit du hasard. Dès octobre 2025, Augustin Senghor avait intégré le comité exécutif de l’organisation, une première avancée stratégique qui aura servi de tremplin à son accession à la vice-présidence.
Cette dynamique intervient dans un contexte particulier pour le Sénégal, qui se prépare à accueillir les Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026, prévus du 31 octobre au 13 novembre 2026. Un rendez-vous historique qui renforce davantage la crédibilité et le positionnement stratégique de Dakar dans l’écosystème olympique mondial. Avec cette nomination, Dakar et, plus largement, le Sénégal, confirment leur montée en puissance dans les sphères décisionnelles du sport mondial, à l’heure où le continent africain s’affirme comme un acteur incontournable dans la gouvernance olympique et l’organisation des grands événements internationaux.
Source : rts
FOOTBALL
SÉNÉGAL – Pape Thiaw : « Les titres se gagnent sur le terrain »
À la veille de l’amical face au Pérou au Stade de France, le sélectionneur du Sénégal, Pape Thiaw, a clarifié les objectifs de cette rencontre : tester, ajuster et préparer l’avenir plus que rechercher une simple performance ponctuelle.
Installé avec son groupe depuis le début de semaine, le staff sénégalais aborde cette opposition comme un laboratoire grandeur nature. L’idée est d’évaluer différents profils, de redistribuer les temps de jeu et d’observer les automatismes dans des configurations variées. Une approche assumée dans un contexte où la profondeur de banc devient un levier stratégique. Face à une sélection péruvienne réputée pour sa discipline tactique et sa capacité à se replier rapidement, Thiaw s’attend à un match exigeant. Le technicien souligne toutefois que l’enjeu dépasse l’adversaire du jour : il s’agit surtout de confronter son équipe à des problématiques nouvelles, accentuées par l’arrivée d’un nouveau staff côté péruvien dirigé par Mano Menezes. Un paramètre qui introduit une part d’incertitude, typique des rencontres amicales.
Sur le plan de l’effectif, l’absence d’Iliman Ndiaye confirme la prudence adoptée par le staff médical. Le joueur est ménagé afin d’éviter toute rechute, une décision qui s’inscrit dans une logique de gestion à long terme. Avec un groupe élargi, le sélectionneur mise sur la concurrence interne pour compenser ce forfait. Interrogé sur le choix du Pérou comme adversaire, Thiaw assume une logique pragmatique : au-delà du prestige, ces matchs servent avant tout à corriger des déséquilibres et à tester des solutions. L’objectif est de progresser collectivement, notamment face à des styles de jeu différents, plutôt que de répondre à une attente médiatique focalisée sur des affiches plus prestigieuses.
Concernant la polémique liée à la Confédération africaine de football, le sélectionneur adopte une ligne claire : rester concentré sur le terrain. Il réaffirme que la légitimité du Sénégal s’est construite par ses performances, insistant sur l’importance de continuer à gagner sur le plan sportif plutôt que de s’attarder sur les débats institutionnels. Enfin, sur le cas Malang Sarr, Thiaw évoque une question de timing et de concurrence. Malgré des performances remarquées en club, le défenseur n’entre pas dans cette liste, sans pour autant être écarté du projet. Le sélectionneur rappelle que chaque convocation implique des choix et donc des renoncements, dans un groupe où la densité reste élevée.
FOOTBALL
SÉNÉGAL/MAROC – Une décision de la CAF aux multiples contradictions
Le dossier opposant le Maroc au Sénégal continue de susciter de vives interrogations, notamment sur le plan juridique. Lors de la conférence de presse des avocats du Sénégal dans le cadre du recours devant le Tribunal Arbitral du Sport(TAS), un point essentiel a été éclairci : la nature des décisions prises par la Confédération africaine de football (CAF).
Les demandes formulées par le Maroc
Quatre requêtes principales avaient été introduites : Constater le retrait du Sénégal et l’abandon du match (articles 82, 83, 84) → Accepté ; Retirer la coupe au Sénégal et l’attribuer au Maroc → Accepté ; Retirer et restituer les médailles → Refusé ; Retirer et restituer les primes financières → Refusé.
Une décision jugée incohérente
Cette décision interpelle. Comme l’a souligné Maître Seydou Diagne, elle présente une contradiction majeure : La CAF reconnaît une victoire du Maroc sur tapis vert ; Mais refuse d’en appliquer toutes les conséquences sportives et financières. Autrement dit, le Maroc est désigné vainqueur sans récupérer l’ensemble des attributs liés à ce statut.
Une fragilité juridique pointée
Pour les avocats du Sénégal, cette position « hybride » fragilise juridiquement la décision. Elle ouvre la voie à une contestation solide devant le Tribunal Arbitral du Sport, seule instance compétente pour trancher définitivement ce type de litige. Le combat se déplace sur le terrain du droit. Désormais, l’affaire dépasse le cadre sportif. Elle devient un véritable contentieux juridique international. Le verdict final ne se jouera plus sur le terrain… mais devant les juges du TAS.
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